Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Mardi 06 Décembre 2016 | Créer un compte | Connexion
Extra

Ces armes idéologiques que la droite ne doit pas oublier pour contrer la gauche libérale Valls - Macron - El Khomri

Beaucoup se croient libéraux ou ordo-libéraux, mais ne le sont pas du tout. Pour réaliser l’ampleur de la méprise, et certaines de ses conséquences funestes, voici les principaux éléments constitutifs de ce courant de pensée, et en particulier la politique monétaire, où l’incompréhension atteint des sommets et la mauvaise foi des altitudes himalayennes.

Alzheimer

Publié le
Ces armes idéologiques que la droite ne doit pas oublier pour contrer la gauche libérale Valls - Macron - El Khomri

1/ un esprit libéral accorde une place centrale au questionnement de l’autorité

C’est presque un réflexe : pour un libéral, rien n’est sacré. Pas de « dictateur bienveillant », pas d’infaillibilité gouvernementale, le doute, toujours le doute.

La sagesse libérale part de l’hypothèse selon laquelle, puisqu’il est possible que les décideurs s’arrogent tous les pouvoirs, nous devrions bâtir les institutions à partir de cette hypothèse. A fortiori dans les écrits des ordo-libéraux, traumatisés par l’expérience nazie.

Si on accorde du pouvoir à une institution, pas question de la rendre indépendante. Si on la rend indépendante, pas question de lui accorder de larges pouvoirs. C’est pourquoi les libéraux placent l’armée sous la tutelle du gouvernement, et n’accordent l’indépendance à la banque centrale que dans un régime monétaire où sa marge de manœuvre est très limitée (par exemple, à l’époque de l’étalon or, époque où elle ne s’occupait ni des taux de change, ni de supervision bancaire, ni des réformes budgétaires et structurelles, etc.). C’est pourquoi Jean-Claude Trichet commettait un sacré attentat contre le libéralisme lorsqu’il affirmait, le 26 mars 2010 par exemple : « the independence of the central bank is sacrosanct and nobody is putting that into question for one second ».

Ce questionnement de l’autorité s’exerce au quotidien via la concurrence institutionnelle, économique, monétaire. Tant pis s’il y a des frictions entre les institutions, l’important c’est que les conflits restent négociables, et qu’il n’y ait pas de sanctuaires pour les petits planificateurs. Il s’agit aussi de limiter la concentration des pouvoirs entre les mains de gens non-élus, inamovibles et fonctionnant de facto en vase clos (Milton Friedman, à propos des banquiers centraux : « Tout système qui accorde de si grands pouvoirs et une si grande discrétion à quelques hommes, de telle sorte que leurs erreurs, excusables ou pas, peuvent avoir des effets si vastes, est un mauvais système. C’est un mauvais système parce que cela donne à quelques hommes un tel pouvoir sans aucun contrôle effectif par le corps politique »). Les libéraux n’aiment pas la vie tranquille des monopoles et les comportements de rentiers, et ils souhaitent que les politiques soient sanctionnés par les électeurs, pas par les banquiers centraux (quoi que l’on pense de Berlusconi ou de papandreou, ce n’était pas le job de la BCE de les congédier).

Des décideurs compétents et bien intentionnés ne les impressionnent pas plus, au contraire le risque de dérives n’en est que plus grand (Diderot : « Le gouvernement arbitraire d’un prince juste et éclairé est toujours mauvais. Ses vertus sont la plus dangereuse et la plus sûre des séductions »). Les libéraux obligent donc TOUS les décideurs à rendre des comptes (« La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration », article 15 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen), ce qui ne va pas dans le sens de l’indépendance maximaliste revendiquée par la BCE, et ce qui milite plutôt (surtout après ses innombrables erreurs commises depuis 8 ans) pour un audit assez serré, pour une vigilance accrue du corps social et sans doute pour une révision complète de ses objectifs et de ses principes opérationnels.

A noter que Walter Eucken et l’école de Fribourg et leurs compagnons pour un ordre monétaire juste, y compris leurs appuis politiques comme Konrad Adenauer, n’ont jamais milité pour une banque centrale indépendante susceptible de s’opposer à la politique gouvernementale, pour une fixation discrétionnaire et opaque des taux d’intérêt au fil de l’eau, ou pour des taux de change rigides (comme l’euro) : loin de là. Quand on se drape dans l’ordo-libéralisme, il faudrait peut-être au préalable lire quelques livres de ce courant ; courant certes stimulant mais situé analytiquement à des millions d’années-lumière de ses thuriféraires actuels.     

