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Cette gabegie pilotée par le service public qui fait chauffer votre carte vitale et creuse le trou de la Sécu

Un vieux médecin qui vient de perdre sa femme a demandé à l'écrivain Christian Combaz de raconter son voyage au pays de l'absurdité morale et budgétaire.

Kafkaïen

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Cette gabegie pilotée par le service public qui fait chauffer votre carte vitale et creuse le trou de la Sécu

L'écrivain Christian Combaz met en lumière le gaspillage des services de santé français à travers l'expérience d'un vieux médecin qui vient de perdre sa femme. Crédit DR

Pendant trois ans, le docteur G., chirurgien, ancien interne des hôpitaux de Paris, au terme d'une longue carrière passée en banlieue parisienne, assiste impuissant à la dérive de son épouse vers un syndrome d'Alzheimer. La résurgence d'un cancer du sein finit par écourter la débâcle neurologique et la vieille dame se retrouve au service d'urgence d'un hôpital kafkaïen de la Banlieue où le couple est reçu par un médecin d'origine égyptienne. Ce genre de recrues contribue à réparer les erreurs de calcul du numerus clausus, à cause duquel nos hôpitaux se peuplent depuis dix ans de spécialistes venus du Tiers-monde, mais tournent le dos à des milliers de jeunes nationaux, faute, le plus souvent, d'un niveau suffisant en mathématiques.

Le vieil homme, reçu onzième à l'internat de Paris sans le moindre bagage mathématique et qui doute au passage fortement qu'on ait exigé quoi que ce soit d'un chirurgien égyptien dans ce domaine, fait part de son diagnostic: rétention urinaire et tumeur abdominale. Diagnostic accueilli aussitôt avec réserve et ironie par son jeune collègue, qui lui refuse avec fermeté l'entrée de la salle d'examen. Le bon docteur s'efforce de garder son calme. Il signale au jeune praticien et  au personnel ricanant de l'étage que, sa femme étant incapable de proférer un seul mot, sa présence auprès d'elle sera vite indispensable. L'autre, sensible à l'argument, ausculte la patiente et dit à son vieux collègue : "Bon,votre diagnostic était juste". C'est à peine s'il n'ajoute pas : "Vous avez de la chance".

 

L'hôpital refusant de prendre en charge une patiente susceptible de se promener dans les couloirs en proférant des inepties, la vieille dame est envoyée dans une sorte d'annexe de l'hôtel Ritz, un établissement d'un luxe imbécile qui semble spécialisé dans l'hébergement, on n'ose pas dire le traitement, des personnes atteintes d'Alzheimer. Dès l'entrée, une directrice hystérique se jette sur l'octogénaire pour lui arracher un chèque de 500 euros parce qu'il n'a pas de mutuelle. Comme le personnel s'étonne de cette imprévoyance, le vieux lui répond que du temps où il avait sa propre clinique, l'idée de réclamer, à la femme d'un collègue, un supplément pour lit individuel ne lui serait jamais venue. Et il ajoute en son for intérieur, qu'à l'époque les médecins étaient fidèles au serment d'Hippocrate, qu' ils avaient une courtoisie venue de leur culture classique, et qu'ils interrogeaient le patient avant le monitoring. Quand les choses ont basculé dans la grossièreté générale, soit à peu près sous Mitterrand, il était déjà trop tard pour contracter une mutuelle.

 

Le médecin signe donc un chèque préventif et, stupéfait, assiste à un ballet digne d'une pièce de Ionesco. Ignorant délibérément la tumeur ganglionnaire énorme qui gêne la respiration et la déglutition de sa femme, le personnel lui inflige un test sanguin  toutes les quatre heures à la recherche d'un hypothétique diabète. Ensuite elle est habillée comme le reste de ses congénères, de vêtements propres tous les matins, promenée dans les couloirs, assise devant un plateau repas qu'elle ne touche jamais puisqu'elle a oublié jusqu'à l'usage de la fourchette, instrument qu'aucun membre du personnel ne daigne, pourtant, porter à ses lèvres. Le plateau repart donc intact, du moins les jours où la famille ne vient pas s'occuper de faire le nécessaire.


