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Cette étrange complaisance des mondes universitaire et de la culture pour les radicalités (enfin quand elles viennent de la gauche)

Mercredi 22 novembre, lors de l'émission 24h David Pujadas, une universitaire, Maboula Soumahoro, a défendu en direct la légitimité d'une liste raciste et antisémite.

Deux poids deux mesures

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Cette étrange complaisance des mondes universitaire et de la culture pour les radicalités (enfin quand elles viennent de la gauche)

Mercredi 22 novembre, lors de l'émission 24h David Pujadas, une universitaire, Maboula Soumahoro, a défendu en direct la légitimité d'une liste raciste et antisémite. Aucune réaction du rectorat ou d'une quelconque autorité n'a été notée. Alors qu'il est fréquent d'assister à une chasse à l'homme de droite, surtout en sciences humaines à l'université tout comme dans certaines maisons d'édition prestigieuses, ne peut-on pas en conclure que tout propos est tolérable pour ce milieu pourvu qu'il soit de gauche ?

 
Roland Hureaux : Ce n’est pas seulement parce que Mme Soumahoro est de gauche qu’elle a pu se permettre de  tenir des propos aussi monstrueux que de suggérer que les habitants   de Sarcelles, à majorité noire, devaient en chasser une municipalité selon elle à majorité juive, c’est d’abord parce qu’elle  est femme et noire. Mais le fait de parler depuis la gauche n’est neutre : alors que le positionnement de cette personne   est en gros analogue à celui de Dieudonné, il suscite moins de critiques ; il est vrai qu’elle n’a pas le talent de ce dernier et apparait donc moins dangereuse.
Ceci dit, je serais choqué qu’une autorité académique s’avise de contrôler ce que peut faire et dire    un professeur en dehors de l’Université et même dedans.   Que cela se fasse pour des professeurs de droite ou pour ceux qui, sans être de droite, soutiennent des thèses qui déplaisent à la gauche, c’est déjà choquant. Je pense par exemple aux procès en sorcellerie auxquels a été confronté de la part de ses collègues un Sylvain Gouguenheim quand il s’est avisé de dire que les Européens n’avaient pas eu besoin de passer par les Arabes pour avoir accès à Aristote.  Mais ce le serait autant si on devait agir de même à l’égard d’une thèse venue de la gauche.  La liberté  universitaire ne se divise pas. 
 
Il est tout  aussi choquant que la chasse aux hommes de droite se passe  dans de grandes maisons d’édition dans la mesure où il y a quelques années, l’édition était encore un milieu qui échappait aux contraintes du politiquement correct, ce qui ne semble plus être  le cas aujourd’hui. Encore un  recul des libertés. 
 

Ne faut-il pas y voir une faille du modèle universitaire qui est fondé princiaplement sur un modèl de préemption, l'élève le plus "fidèle" prenant la place de son maître, en dehors de tout jugement sur la qualité du travail ou sur la diversité des opinion dispensées ?

L’Université n’est pas le seul secteur où  l‘accès aux grands  postes se fait par parrainage. Aux premiers échelons des carrières, le  système des concours  évite en partie les discriminations idéologiques. Mais au niveau le plus élevé, ce sont les parrainages qui font la plupart du temps les carrières, et cela a en effet   accru  l’uniformité idéologique.
Cependant n’imaginez pas que la situation soit meilleure à l’étranger. Aux Etats-Unis, si vous êtes républicain et catholique et donc supposé pro-life, vous n‘avez pratiquement  plus accès à  une chaire  universitaire. Le système des concours, assorti du statut de la fonction publique, pourtant très critiqué, assure en France un minimum de protection vis-à-vis des  professeurs  de droite dans un milieu de gauche -  je ne parle pas du cas inverse car il n’existe pratiquement plus.
 
