Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Samedi 18 Novembre 2017 | Créer un compte | Connexion
Extra

Cet impôt invisible que les pauvres paient si cher

Oh, tiens, il semblerait que de, pendant qu’on « réforme » l’impôt sur la fortune pour le rendre encore plus invraisemblablement compliqué (mais pas réellement moins cher), Bercy soit parvenu à augmenter discrètement les impôts pour les PME.

Joug fiscal

Publié le
Cet impôt invisible que les pauvres paient si cher

La pluie de taxes et d’impôts continue donc en France, sans faiblir. Pourtant, aussi incroyable que cela puisse paraître, ces impôts ne sont pas les plus graves prélèvements que la population doit subir. Il existe un impôt, bien plus dur, bien plus sordide, bien plus inique que tout le monde paye, et d’autant plus si l’on est pauvre, d’autant plus si le pays est socialiste. (Ceci est une réédition d'un article paru en 2013)

Les politiciens, tordant leurs petits doigts potelés par des années de bonne nourriture payée sur le dos de contribuables toujours plus maigres, ne comprennent pas pourquoi le ras-le bol fiscal est si grand.

Après tout, les impôts ne sont pas si haut ! En réalité, ils ont oublié la cohorte d’impôts invisibles qu’ils ont déjà fait pleuvoir.

Le constat est, en effet, sans ambiguïté. Déjà, l’État impose tous azimuts: difficile d’échapper à la pluie diluvienne de ponctions tant le gouvernement aura fait preuve d’inventivité. Même les Américains sont surpris du rythme et des domaines d’application de cette fiscalité délirante.

Évidemment, cette taxation frénétique s’explique par des dépenses publiques gargantuesques. La France a récemment battu un record dans le domaine : la croissance est bien de retour, sauf qu’il s’agit de celle des dépenses publiques. Ceux qui les payent se seraient probablement passés d’une telle performance.

Et en plus, l’État dépense sans compter. Littéralement même, puisque lorsque la Cour des Comptes tente de faire les totaux, elle se retrouve confrontée au marigot putride des milliers de commissions, d’agences et d’institutions qui tètent aux mamelles publiques sans qu’il soit réellement possible de savoir exactement combien ; elle constate par exemple qu’il devient difficile pour ne pas dire impossible de connaître le nombre précis de salariés dépendant directement des finances publiques. Le nombre précis de fonctionnaires est ainsi le sujet d’âpres débats tant son imprécision est grande ; et je n’évoquerai pas le personnel de l’Éducation Nationale dont les estimations sont toujours données à 10.000 près, ce qui permet de fixer les ordres de grandeur du foutage de gueule que sont devenus les comptes publics.

Les Français ont donc bien intégré que cette rocambolesque obstination à augmenter toujours la sphère de l’État provoquait un besoin irréfragable de pognon par larges brouettées.

Petit-à-petit, lorsque le débat public n’est pas occulté par les indispensables prises de positions des uns et des autres sur le sort d’une présumée-lycéenne présumée-kosovare, le peuple s’interroge sur la douloureuse question du curseur fiscal : un peu mieux, ou un peu moins, ou un peu plus ? Certes, c’est une amélioration puisque si on est encore loin d’une remise en cause de la taille de l’État à proprement parler, au moins certains, sans voir son obésité, se rendent compte de son appétit dévastateur.

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par Deudeuche - 23/10/2017 - 10:02 - Signaler un abus Bravo

    La situation décrite s’applique surtout au cloaque parisien.

  • Par Lapalatine - 23/10/2017 - 10:36 - Signaler un abus Oh là!!

    Bravo pour cet article Ô combien vrai et complet!

  • Par moneo - 23/10/2017 - 11:32 - Signaler un abus Encore plus

    notre millionnaire Hulot qui comme chacun le sait fait sienne la maxime faites ce que je dis mais pas ce que je fais....prépare de nouvelle taxes pour les immeubles déficients énergiquement,faudra une armée mexicaine en plus et qui seront les "couillons" ? tous les moins aisé qui n'ont pas l'argent pour améliorer leurs habitats .... taxer le pauvres pour la planète ,fallait oser Hulot va le faire mais c'est l'homme le plu populaire français , il aurait tort de changer... quand le syndrome de Stockholm frappe massivement un pays c'est foutu

  • Par 2bout - 23/10/2017 - 14:36 - Signaler un abus Notez ce conseil H16,

    à trop vouloir vous pencher sur les comptes publics, vous finirez par faire exploser votre taux de cholestérol.

  • Par pierre de robion - 23/10/2017 - 15:18 - Signaler un abus Sic transit...

    On dit "le temps c'est de l'argent", mais supprimez ces millions de personnes qui nous le font perdre et qui seraient réduite au chômage, il faudrait les rémunérer: opération à somme nulle donc! Les maux que vous dénoncez (gaz de schistes, principe de précaution, etc...) ce sont les représentants de la Nation qui les ont mis en place! Ils sont incompétents et inconséquents, sûrement, mais pas davantage que celles et ceux qui les ont élus: conclusion? Et puis rappelez-vous le "Petit Prince": ""-Bonjour, dit le petit Prince. - Bonjour dit le marchand." C'était un marchand de pilules perfectionnées qui apaisent la soif. On en avale une par semaine et l'on n'éprouve plus le besoin de boire. "-Pourquoi vends tu ça ? dit le Petit Prince. - C'est une grosse économie de temps, dit le marchand. Les experts ont fait des calculs. On épargne cinquante-trois minutes par semaine. - Et que fait on des cinquante trois minutes ? - On en fait ce qu'on veut... - Moi, dit le petit Prince, si j'avais cinquante trois minutes à dépenser, je marcherais tout doucement vers une fontaine..." Et en fin de compte, où nous retrouverons nous tous? "Vanitas de vanitatum..."