2/ un libéral ne néglige jamais l’adhésion populaire, immédiate et de long terme

Le libéral n’a pas ce dégoût de la démocratie que partagent les vieilles souches aristocratiques, les intellectuels communistes et les technocrates parisiens de tous bords. Les « réformateurs en catimini » ne servent pas la cause de la réforme libérale, ce sont des gens dangereux qui préparent les révolutions de demain (pas étonnant, ce sont souvent d’anciens trotskystes). Ce sont aussi des hypocrites s’ils réforment sans en payer le prix (les économistes universitaires archi-protégés qui dissertent sur la libéralisation du marché du travail, les sénateurs à vie comme Mario Monti, etc.). Le concept schumpétérien de « destruction créatrice », par exemple, a toujours eu la côte auprès des acteurs qui ne craignent aucune destruction de leurs rentes, comme les banquiers centraux indépendants. Tartuffe is back.

Ils croient peut-être que l’on peut mettre en œuvre des réformes de l’offre ambitieuses (toujours un peu douloureuses dans un premier temps), en pleine crise, sans proposer quelques avancées du coté de la demande. Ils n’ont pas bien étudié Jacques Rueff, qui a proposé des réformes structurelles mais APRES une dévaluation (de même que les Suédois, au milieu des années 1990). Sans réforme monétaire préalable, la plupart des réformes structurelles sont simplement odieuses et pour cette raison vouées à l’échec. On n’a jamais vu une politique de l’offre aboutir en plein milieu d’une déflation, et Jacques Rueff avertissait : « Qui veut faire une politique réaliste de prospérité et de paix sociale doit reconnaître le niveau existant des salaires comme le plancher immuable de toute politique financière constructive (…) En tous cas, à partir du moment où les hausses de salaires sont intervenues, la hausse correspondante des prix doit être considérée comme consolidée. Maintenir, après pareilles hausses, le change au niveau ancien, c’est organiser la dépression et s’obliger, soit à exclure par voie d’autorité tous achats à l’étranger, soit à accepter l’épuisement progressif des réserves de devises. En laissant subsister un déséquilibre qui ne peut s’atténuer que par des baisses de salaires, on suscite le malaise social et on prépare, pour le lendemain, d’inévitables fronts populaires » (détail amusant, un livre vient de sortir sur Jacques Rueff, préfacé par… Wolfgang Schauble !! on croit rêver, mais cela ne choque plus personne).

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par pale rider - 23/02/2016 - 07:58 - Signaler un abus Comment ? Mais on ne peut pas .

    les impostures tombent toutes seules , malheureusement en faisant grand bruit et de nombreuses victimes.

  • Par Ganesha - 23/02/2016 - 09:36 - Signaler un abus Intégrismes

    Ce qui me surprend toujours chez les commentateurs d'Atlantico, c'est le nombre de ceux qui viennent encore ici défendre le ''Capitalisme Libéral'', malgré les cinquante ans d'échec de la doctrine Reagan-Thatcher-Merkel. Ils se conduisent exactement comme les musulmans intégristes ! On ne peut pas dire que depuis les quelques siècles que cette religion existe, les pays qui vivent sous régime musulman ont connu une grande réussite : Développement économique ? Découvertes scientifiques ? Éclat de la Culture ? Mais il y a donc un courant de fanatiques qui affirment : nous avons échoué parce que nous n'avons pas appliqué nos principes avec suffisamment de ''rigueur frénétique'' ! De même, on peut lire ici de nombreux textes disant que ''nous vivons dans un monde socialiste'' ! Pourquoi pas communiste tant que vous-y êtes ? Tant qu'il restera un petit bout de Sécurité Sociale, un semblant de Smig, nos capitalistes intégristes viendront sur Atlantico clamer leur rage et leur fureur ! Toujours la même petite ritournelle stupide : ''D'après le Figaro, si je vote pour Marine Le Pen, nous allons immédiatement revenir au Franc et mes économies vont fondre comme la neige au soleil'' !