La patiente, incapable de parler, de comprendre et parfois de respirer, est sommée d'assister à des "réunions thérapeutiquesqui servent principalement à payer l'intervenant. Le personnel est aussi nombreux que dans les palaces du Tiers-monde et pratiquement aussi inefficace mais tout est d'un luxe offensant. Une boutique de bijoux attend les vieilles dames sur le chemin du jardin. Au jardin elles commandent un jus d'orange facturé comme si elles étaient assises au café de la Paix. Quand le personnel décide de couper les ongles des patients, la note tombe dès le lendemain, 32,50 euros. Lorsque un shampoing est nécessaire, qui devrait faire partie de la toilette ordinaire, il est facturé par un coiffeur. Au bout d'une semaine de cette atmosphère qui rappelle à maints égards le film Brazil de Terry Gillian, le vieux médecin assiste à l'examen de sa femme par la doctoresse de l'établissement, laquelle réclame pour elle une biopsie alors que la tumeur de la patiente s'étend de la clavicule au lobe de l'oreille. Soudain sensible à sa fureur, à moins que ce ne soit à sa détresse, la jeune femme porte sur le vieil homme le regard d'un juge d'application des peines avant de consentir, finalement à ce qu'il hospitalise son épouse à domicile.

 
Commentaires

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  • Par LECANDIDE - 30/09/2012 - 12:55 - Signaler un abus Témoignage horrifiant

    Sur le numérus clausus j'ajouterai la réflexion suivante. Un con (probablement énarque, mais là, j'accuse sans preuve) du gouvernement a pris le total des dépenses de santé de la France, l'a divisé par le nombre de médecins et a calculé ainsi ce que chaque médecin "coûtait" à la sécu. Puis, par un raisonnement digne du père Ubu, il en a déduit que si on diminuait de x % le nombre de médecins, on diminuerait de x % les dépenses. Ainsi fut fait. (Pire, à un moment on a incité les médecins à partir en retraite anticipé (par une bonification de la retraite) dans les années 90...) Je défie qui que ce soit de trouver le nom de l'irresponsable qui a entraîné la catastrophe médicale que nous vivons suite à cette connerie de numerus clausus appliqué sur ce principe, sans projection démographique sur l'avenir.

  • Par kettle - 30/09/2012 - 13:31 - Signaler un abus Spécialistes venus du Tiers-monde

    Le pire est quand ils ne maitrisse meme pas la langue francaise.

  • Par mounette - 30/09/2012 - 14:26 - Signaler un abus Edifiant! Les lits

    Edifiant! Les lits médicalisés achetés par les patients et remboursés intégralement par la sécurité sociale:lorsque ces patients décèdent, normalement ils appartiennent à la SS; elle pourrait les vendre ou les louer, car ils ne sont pas abîmés, qu'en fait-elle?

  • Par AntiDemago - 30/09/2012 - 16:29 - Signaler un abus LA SANTÉ EST UN MARCHÉ - LE SERMON est HYPOCRITE !

    Et les "commerçants" fonctionnaires libéraux, à la charge de la collectivité, sont: les medecins, les chirurgiens, les pharmaciens, les pseudos spécialistes, le neuro/psy eux-mêmes gravement atteints, les dentistes, les labos, les ordres bidons, etc.... Plus: les ministres, les fonctionnaires des administrations, les organismes collecteurs de fonds, les mutuelles et assurances, les pompes funèbres, les télémagouilles en tous genres etc...

  • Par Gégé Foufou - 30/09/2012 - 17:08 - Signaler un abus C'est ça, c'est ça , la France

    Et chaque français a une histoire révoltante concernant la gabegie dans le monde médical, Ca fait combien d'années que ça dure et qu'aucun politique n'a eu le courage d'y mettre bon ordre?

  • Par kettle - 30/09/2012 - 17:33 - Signaler un abus Y mettre bon ordre

    "Ca fait combien d'années que ça dure et qu'aucun politique n'a eu le courage d'y mettre bon ordre?" - Quel interet auraient les politiques d'y mettre de l'ordre? Des millions de gens profitent de ce gateaux, ils decendraient dans la rue criant en: "La santé n'a pas de prix, bla bla bla", et les politiques veulent avant tous la paix sociale. Alors ils laissent couler.

  • Par léonard simon - 30/09/2012 - 18:25 - Signaler un abus Tout est dit dans cette

    Tout est dit dans cette histoire et les commentaires : la sécu et tout ceux qui la ponctionnent est une vaste entreprise dans laquelle le plus grand foutoir régne en maître pour"nourrir" un système

  • Par léonard simon - 30/09/2012 - 18:28 - Signaler un abus suite

    ...pour nourrir (plus exactement entretenir) un système à la dérive qui malgré les sommes injectées dans ce circuit n'est pas la hauteur, sauf celle de dilapider l'argent des assurés.