D’ailleurs Mme Soumahoro a reçu une partie de sa formation dans une université américaine et  la  manière dont elle raisonne et assez typique de ce qui se passe aux Etats-Unis. 
Quant à imaginer un  lieu de débat ouvert à toutes les opinions, hélas, il ne faut pas rêver : l’idéologie a envahi le débat public et elle rend toujours  intolérant. C’est un des drames  de notre époque. 
Dans un domaine que je connais bien, comme l’histoire, je regrette aussi  que les chaires   ne soient pas réservées, comme autrefois,  à ceux qui ont fait une thèse d’Etat, ce qui assurait une certaine promotion des  meilleurs hors de tout  critère politique, en même temps qu’une stimulation de la recherche.  
 

Ne faut-il pas y voir aussi la raison d'un discrédit permanent jeté sur ces institutions culturelles, systématiquement opposées à toute forme de débat intellectuel et donc tournant souvent à vide ?

L’idéologie dont je vous parlais corrompt tout, y compris les  institutions les plus respectables. Et entraine naturellement, leur discrédit : la presse  n’est pas exempte de ce phénomène. 
Qu’est-ce que l’idéologie ? C’est  la promotion d’idées  fausses, généralement fausses  parce que  trop simplistes, et supposées  faire faire de progrès à l’humanité (exemple : « l’histoire du monde est l’histoire de la lutte des classes » « il faut supprimer la propriété privée  ou les frontières). Ceux qui s’accrochent à telle ou telle idéologie savent, selon moi, qu’au fond ils ont tort mais comme les enfants qui mentent, ils n’en deviennent que plus véhéments,  plus intolérants à ceux qui les contestent. Et c’est un cercle  vicieux : plus ces idées   démontrent leur fausseté : l’économie   soviétique hier, l’Europe supranationale ou la pédagogie pseudo-scientifique  aujourd’hui, plus ceux qui s‘y accrochent  deviennent intolérants et   bloquent  le débat  - et plus ils proposent  comme solution, d’aller encore plus loin.  Je vous mets au défi par exemple de  trouver  un partisan  de l’euro ou de la théorie du genre qui puisse s’expliquer calmement  avec un contradicteur, en échangeant des arguments raisonnés. Alors que quelqu’un qui soutient une thèse sans caractère   idéologique ce qui veut dire   ni simpliste, ni systématique,  ni censée  apporter un progrès décisif à l‘humanité, pourra discuter librement et dans un climat de tolérance. C’est hélas de plus en plus rare. 
 
 
Commentaires

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  • Par assougoudrel - 28/11/2017 - 10:45 - Signaler un abus Nous n'avons pas assez de la

    franco gabonaise Obono, voici la franco ivoirienne Maboula Soumahoro. Wikipédia dit qu'elle est maïtresse de conférence à Tours, qu'elle est l'initiatrice de Black History Month en France; elle spécialiste dans l’étude de la civilisation américaine et de la diaspora africaine et qu'elle est invitée régulièrement sur France Télévision pour traiter le Racisme et l'Esclavage. Arrêtez de jeter des "d'intellectuelles" nuisibles, ça ne vaut pas un coup de cidre.

  • Par vangog - 28/11/2017 - 11:24 - Signaler un abus Dehors les racistes et les collabos!

    Et Maboula Soumahoro, retour vers la côte d’ivoire, qu’elle n’aurait jamais dû quitter! Vous verrez que les résistants patriotes deviendront la meilleure défense de la France contre la colonisation et le racisme promus par la gauche...

  • Par assougoudrel - 28/11/2017 - 12:01 - Signaler un abus @Vangog

    Ses parents sont venus en France et elle est née ici, mais, comme beaucoup, elle est atteinte de la rage et mord jusqu'au sang la main qui l'a nourrie. En Côte d'Ivoire, elle ne serait peut-être rien et se vendrait pour un vulgaire paquet de pain de guerre. Macron nous en rabat d'autre en ce moment.