  • Par borissm - 23/02/2016 - 09:53 - Signaler un abus Je retiens de cet article intéressant

    que la droite doit, enfin, développer un vrai corpus d'armes idéologiques et surtout de principes moraux qui ne soit pas le sempiternel rappel des "valeurs" -- bien dévalorisées, d'ailleurs. Et plutôt que de répéter comme des perroquets la doxa imposée depuis cinquante ans par les intellos de gauche, adopter quelques règles simples et de bon sens (voir à c sujet le chapitre sur le copinage, la simplification, la transparence...)

  • Par Nargath - 23/02/2016 - 10:23 - Signaler un abus secte d'élite

    "dire qu’un euro vaut 1936,27 lires italiennes jusqu’à la fin des temps, est une superstition scientiste contraire à tous les enseignements libéraux" Plus je lis les libéraux idéologiques, plus j'ai l'impression de voir un catéchisme tout droit issu d'une secte... Avec des types qui citent religieusement Hayec (ou autre) sourate tant, verset tant. Le jour où ces types la auront compris que ce qui intéresse une grande partie de la population n'est que simplement stabilité et prévisibilité a long terme (en d'autre terme rente), ils comprendront peut-être pourquoi leurs idées géniales ont tant de mal à s'exprimer pleinement dans la société. Tout n’est question que de modération.

  • Par MONEO98 - 23/02/2016 - 10:41 - Signaler un abus y a t il des liberaux en France?

    Des marxistes assurément , des pétainistes qui s'ignorent beaucoup plus qu'on ne le croit,y compris chez les "Gaullistes" des colbertistes ,des fascistes de plus en plus mais des libéraux,des gens qui pensent que l 'Etat ce n'est pas la solution c'est le problème.... des gens qui pensent que ce n'est pas en donnant le bâton de la répression à une caste autoproclamée de l'intérêt général , mais seulement représentative de la fiction par laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde ( et surtout le monde protégé de l'administration) Quand on entend Juppé dire que le texte sur le contrat de travail et les 35 h est trop libéral alors qu'il laisse intact, en plus ,le monde hyper protégé du secteur public .Trés sincèrement en dehors même des problèmes supra nationaux monétaires ,comment pensez vous que notre pays va s'en sortir ,n ayant que le choix entre la peste et le choléra; il n 'y a que Ganesha pour penser que le choléra c'est mieux que la peste Culturellement , l'histoire racontée aux français depuis 1918 a façonné un raisonnement à la française ,nous en payons les fruits

  • Par Lafayette 68 - 23/02/2016 - 11:35 - Signaler un abus "Lib lib" ?

    Libéral est un terme polysémique . "Pas de limites" en fait le résume bien. En France il n'y a pas de vrais libéraux au sens économique ( le modéle français est redistributif à l'inverse de celui des EU cf Hillary Clinton face à Sanders : "nous ne sommes pas la France" et elle est de la gauche... américaine..). Beaucoup de libertaires par contre et de gens de mauvaise foi , corporatistes à souhait.

  • Par vangog - 23/02/2016 - 11:58 - Signaler un abus Ecole de Fribourg hostile à l'Euro et à la BCE...

    exactement comme le Front National et libéral! Les patriotes veulent le retour à la souveraineté monétaire, comme les Englishs, seule capable de relancer la compétitivité économique de la France! Mais si on retourne au serpent monétaire, seule période de prospérité de l'UE, si on ferme la BCE et la CDJE, et si on abroge Schengen, alors que reste-t-il de la construction bancale des PPE-PSI?...ah, libéralisme! Le vrai...

  • Par Benvoyons - 23/02/2016 - 12:22 - Signaler un abus Les Socialistes Nationalistes FN disent que le programme

    économique de MLP PHILIPO est Libérale ( sans rire) qui est un programme Étatiste Socialiste( fait par des fonctionnaires pour donner les pleins pouvoir aux fonctionnaires) déjà mis en œuvre en 1981 avec le succès que l'on connait :)::)) Il faut faire sauter les verrous donc interdire aux Fonctionnaires d'être des élus et aussi le verrou syndicale détenu par les Syndicats entièrement dirigés par des Fonctionnaires! :)::)) Cela n'est pas dans le programme des Socialistes Nationalistes FN :)::)) Sans cela la France sombrera définitivement