  • Par michel_m - 30/09/2012 - 19:40 - Signaler un abus Chères études...

    Comme quoi on peut être bardé de diplômes (n'est-ce pas M. le Président ?) et rester un total imbécile. La capacité à apprendre et restituer n'a jamais prouvé l'intelligence. Tant qu'on ne remettra pas tout à plat, y compris le remboursement (sur conditions de ressources ?), la pharmacie (c'est parce que ça se fait aux U.S.A. qu'on refuse la distribution à la pilule ? Pour 30 jours de traitement j'ai une boîte de 30 pilules d'un médicament... et deux de 28 d'un autre, gâchis 26/28è), on n' arrivera pas...

  • Par vauban - 30/09/2012 - 21:22 - Signaler un abus LECANDIDE :le con est connu

    il s appelait A. JU.. E

  • Par vangog - 01/10/2012 - 00:52 - Signaler un abus L'idéologie règne en maître dans le système éducatif Français

    et empêche les jeunes étudiants en Médecine de choisir la spécialité de leur choix, faute de place soi-disant, mais surtout pour satisfaire à des critères édictés par des technocrates incapables de prévoir l'avenir et que des politiciens tout aussi irresponsables ont incité à diminuer le numerus clausus, seul moyen qu'ils aient trouvé pour contourner le gros mot idéologique que la gauche a interdit depuis trente ans: "gestion comptable de la santé" afin de diminuer (un peu, mais si peu) artificiellement les dépenses de santé... Résultat, nous manquons de spécialistes dans des domaines cruciaux! Dans le même ordre d'idées, afin d'éviter la collusion entre Industrie Pharmaceutique et Éducation (encore un "gros mot" cher à la gauche!), jusqu'à peu, il était interdit aux étudiants d'apprendre les noms de marque des médicaments et seul le nom de la molécule leur était permis, ce qui laissait augurer que la pratique du métier serait plus valorisante pour les étudiants que l'usage fait aux bancs de la Fac! Inutile de préciser qu'aucun fractionnement des doses (ce qui se fait aux USA) n'a jamais été envisagé sur ces mêmes bancs, ce qui aur

  • Par vangog - 01/10/2012 - 01:00 - Signaler un abus vangog Suite et fin...

    Inutile de préciser qu'aucun fractionnement des doses (ce qui se fait aux USA) n'a jamais été envisagé sur ces mêmes bancs, ce qui aurait pour effet immédiat de diminuer par deux le coût du "médicament français" (sachant qu'une moitié des médicaments n'est jamais consommée...), mais qui reste impossible, vu l'incapacité d'un système sclérosé par une idéologie des années soixante, à se réformer de l'intérieur comme de l'extérieur... Dans tous les cas, le seul fait que le "fractionnement des doses" soit un usage Nord-américain le rend totalement impopulaire à notre administration de l'éducation qui émane d'une idéologie toute différente et a d'autres chats à fouetter!

  • Par Eric-06 - 01/10/2012 - 07:44 - Signaler un abus Comment en est on arrivé là ?

    Comment d'un système qui se voulait généreux et universel en est on arrivé à ces marchandages et ce manque absolu d'humanité?

  • Par LECANDIDE - 01/10/2012 - 09:29 - Signaler un abus @ Vauban

    Merci du renseignement. Dur d' être dirigé par des cranes d'oeufs, super technocrates, mais imperméables à tout ce qui est pratique quotidienne et bon sens.

  • Par a.l.l. - 01/10/2012 - 10:17 - Signaler un abus Impréparation

    Une hospitalisation à domicile coûte cher, c'est indéniable. Pour le cas décrit, et d'après les éléments que j'ai pu lire, il aurait fallu définir un protocole de soin palliatif à la sortie de l’hospitalisation ; dans une centre de soins palliatifs, dans une EHPAD ou à domicile avec l'aide d'une unité mobile. Pour ce qui concerne sa "débâcle neurologique" la patiente pouvait être auparavant accompagnée et placée dans des lieux ou l'humanitude à du sens. Ils existent mais ils ne faut pas attendre le dernier moment pour le choisir, dans l'urgence.

  • Par Gilles - 01/10/2012 - 11:42 - Signaler un abus Et les médicaments ?

    Pourquoi ne pas les mettre en vrac dans un flacon verre ou plastique afin d'éviter les emballages coûteux ? Pour commencer avec les génériques par exemple en inscrivant entre parenthèse le nom du princeps. Outre-Manche on ne reçoit que le nombre de comprimés nécessaire. Et pas des boîtes entières dont beaucoup terminent dans la poubelle.

