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Ces mauvais choix qui risquent de transformer les combats nécessaires pour les femmes en nouvelle guerre avec les hommes

Le magazine "Elle" se met en position de défense des femmes et met à l'honneur Marie Trintignant face à l’aveuglement masculin qui serait incarné par les "Inrocks", qui a récemment publié sa une sur Bertrand Cantat. Sur les réseaux sociaux et lors de débats médiatiques, de nombreuses polémiques ont enflé concernant les récentes polémiques sur les violences faites aux femmes.

#BalanceTonPorc & pénalisation du harcèlement de rue

Publié le

Le hashtag « Balance-ton-porc » est immonde. Les réseaux sociaux sont la poubelle de la société où se retrouvent tous les abrutis, les ignares, les incultes, les hystériques, les poissonnières et les goujats enragés. Toute la laideur et la vulgarité du monde contemporain apparait là, avec son fanatisme, sa cruauté et sa bêtise.

Certaines femmes semblent considérer que l’ampleur du phénomène des violences ou des abus sexuels sont finalement consubstantielles à la nature masculine et/ou à notre culture ou aux structures patriarcales et machistes de notre société. En mettant d’un côté les femmes victimes et de l’autre des hommes coupables putatifs au moins par leur acquiescement ou leur aveuglement, n’est-on pas face à une posture toujours plus radicale d’un certain féminisme qui veut surtout faire voler tous les systèmes de pensée en éclats ?

Anne-Marie Le Pourhiet : Bien sûr que ce néo-féminisme radical version queeret « idéologie du genre » est tout entier fondé sur la haine du masculin et le mépris du mâle hétérosexuel blanc. Vous constaterez que le harcèlement homosexuel, féminin et masculin, n’est jamais abordé alors qu’il est particulièrement violent et pervers. Mais cela n’intéresse pas les féministes qui préfèrent occulter tout ce qui tend à relativiser leur cause. L’on observe aussi une tendance bizarre à occulter les principaux responsables des incivilités « de rue » qui sont évidemment les jeunes « issus de l’immigration ». Cela rappelle tout-à-fait l’omerta de la police allemande lors de la Saint-Sylvestre à Cologne. Il y aurait pourtant une réflexion approfondie à mener sur le sexuel dans les rapports Occident/Orient. Houellebecq a bien « senti » quelque-chose qu’il va falloir se décider à regarder et qui n’est pas forcément à l’avantage des évolutions de la société occidentale, bien au contraire. Il y a dans « Soumission » une interpellation profonde de ce que nous, occidentaux, sommes en train de devenir et qui provoque chez l’« autre » la peur panique de la contamination. Nous ne sommes peut-être pas si beaux à voir ni vraiment désirables.

La posture des harpies atteintes de la « fièvre cafteuse » (Philippe Muray)n’est pas seulement radicale et hypocrite, elle est aussi parfaitement idiote. À la fin du film « Les invasions barbares » le groupe d’intellos canadiens qui discute en accompagnant l’agonie de l’un des siens énumère tous les « ismes » auxquels ils ont adhéré (séparatisme, indépendantisme, tiers-mondisme, anti-colonialisme, marxisme, existentialisme, structuralisme, maoisme etc…)  et le héros ajoute le « crétinisme » en racontant comment ila vanté les mérites du régime communiste à une superbe Chinoise dont toute la famille avait été exterminée par la Révolution culturelle … Je crois que nous sommes arrivés depuis quelques temps, par le truchement du néo-féminisme et du militantisme LGBT, au fond du trou du crétinisme et j’ignore si nous pourrons nous relever d’une pareille déchéance.

 
Commentaires

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  • Par mymi - 18/10/2017 - 08:28 - Signaler un abus Wahou

    Voilà qui est dit et très bien dit...j'adhère à 100%. Et je suis femme.

  • Par mahesa - 18/10/2017 - 09:39 - Signaler un abus Approche tellement sommaire...

    Qu'il devient difficile d'en discuter. Partir du principe que les hommes veulent le pouvoir exclusivement dans le but de satisfaire leurs pulsions sexuelles, et conclure sur ce fait est un raisonnement d'une pauvreté affligeante. Pour qui a travaillé dans des univers essentiellement masculins, ça ne tient pas. Beaucoup d'hommes, à tous les niveaux de compétences et de pouvoir, sont capables de travailler en harmonie avec des femmes qu'ils respectent, même s'ils conviennent qu'au moindre signe d'accord sexuel ils deviendraient plus entreprenants. En revanche, il y a des univers professionnels complètement '' plombés '', insupportables et invivables pour des femmes solides et qui se respectent. Là, cherchez le, les patrons. Ce sont les critères de Lickert qui s'appliquent: absentéisme, turn-over, déchets et pertes. Vérification faite !