  • Par Ganesha - 23/02/2016 - 14:02 - Signaler un abus Moneo98

    Moneo98, comme on dit, un peu vulgairement, ''achetez vous des lunettes'' ! Moi qui dépense tellement d'énergie à lutter contre le TINA, ''il n'y a pas d'alternative'', je suis vraiment déçu que vous ne m'ayez pas lu ou pas compris ! Je vous fais un copié-collé de deux de mes textes récents : le premier : ''Amis commentateurs grincheux : oui, le Communisme et le Capitalisme sont morts ! Mais, oui il y a des alternatives. Un exemple : le Revenu de Base''. Si vous avez d'autres idées, à condition qu'elles soient constructives, n'hésitez pas ! Mais pas celles de mr. Gattaz !

  • Par Ganesha - 23/02/2016 - 14:06 - Signaler un abus Un autre texte

    Un autre texte qui a dû échapper à votre sagacité : ''Toujours ma petite mise en garde : gagnons du temps : contrairement au radotage de la plupart d'entre vous, il y a d'autres alternatives que le ''Couple infernal Capitalisme-Communisme'' ! Pas la peine de me ressortir votre minable chansonnette ''Cuba, Corée du Nord''. Ne ressassez pas éternellement le passé révolu, un autre avenir est possible ! Si, si, même à votre âge, on peut encore faire preuve d'imagination ! Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir...''

  • Par MONEO98 - 23/02/2016 - 14:52 - Signaler un abus incompréhension ou manque d 'esprit de synthèse

    1/ L"euro a été fait pour pour conclure un Etat Fédéral que les partis politiques n'osaient présenter à leurs électeurs et sur un malentendu initial ,les Français voulaient un modèle français et les allemands un modèle allemand ; L'Allemagne a triché sur la monnaie avec la réunification et nous en permanence en signant des accords que nos dirigeants dénonçaient rentrés à Paris(agriculture par exemple) 2/revenir à une monnaie nationale n'a d'intérêt que pour permettre de dévaluer soit en permanence en cas de poursuite de la politique distributive actuelle + la politique sociale refusant l 'adaptation de l'entreprise à l'économie +la croyance que l'emploi public est la panacée, soit le coup de fouet de départ pour oublier toutes les erreurs du passé susvisées finalement on en revient toujours à la même histoire soit vous croyez que des êtres supérieurs sauront diriger le pays au nom de l’intérêt général qu'ils définissent eux mêmes soit vous pensez que c'est la Liberté rendue à mr tout le monde ;avec moins de dirigisme qui sauvera le pays j'appartiens à la seconde catégorie ....

  • Par Ex abrupto - 23/02/2016 - 17:12 - Signaler un abus "C’est presque un réflexe : pour un libéral, rien n’est sacré "

    ....sauf le libéralisme!! Ce qui fixe la limite du raisonnement. Un peu comme les marxistes pour lesquels le monde s'arréterait à lui même, puisqu'il n'avait pas de "contradictions internes".

  • Par MONEO98 - 23/02/2016 - 18:53 - Signaler un abus @ex abrupto

    il n' y a rien de sacré sauf un pari: vous croyez à un parti ,un homme providentiel à un appareil qui vous dictes ce qui est bien ou mal ( 1984) ou vous n' y croyez pas ;pourquoi ? Pour une raison simple si l'homme individuel de par sa nature est un loup pour l'homme pourquoi un groupe d'hommes ou un homme tout puissant ayant tous les moyens de coercition à sa disposition changeraient de nature... si vous arrivez à me démontrer que des loups deviennent moutons parce qu'ils dirigent un truc de nature" Déiste" dénommé Etat alors je changerai de pari

  • Par Texas - 23/02/2016 - 18:58 - Signaler un abus Excellent article

    dont la Droite Française ferait bien de s' inspirer . Si le doute imprègne le Libéralisme , les certitudes imprègnent Ganesha . De sa lecture du Libéralisme , il n' aura retenu que Reagan Thatcher Merkel avec cette constance d' horloge qu' il nous reproche sur la Corée du Nord . Le Communisme est mort , prétend-il , et de nous proposer le Revenu Universel de Base . Payé par qui ? , un Etat centralisateur , une Gouvernance Mondiale . Chassez le naturel ....