  • Par elcondor - 01/10/2012 - 14:20 - Signaler un abus Préjugés

    Ouh là là...il n'aime ni le Tiers Monde ni les "jeunes" ce monsieur..;tous des incompétents et méchants avec ça!! Dommage car ses préjugés entachent son témoignage sur la gabegie. Rappelons tout de même que cette valse de la carte vitale est issue des politiques qui visent à "rentabiliser" la santé! Ben oui, chaque service doit être payé puisque celui qui le rend doit bien vivre...puisqu'il n'est pas fonctionnaire (hé hé)

  • Par Gégé Foufou - 01/10/2012 - 15:28 - Signaler un abus Incapables ou enfumeurs

    Le Président et les ministres ne sont plus payés depuis début Août. La Loi de modification budgetaire N° 2002-1050 du 6 aout et notamment le paragraphe 1 de l'article 14 a été jugé non conforme à la Constitution par la Cour Constitutionnelle dans sa décision du 9 août (décision N° 2012-54 DC) Ce modificatif concerne l'abaissement de 20% du traitement du Président de la République et des ministres. Pensez vous qu'ils en ignoraient l'anticonstitutionalité quand ils ont pondu cette Loi ou bien ils le savaient ce qui est encore plus grave?

  • Par toulonnais - 01/10/2012 - 15:46 - Signaler un abus gabegie

    Ayant exerce la medecine generale 35 ans et retraite depuis 10 ans j' etais au premieres loges pour constater et deplorer l' effroyable gabegie regnant dans le systeme français de securite sociale.Il est un peu facile d' en accuser les medecins qui n' ont pas choisi le systeme dans lequel ils sont obliges d' exercer . les politiques qui ont cree ce systeme puis l' ont sans cesse aggrave sont les seuls responsables. L' origine du mal est dans l' impossibilite de faire coincider un systeme socialise de payement et la liberte complete du patient ou soi disant tel de faire n' importe quoi Ceci empeche toute rationalisation du systeme de soins pousse au consumerisme et au final le vrai malade est mois bien soigne.Dans un systeme liberal le fait de devoir payer ses soins impose l' economie bien comprise , dans un systeme socialise le malade reçoit les soins qui lui sont necessaires mais non ceux qu'il s' imagine influence par les medias ou l

  • Par arlynet - 01/10/2012 - 15:58 - Signaler un abus A propos de préjugés

    Désolé l'ami mais les préjugés c'est un truc de jeunes en la matière. A plus de 80 ans quand on a un jugement sur le métier qu'on a exercé et sur ceux qui l'exercent, ce n'est plus un préjugé, c'est un jugement lié à l'expérience. Si ce monsieur a une mauvaise expérience du tiers monde en médecine, c'est son droit et on ne voit pas pourquoi on irait douter du fruit de l'expérience. S'il juge que les jeunes ne sont plus ce qu'ils étaient, c'est aussi son droit et comme ancien patron de service visiblement il doit avoir quelques arguments. Je ne vois pas pourquoi tous les jugements catégorisants seraient par nature illégitimes. Cette terreur permanente doit cesser;

  • Par xc - 01/10/2012 - 17:38 - Signaler un abus @Vauban

    Le numerus clausus a été mis en place en 1971. Alain Juppé était encore sur les bancs de l'ENA. Source Wikipedia pour les deux infos. @Lecandide, Je ne pense pas qu'il y ait eu dans les sphères dirigeantes quelqu'un d'assez c... pour raisonner comme vous l'expliquez.. Il fallait faire en sorte que chaque médecin puisse avoir une bonne clientèle, et les revenus qui vont avec. Des médecins en surnombre se seraient fait concurrence, ça aurait été à qui aurait fait les ordonnances les plus copieuses pour attirer les clients, pardon, les patients. Les études sont longues et difficiles, il ne fallait pas décourager les vocations des plus talentueux. Et n'oublions pas que les médecins votent plutôt à Droite, il fallait les contenter. Ceci dit, il n'y a pas contradiction à faire venir des médecins de l'étranger, où ils n'ont pas forcément subi une sélection aussi rigoureuse que celle pratiquée chez nous. Il en faut bien pour les couvrir les emplois dont les médecins nationaux ne veulent pas. Comme qui dirait, ceux de concierge, dans un autre domaine.