  • Par vangog - 28/11/2017 - 13:13 - Signaler un abus @assougoudrel Si ses parents l’ont éduquée

    dans la haine de la France, bien aidés, il est vrai, par les enseignants neo-trotskystes et neo-mondialistes, alors je lui conseille de regagner le pays de son cœur, la Côte d’ivoire, avec toute sa famille, car ils y seront plus à l’aise (quoique je connaisse beaucoup d’Ivoiriens qui aiment la France, sans vouloir la coloniser...)

  • Par assougoudrel - 28/11/2017 - 14:07 - Signaler un abus @Vangog

    Macron est en Afrique et vient de parler encore de "crimes de la colonisation européenne". Il encourage ces immigrés à haïr la France encore plus que lui. Ce président ne vaut pas mieux que ces gens dont nous parlons.

  • Par Liberte5 - 28/11/2017 - 15:34 - Signaler un abus Roland Hureaux dénonce la main mise de la gauche totalitaire..

    sur l'information, dans les universités,la justice mais pas seulement. Que Maboula Soumahoro se permette d'afficher sans crainte un racisme et un anti sémitisme sur LCI devant Pujadas et que celui ci ne réagisse pas, montre à quel point elle est assurée que rien ne lui sera fait. La régresion intellectuelle de la France , l'impossibilité de débat sont aujourd'hui avérés. Les quelques voix qiui essaient de porter une parole différente tels Zemmour, Alain Finkielkraut, etc. sont évincés du débat et lorsqu'ils y sont conviés, ils sont matraqués. La gauche totalitaire a pu museler ainsi la France avec la complicité objective de ce qui s’appelle "la droite". "Une droite" honteuse, qui s'est couchée depuis 40 ans sans vergogne devant le diktat de cette gauche ennemie des libertés individuelles. Le Monde journal de référence de cette gauche totalitaire qui apporte son soutien à l'islamo gauchisme, au trotskiste E. Plenel complice des islamistes. C'est tout cela que nous devons dénoncer tous les jours et partout. Aux Usa D. Trump l'a bien compris, qu'il mène seul un combat héroïque pour la liberté et c'est pour cela qu'il est haï par la gauche américaine et la gauche Française

  • Par ajm - 28/11/2017 - 17:13 - Signaler un abus Une extrême-gauche toujours presente mais qui est en mutation.

    Tout ceci n'est pas nouveau. La marxisation de l'enseignement et de la plus grande partie de l'université française a été effective dès l'après-guerre avec l'infiltration communiste massive. Elle a changé d'aspect dans ses thèmes à partir de mai 1968 avec moins d'ouvrierisme et plus de societal, puis a encore muté à partir des années 80 vers l' anti-racisme et la deification de l'immigré, nouvelle incarnation de la figure sainte de l'"opprimé".

  • Par Deudeuche - 28/11/2017 - 17:59 - Signaler un abus Comme dit ajm

    Qui a subi cet endoctrinement à l’ecole puis l’enseignement supérieur ces 40 dernières années connaît cette engeance enseignante et universitaire pétri de marxisme trotskisme et autres foutaises Lacanesque Bourdieuseries et autres délires Althusseriens. De la merde en barre, cheveux frisés et lunettes rondes.

  • Par vangog - 28/11/2017 - 22:24 - Signaler un abus Vos réflexions sont vraies, mais il faut aller plus loin!

    Reconnaitre quarante années d’entrisme universitaire et technocratique par une gauche archaïque et sectaire ne suffit pas! Nous, les patriotes, avons été les premiers à dénoncer cet entrisme, ce mépris pour la liberté et le pluralisme démocratique...nous avons été méprisés pour cela, car nous menacions des rentes de situation, des pouvoirs en place, « des corps en crédit »...Aujourd’hui que les Français semblent s’accorder sur le constat fait par les patriotes, il faut envisager d’urgence les solutions. Pour cela il faut du courage, et le premier courage, c’est de voter...sinon, ce sera la révolution. ne vous trompez plus!