  • Par MIMINE 95 - 18/10/2017 - 10:41 - Signaler un abus CAROLINE DE HAAS

    L'indignée à géométrie variable. Ne déclarait-elle pas à France info au sujet des harcèlements de rue dans le quartier de la Chapelle-Pujol à Paris :"dans tous les quartiers où il y a un problème d'espace , où il ya une concentration de personnes qui restent à la même place toute la journée, il y a des violences à l'encontre des femmes. On pourrait élargir les trottoirs pour qu'il y ait plus de place et qu'il n'y a pas de cohue dans ces endroits là, on pourrait aussi mettre de l'éclairage pour qu'il n'y ait pas de coins sombres"..... donc, pour C de Hass il y a COHUE là où "des personnes".... restent à la même place ! toute la journée; et la philosophie des lumières est donc une question de largeur de trottoirs et d'éclairage publique !. A Cologne aussi c'était , sans doute, "natürlich" une question de "place" si j'ose dire (lire à ce sujet l'excellent papier de Marianne : "Après Cologne, des féministes "dans le déni" pour Elisabeth Badinter ), publié le 21 01 2016 et en accès libre. Et le documentaire belge de Sofie Peeters :"femmes de la rue", question de place , Madame de hass ?

  • Par MIMINE 95 - 18/10/2017 - 10:50 - Signaler un abus il eut été étonnant

    "C'est le pouvoir qui est un outil du sexe. Et en face, les femmes savent aussi depuis des millions d'années que le sexe peut être une monnaie d'échange"

  • Par Ganesha - 18/10/2017 - 11:01 - Signaler un abus Comment emporter la décision ?

    Entièrement d'accord, surtout avec la fin de cet article. Il y a sur cette planète d'innombrables jeunes-femmes qui sont objectivement belles, et qui rêvent de devenir mondialement connues et de gagner pendant quelques années des millions de dollars, en utilisant, entre autres, ou principalement, le pouvoir de fascination sexuelle de leur corps. Leur problème, c'est d'abord d'entrer dans la profession, d'obtenir pour la première fois un rôle, même modeste... Comment susciter l'envie, emporter la décision ? Elles ont devant elles un producteur qui a entre les mains un projet de film qui semble promis à un grand succès et qui dispose du pouvoir de choisir le casting. Comment se départager de ses rivales ? En se faisant poser des implants de silicone pour avoir une poitrine et des hanches plus avantageuses ? Le fait est que beaucoup des plus grandes stars ont débuté leur carrière, comme Brigitte Bardot avec Roger Vadim, en entretenant une relation amoureuse avec un réalisateur à succès !

  • Par MIMINE 95 - 18/10/2017 - 11:38 - Signaler un abus JE REPREND

    Il eut été étonnant que je fusse entièrement d’accord avec Peggy Sastre. Si dans l’ensemble j’adhère assez aux arguments développés, deux phrase dans la fin de l’article m’ont fait « tiquer » grave et je rejoint mahesa sur le sujet ainsi , « Apprendre aux femmes à dire non, c'est merveilleux, mais j'aimerais aussi qu'on leur fasse comprendre qu'il n'y a aucun mal à dire oui » . Hélas dans le milieu professionnel notamment la possibilité de dire NON s’apparente à un suicide et celle de dire OUI vous catalogue définitivement dans la catégorie « Salope » … quel choix ! Mais aussi : « C'est le pouvoir qui est un outil du sexe. Et en face, les femmes savent aussi depuis des millions d'années que le sexe peut être une monnaie d'échange. ». Bien triste regard sur les relations hommes femmes, l’homme réduit à un sexe primate et la femme à une personnalité vénale….A GANESHA, je ne crois pas que le couple Bardot Vadim soit le meilleur choix pour argumenter vos propos,en 1950 quand il rencontre Bardot, il est loin d'être célèbre elle a 16 ans et lui 22.

  • Par Ganesha - 18/10/2017 - 12:10 - Signaler un abus Mimine 95

    Suivant mon habitude dans ce genre de situation, pour vous répondre, j'ai consulté Wikipédia. Lorsqu'il rencontre Brigitte Bardot en 1949, Roger Vadim est, depuis un an, l'assistant du célébrissime réalisateur Marc Allegret. Et il va présenter Brigitte à son patron. Par ailleurs, ma (longue) expérience de la vie m'a convaincu que dans l'immense majorité des cas, les femmes choisissent un homme avant même qu'il ne les aie vues ! Si elles constatent qu'elles réussissent à susciter son désir, elles ont alors toutes les cartes en main pour mener le jeu à leur guise... === https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Roger_Vadim

  • Par gerint - 18/10/2017 - 14:05 - Signaler un abus Le jeu est un grand plaisir de la vie

    Et le jeu sexuel en est un des principaux exemples. Il concerne les deux sexes. L’éducation, la loi, la raison limitent les risques de violence encore que le sadomasochisme puisse être consenti librement.-dans certaines limites (50!nuances de gris). D’une manière générale jouer au chat et à la souris ne dégénère pas dans une société policée.