  • Par rouv07 - 01/10/2012 - 18:23 - Signaler un abus Numerus Clausus

    Quand ce système a été crée, la gestion de la SS était "paritaire". Cad que les décisions majeures étaient prises par des oligarques désignés par les syndicats de salariés et patronaux, tous gens qui n'avaient pas de compétences de santé publique ni managériale, ni même de vision de politique de santé. A cette époque les médecins principalemnt généralistes étaient bien rémunérés, ce qui entrainaient de trés fortes jalousies. Bref, ces oligarques ont appliqué le principe décrit par un contributeur précedent : je diminue le nb de toubibs, donc les prescriptions, donc les coûts. Et en même temps je punis ces "co.." de médecins. Na ! Sauf que le résultat prévu n'a pas été atteint (la diminution des coûts). Ils ont oublié les patients, ils ont oublié la gabégie qui commençait dans les hopitaux publics (déjà).il est vrai que le systéme hospitalo-universitaire a subi une inflation terrible en formation de spécialistes et donc en Professeurs. Rappelons que lorsque Mme Veiul est venu inaugurer le CHU de Rangueil, en survolant le CHU de Purpan avant d'atterr à Blagnac, elle a demandé : qd ferme t on Purpan ? On lui a répondu : ce n'est pas prévu, d'où le doublement des chaires à Toulouse.

  • Par sherlock holmes - 02/10/2012 - 08:05 - Signaler un abus certificat de décès

    ".Mais la pudeur a des limites : il réclame l'embout de la dernière seringue aux fins d'analyse, afin de vérifier si par hasard il n'a pas abrégé de quelques heures les souffrances de sa femme." Qu'est que ce délire ? Si le médecin avait un doute sur la cause du décès, il n'avait qu'a remplir le certificat de décés en conséquence (case: le décès est elle due à des causes naturelles), et une enquête éventuelle aurait pu être décidée. Dans ce cas notre flic en herbe, prélève un morceau de seringue (sans la placer sous scellès). Il n'y a probablement rien a analyser sur la seringue, et comme le certificat de décès permettra de délivrer le permis d'inhumer, pas d'e prélèvements médicolégaux. Il a manqué une bonne occasion de faire preuve d'intelligence, d'éthique et d'humanité, cad les qualités demandées a un vrai médecin!

  • Par toulonnais - 02/10/2012 - 14:12 - Signaler un abus reponse a LECANDIDE

    Si le haut fonctionnaire ou plutot le groupe d' enarques qui ont imagine les absurdes mesures citees est par nature couvert par l' anonymat de l' administration par contre la femme politique qui les a mises en oeuvre et en est responsable est tout a fait connue il s' agit de Martine AUBRY Lorsque elle a declare dans les medias qu' il y avait DIX MILLE medecins de trop en France mes confreres se sont demande si elle nous vouait au peloton d' execution ou a un internement en camp le bon temps du socialisme reel etait heureusement passe et la dame s' est contentee de tarir le recrutement par l' augmentation du numerus clausus et de faire partir de façon anticipee les medecins ages de soixante ans et plus en leur accordant des avantages qq'ils ne demandaient pas Le desastreux resultat de ces mesures est evident et je me demande toujours lorsque j' entends des debats auxquels participe cette dame bouffie de suffisance pourquoi son aveuglement dans ce domaine n' est pas rappelè

  • Par arlynet - 02/10/2012 - 15:05 - Signaler un abus Certificat de décès

    J'ai assisté à une scène voisine, l'urgentiste qui venait constater le décès provenait de SOS médecins. A l'époque on disait que cet organisme avait le monopole du certificat de décès, même dans les familles de mécecins, qu'en est-il. Quant à suspecter le docteur d'avoir 'endormi" sa femme cancéreuse visiblement au dernier degré c'était déjà chercher à nuire à ce pauvre type, mais outrepasser ses droits pour jouer les détectives à l'américaine c'est du fascisme à domicile. J'aimerais bien connaitre la position de SOS médecins et savoir si c'est une règle chez eux.

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Christian Combaz

Christian Combaz, romancier, longtemps éditorialiste au Figaro, présente un billet vidéo quotidien sur TVLibertés sous le titre "La France de Campagnol" en écho à la publication en 2012 de Gens de campagnol (Flammarion)Il est aussi l'auteur de nombreux ouvrages dont Eloge de l'âge (4 éditions) et de protrait de Marianne avec un poignard dans le dos

Retrouvez les écrits de Christian Combaz sur son site: http://christiancombaz.com

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