Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Mercredi 22 Octobre 2014 | Créer un compte | Connexion
Extra

Le chaînon manquant entre le poisson et l'homme identifié : connaissez-vous le nom de cet animal vieux de plus de 70 millions d'années ?

La capture d'un spécimen de ce poisson considéré comme un "fossile vivant", le 18 août 2003, a relancé le débat du chaînon manquant.

Darwin es-tu là ?

Publié le
Le chaînon manquant entre le poisson et l'homme identifié : connaissez-vous le nom de cet animal vieux de plus de 70 millions d'années ?

Le débat sur le chaînon manquant est relancé. Crédit Reuters

La réponse est peut-être dans son génome. Encore faut-il y avoir accès. Depuis la capture d’un cœlacanthe vivant, à la mi-août 2003, au large des Comores, la communauté scientifique est en émoi. Dans les gènes de ce poisson, considéré par certain comme un fossile vivant, qualificatif que d’autres réfutent, se trouvent peut-être la réponse à une question pour l’heure restée sans réponse : qui est la chaînon manquant entre le poisson et le tétrapode, qui comprend batraciens, reptiles, oiseaux et mammifères, dont l’Homme ?

Résoudre cette question permettrait à la communauté scientifique de comprendre comment l’homme est passé du milieu aquatique au milieu terrestre.

Lorsque les premiers fossiles du poisson, vieux de plus de 70 millions d'années, ont été découvert en 1839, par le suisse Louis Agassiz, plusieurs éléments de son anatomie ont intrigué la communauté scientifique. Mais ce n’est que lorsque un exemplaire en chair et en os fut découvert par l’ornithologue sud-africaine Marjorie Courtenay-Latimer, en 1938, que le débat fut relancé : le cœlacanthe était-il le chaînon manquant, le lien entre poisson et tétrapode ? Celui qui avait jailli des mers pour s’installer sur la terre ferme et mener, progressivement, à l’être humain ?

Sur ce débat, deux camps s’affrontaient : ceux qui croyaient au cœlacanthe – notamment les paléontologues qui pensaient avoir trouvé dans les nageoires supérieures de l'animal des indices concernant l’identité du "lien manquant" – et ceux qui voyaient dans une espèce de salamandre découverte en Amazonie dans les années 1830 de meilleurs chances d’apporter des réponses.

Pour en avoir le coeur net, il fallait étudier un spécimen de cœlacanthe, vivant ou tout juste décédé. Problème : le poisson est un très grand timide, il vit entre 200 et 400 mètres de profondeur et ne remonte que très rarement à la surface, à proximité de l’archipel des Comores, où a été pêché le spécimen de 2003. De quoi alors faire naître une lueur d’espoir dans la communauté scientifique.

A sa découverte, il fut décidé de séquencer le génome du poisson. Un poisson bleu-ardoise, aux yeux brillants, pacifique et immense, autant que la tâche qu'allait accomplir Chris Amemiya, professeur de microbiologie à l’université de Washington, aidé d’une équipe de 91 scientifiques venus de 40 instituts et de 12 pays différents.

Le défi à relever se résume en deux chiffres, qui donnent le tournis : le génome du cœlacanthe contient environ 3 milliards de paires de base, les briques qui composent l’ADN. Chaque chromosome contient 50 millions à 250 millions de paires de base et la machine utilisée ne pouvait que séquencer 100 paires de base à la fois.

A l’issue d’un travail titanesque de dix ans, le fameux poisson se retrouva en une de la revue scientifique Nature, en avril 2013 : il venait de livrer ses premiers secrets.

Dans leur rapport, l’équipe d’Amemiya explique que "l’analyse génétique montre assez fortement la preuve que les tétrapodes sont plus proches des salamandres que des cœlacanthes". Malgré ce résultat, l’étude des gênes du poisson ne perd pas son intérêt car ces derniers sont plus facilement maniables que ceux de la salamandre, et apportent de meilleures chances de comprendre comment la vie a pu coloniser la terre. Autre résultat étonnant : le cœlacanthe est plus proche de l’Homme que du saumon ou du requin. Plus de 75 ans après sa découverte, le poisson vient de livrer ses premiers secrets et ne devrait pas s’arrêter là.

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par ヒナゲシ - 06/02/2014 - 06:04 - Signaler un abus Un chaînon entre la bête et l'homme… ?

    Voyons boir… L'électeur FN ? Le Manifestant Pour Tous ??

  • Par LeditGaga - 06/02/2014 - 07:23 - Signaler un abus On l'a trouvé !

    Le chaînon manquant entre l'homme civilisé et l'homme décadent qui pullule en ces temps derniers pour arriver à notre président tant adulé par notre "coquelicot japonisant" est membre de l'UMPS faussement baptisé Front républicain !

  • Par Le gorille - 06/02/2014 - 08:42 - Signaler un abus Déception scientifique mais ouf de soulagement

    Donc la salamandre emporte le prix, ainsi que certains l'avaient estimé en 1830... Je suis heureux de voir que ce n'est pas un poisson, mais un dragon, maître du feu , qui ceint la couronne de laurier de ce concours original ! Je suis bien terrestre et non pas aquatique : je n'ai pas de palmes entre les doigts mais des poils...

  • Par Ravidelacreche - 06/02/2014 - 09:46 - Signaler un abus Le chaînon manquant

    Le Merluchon janus lucus ?

  • Par Teo1492 - 06/02/2014 - 10:10 - Signaler un abus @ ヒナゲシ : le chaînon manquant entre la bête et l'homme

    Voici la bonne réponse : ce sont les antifas, les femen et les LGBT !

  • Par biturige - 06/02/2014 - 10:12 - Signaler un abus vérité avérée

    bonjour ,voici la réalité : en fait nous sommes des êtres de transition ,l'homme véritable n'est pas encore apparu = nous sommes le chainon manquant !

  • Par Karamba - 06/02/2014 - 17:10 - Signaler un abus L'oeil vitreux

    la lèvre pendante, pas de doute c'est bien le maillon manquant entre la carpe et Flanby. Je pense qu'on peut remonter jusqu'à l'amibe en y passant un peu plus de temps...

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Atlantico.fr

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€