  • Par Raymond75 - 18/10/2017 - 16:29 - Signaler un abus Développement séparé

    Plus ça va, et plus je suis pour un développement séparé des genres et des origines. La mixité et la diversité ne sont que des sources de problèmes sans fin, de postures et de volonté d'abaisser l'autre. Si je devais créer une entreprise, il y aurait un étage pour chacun.une (oh la belle écriture 'neutre'), et pas de cantine mais une batterie de micro-ondes, pour que chacun puisse apporter sa propre bouffe sans emm... l'autre. Mais je tiens à m'excuser : je suis un homme, donc par essence, par nature, dominateur, violent, harceleur, porté sur les insultes et sur la boisson. Mais cet homme n'a jamais été aussi heureux que depuis son divorce, à sa demande, et pas pour rejoindre quelqu'un.e

  • Par Raymond75 - 18/10/2017 - 16:34 - Signaler un abus Le pouvoir

    Tout homme qui a été en situation de pouvoir de niveau n, quel que soit son niveau (un contremaitre a un pouvoir sur les ouvriers et les manœuvres) a constater rapidement que des femmes du niveau n-2 ou n-3 tournaient autour de lui, et cherchaient à attirer son attention. Il arrive que certains hommes profitent de cette situation, offerte, et ils constatent qu'elle se reproduit. Alors, chez ces hommes, ils finissent par penser que le droit de cuissage sur les inférieures est une donnée naturelle de la vie ...

  • Par vangog - 18/10/2017 - 20:20 - Signaler un abus "Ah, femme, femme, femme!

    Créature faible et décevante! nul animal créé ne peut manquer à son instinct: le tien est-il donc de tromper?..." le seul grand féministe de talent que je connaisse est un homme: Beaumarchais!

  • Par zen-gzr-28 - 18/10/2017 - 20:37 - Signaler un abus Que de femmes victimes...

    Plus on cite les féministes, plus les femmes , en général, deviennent de petites choses. Entièrement d'accord avec la teneur de l'article. Merci Mesdames SASTRE et Le PLOURHIET.

  • Par zen-gzr-28 - 18/10/2017 - 20:38 - Signaler un abus Que de femmes victimes...

    Plus on cite les féministes, plus les femmes , en général, deviennent de petites choses. Entièrement d'accord avec la teneur de l'article. Merci Mesdames SASTRE et Le PLOURHIET.

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 18/10/2017 - 23:44 - Signaler un abus Libération à géométrie variable !

    Tout a fait d'accord avec ce combat sous réserve qu'il ne s'arrête pas à l'entrée des mosquées ou aux terrasses des cafés de Sevran et Montreuil........Car comme disait Marlène...

  • Par 2bout - 19/10/2017 - 22:36 - Signaler un abus Je souffre donc je suis !

    Une formule magique, car à ce titre, j'ai le droit ou le devoir de faire souffrir les autres.

  • Par assougoudrel - 20/10/2017 - 15:04 - Signaler un abus Dans le milieu militaire, il y a

    beaucoup de femmes. Une grande majorité d'entre elles a un comportement exemplaire, tandis que quelques unes, pour un avancement rapide, ferait n'importe quoi. On les trouve dans les divers états-majors, pas loin des chefs et surtout dans les ministères. on pourrait écrire des livres entiers sur ce pourcentage d'arrivistes. La carrière avant tout: le mari, les enfants, le ménage passe après. En général, dans l'Armée, les femmes sont respectées. Il n'y a rien de plus vexant que d'aller dans un bureau d'Etat-major, de saluer respectueusement l'officier qui s'y trouve et de voir ce dernier glousser avec un sergent féminin en buvant un café en tête à tête. J'ai connu des femmes à l'EMAT (Etat-Major de l'Armée de Terre) qui disaient à un ancien patron (à moi): "Michel, tu aurais pu faire ton lit". C'était des Sous-officiers subalternes qui voulaient , nous épater un collègue et moi. Nous les hommes, pouvons faire une virée en boite avec notre patron et au boulot, le respecter comme tel. Pas les femmes (sauf les plus mûres).

  • Par jurgio - 20/10/2017 - 21:01 - Signaler un abus Faut arrêter tout ça !

    Les filles n'auraient pas le droit de s'exposer seins nus sur la plage ? Moi, je montre bien mes pieds. Elles s'habillent avec de courtes jupes moulantes. Et quoi ? On peut s'habiller aujourd'hui comme on le veut. Comme nous, elles peuvent écarter les jambes pour se délasser sans qu'on leur fasse les gros yeux. Et dire (je monte le son) qu'il y a des salauds qui en profitent ! Une nausée m'envahit et je sens que cela va venir...

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Peggy Sastre

Peggy Sastre est écrivaine et traductrice. Elle est l'auteure de "Ex Utero : pour en finir avec le féminisme" et de "La domination masculine n'existe pas".

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Anne-Marie Le Pourhiet

Anne-Marie Le Pourhiet est juriste, professeur agrégé de droit public à l'université de Rennes 1.

 

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