  • Par Olivier62 - 29/11/2017 - 13:39 - Signaler un abus La haine de la civilisation occidentale

    L'idéologie de la gauche et de l'extrême-gauche, sous ses divers et peu ragoutants avatars, n'a au fond qu'un objectif fondamental : la destruction de la civilisation européenne, blanche et chrétienne. On voit ainsi par exemple des "féministes" s'accommoder très bien de l'état de la femme en islam pour ne pas critiquer cette religion, uniquement parce qu'elle est hostile au christianisme. S'agissant de l'université française, je n'ai plus d'illusion à son sujet, et les classements internationaux qui la relèguent en queue de peloton ne mentent malheureusement pas.

  • Par MIMINE 95 - 29/11/2017 - 15:11 - Signaler un abus VOIR

    24H PUJADAS, L'info en questions - STAGE INTERDIT AUX "BLANCS" : LA RÉPUBLIQUE EN PÉRIL ? - Replay du mercredi 22 novembre 2017 [https://www.lci.fr/replay/24h-pujadas-l-info-en-questions-stage-interdit-aux-blancs-la-republique-en-peril-replay-du-mercredi-22-novembre-2017-2071243.html]

  • Par MIMINE 95 - 29/11/2017 - 15:46 - Signaler un abus en regardant en replay cette émission

    j'ai halluciné de voir qu'on pouvait tenir de tels propos sur une chaine de télévision française et écoeuré par l'attitude, oui, mais.. de Pupponi qui semblait surtout mettre un point d'honneur à ne pas fâcher et à flatter paternellement ses chers électeurs (dont je ne serai pas bien fier à sa place).Son seul moment d "indignation", ils ont osé (tu te rends compte) monter une liste "de noirs"... pour prendre "son" pouvoir". Son retentissant : "AH NON" à Soumahora en dit long....Il y a sans doute aussi, des antisémitismes inacceptables et d'autres ......bon oui, mais. !!!!!

  • Par MIMINE 95 - 29/11/2017 - 16:12 - Signaler un abus SOUMAHORA, quand une vrai raciste s'exprime en toute impunité ..

    La fiche Wiki de Soumahora en dit long, proche des Indigènes de la République, on comprend donc son mépris pour les "sous chiens" dont le seul droit est de se rendre "invisible " et de raser les murs. Un détail qui en dit long, en 2008, Elle soutient une thèse intitulée "La couleur de Dieu ? Regards croisés sur la Nation d'Islam et le Rastafarisme, 1930-195010 encore non publiée à ce jour"...dommage !!. Les Bouteldja, Soumahora, Marwan Muhammad & compagnie sont des racistes porteurs de la haine la plus crasse ( un petit "daesh" au coeur de la république)..et pourtant toujours invités par les médias ?? Si des "négrités" se sentent si mal chez les "blanchités" qu'ils retournent donc "au pays" de la "bonne" couleur, ainsi, plus de besoin "d'intersectionalités de "blanchisés" de "négrisés" et "de construction de l'identité racisée. Ceux qui se sentent bien parmi les vilaines "blanchités" n'ont pas besoin de leur délire abject . Merci à F Agag-Boudjahlat de ne pas se laisser impressionner par la pédanterie méprisante de Soumaharo à son égard et à C Ribbe pour son humanisme. Fatiha Agag-Boudjahlat a publié un livre : Le grand détournement Féminisme, tolérance, racisme, culture . A lire

  • Par Pharamond - 29/11/2017 - 16:15 - Signaler un abus Maboula

    Il est clair que le point a été atteint où il faudra retirer la nationalité française à ceux qui ne le sont pas. Maboula porte bien son prénom!

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Roland Hureaux

Roland Hureaux a été universitaire, diplomate, membre de plusieurs cabinets ministériels (dont celui de Philippe Séguin), élu local, et plus récemment à la Cour des comptes.

Il est l'auteur de La grande démolition : La France cassée par les réformes ainsi que de L'actualité du Gaullisme, Les hauteurs béantes de l'Europe, Les nouveaux féodaux, Gnose et gnostiques des origines à nos jours.

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