  • Par kelenborn - 23/10/2017 - 15:47 - Signaler un abus 5 sur 5 avec l'auteur

    Y a que Vangog et Deudeuche à ne pas l'avoir compris mais là....comme disait Bolivar, c'est "labourer la mer" !!!

  • Par kelenborn - 23/10/2017 - 16:01 - Signaler un abus plus sérieusement

    Il est une chose qui est très peu dite et qui a d'ailleurs coûté cher à MLP: face à la crise largement provoquée par ce que dit l'auteur, le pouvoir a trouvé deux parades: 1L'endettement public: un déficit de 5% du PIB signifie que l'on permet aux gens -entendus globalement- de dépenser chaque année 105 quand ils gagnent 100: cela a permis d'éviter chômage et paupérisation par création de faux emplois ou distribution d'aides 2 Un euros fort (grâce aux allemands) qui a permis de baisser le prix des produits importés et donc de maquer la baisse du niveau de vie. Je disais que MLP s'était plantée car l'électeur est con ( mais moins que certains qui braillent ici) et a parfaitement compris ce que signifiait un abandon de l'euro et une dévaluation de la monnaie!!!Evidemment, le sursis a ses limites: nos pitoyables gouvernements piquent ici ou là et ils se trouvent même des canailles pour trouver qu'ils ne piquent pas assez quand il faudrait d'abord retrouver la croissance en enterrant le principe de précaution inscrit ds la constitution par qui ???? par Chichi!!!et faut il rappeler que Sarko a mis Borloo aux commandes et Macroléon récupéré Hulot !!!Alors...les marxistes!!!

  • Par Liberte5 - 23/10/2017 - 17:48 - Signaler un abus Cet excellent article de H16 je l'ai bu comme du petit lait.

    Tout est d'une vérité criante, que tous avons connu et subi au cours de notre vie. Les exemples cités nous les avons tous vécu. Sous Giscard il y avait eu un ministre de la simplification administrative. En vain, la machine bureaucratique a continué à produire toujours plus de lois, de normes, de règlements et bien sûr de fonctionnaires. A l'époque je proposais, de laisser les fonctionnaires chez eux tout en les payant pour ne pas augmenter le chômage, sachant qu'un sur dix seulement pourrait travailler dans le secteur marchand.Cette solution avait deux avantages,nous n'aurions plus à subir les tracasseries habituelles et cela coûterait moins cher. Au départ en retraite il n'y aurait pas lieu de les remplacer. C'est cela que je propose encore.

  • Par Anouman - 23/10/2017 - 20:27 - Signaler un abus Temps

    C'est un article de 2013 qui pourra resservir en 2022 ou 2030 ou après. Ce n'est pas demain que l'état cessera son inflation de contraintes pour nous faire perdre du temps "pour notre bien". Et si l'état mollit, l'UE s'en chargera. Mais ce que ne dit pas H16 c'est que l'état a besoin de soutien pour exister, alors il faut croire que le Français aime perdre son temps, sinon il changerait d'état.

  • Par vangog - 24/10/2017 - 01:21 - Signaler un abus Oui! J'aurais pu l'écrire...

    si j'avais eu le talent de H16...la France gauchiste est obèse, et elle a peur de l'avenir, du progrès, de la technologie, du pluralisme, du risque...alors, elle se réfugie dans un passé révolu, ressuscite et célèbre les vieilles gloires du trotskysme, interdit le goût du risque, le goût d'oser, le goût d'entreprendre, par peur panique que le ciel nous tombe sur la tête...Gaulois tremblant, va! Les Macronistes sont la parfaite émanation de cette frange peureuse et rétrograde de la France (il en faut!). Mais la seule grande audace de cette minorité de peureux est d'avoir conquis la majorité des pouvoirs...

  • Par Citoyen-libre - 25/10/2017 - 12:27 - Signaler un abus Qui sont les responsables ?

    Très souvent certaines contraintes décrites sont souvent demandées jusqu'au harcèlement, par des milliers d'associations réparties sur tout le territoire, qui ont toutes, des intérêts diverses et variés. En réalité une minorité de gens empoisonne la grande majorité silencieuse. Quand à l'état (mairie, régions, conseil, etc), c'est tout de même avant tout, une formidable entreprise de clientélisme permanente..

  • Par SD.. - 25/10/2017 - 13:44 - Signaler un abus Ça fait du bien

    au moral d'être compris. Juste ca, un peu de bien Merci

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

H16

H16 tient le blog Hashtable.

Il tient à son anonymat. Tout juste sait-on, qu'à 37 ans, cet informaticien à l'humour acerbe habite en Belgique et travaille pour "une grosse boutique qui produit, gère et manipule beaucoup, beaucoup de documents".

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€