  • Par Ganesha - 23/02/2016 - 20:08 - Signaler un abus Flexi-Sécurité

    Les noms de la trilogie à laquelle je me réfère, sont ceux de trois des dirigeants occidentaux les plus importants de ces dernières décennies. Ce qui me paraît absurde, c'est quand on écrit qu'ils ont mené une politique ''socialiste'' ! Ayez au moins le courage de reconnaître qu'ils nous ont fait vivre une expérience pratique du Libéralisme… Et qu'aujourd'hui, c'est vraiment l'échec ! Tout comme les pays de l'Est ont connu l'échec d'une expérience du Marxisme. La question qui se pose à présent, c'est que nous sommes contraints à changer, à essayer un autre système. Mais lequel ? En fait, le Revenu de Base séduit aussi des politiciens et économistes de droite : il respecte la propriété privée (avec un éventail maximum des fortunes?) et il est tout à fait libéral dans le sens où il facilite l'initiative, la création d'entreprises privées, en réduisant presque à zéro les charges patronales. Ce serait une mise en œuvre de la fameuse ''Flexi-Sécurité''. Mais la vraie, celle qu'appliquent les Scandinaves, pas la farce grotesque des politicards français quand ils se réfèrent à ce concept qu'ils ignorent complètement...

  • Par CHARPFREFRA - 23/02/2016 - 21:14 - Signaler un abus Le libéralisme une idéologie de postures

    Le libéralisme est comme l'écologie radicale ou le communisme une idéologie utopique qui n'a et qui ne sera jamais applicable en tant que telle. Seulement ces idéologies sont présentes dans tous les systèmes en place à doses variées. Dans les faits, appliquer le libéralisme c'est décupler le pouvoir de l'argent par le marché. C'est immédiatement rendre plus riche les riches avec en en plus le pouvoir de tout acheter (plus de biens publics).

  • Par Ganesha - 24/02/2016 - 00:11 - Signaler un abus CHARPFREFRA

    Vous décrivez très bien la liberté du renard dans le poulailler ! Ce qui est surprenant ce sont les petits retraités qui viennent ici se présenter comme faisant partie des ''Rois de la Jungle'' ! Ils défendent les riches comme s'ils s'appelaient Béttencourt ou Bolloré. Les dizaines de millions d'emplois perdus dans l'agriculture, l'industrie, le commerce de détail, les banques... tout cela les laissent complètement indifférents : peu leur importent les faits, la réalité la plus évidente : ils croient toujours aveuglement dans leur sacro-sainte religion ''libérale'' !

  • Par CHARPFREFRA - 24/02/2016 - 07:56 - Signaler un abus Ganesha

    La philosophie libérale parle de liberté individuelle de responsabilité, ce qui, dans un monde idéalisé avec une nature humaine tout autre, serait tout à fait séduisant. Seulement, à y regarder de plus près, on trouve des libéraux, petits rétraités, rentiers, financiers et autres, qui sont cupides, égocentrés et cyniques.

  • Par Mike Desmots - 24/02/2016 - 10:06 - Signaler un abus M; le journaliste ou journaleux? ..;la gauche libérale ?

    Ca n'existe que chez les désinformateurs du club du siècle...! ou voir les réseaux de la franc-maçonnerie...d'abord le" libéral- socialisme" est un slogan ,en novlangue socialiste .. car il n'existe pas ..! le libéral - socialisme est une antinomie ...Dans le même style d'intox , après la chute du mur de Berlin ...toute la propaganda de la gauchocratie en France (pour ne prendre que cet exemple) , avait abandonné dans sa propaganda de presse , le mot "socialiste " seul et ils s'étaient autoproclamé des sociaux/démocrates...! le mot socialiste étaient plus porteur...! au final , c'est fou la frivolité socialiste ,pour jouer au caméléon politichien...

  • Par Texas - 24/02/2016 - 10:45 - Signaler un abus Le Liberalisme...

    ....une idéologie ?!! . En une seule phrase , tu comprends pourquoi Fréderic Bastiat fait un carton aux Etats-Unis , mais pas en France , son pays de naissance . Ceux qui parlent si bien du Libéralisme , connaissent-ils au moins Fréderic Bastiat , quelques penseurs Libéraux ou les principes du Libéralisme ?. Réponse : non .

  • Par Ganesha - 24/02/2016 - 11:27 - Signaler un abus Crime contre l'Humanité

    Le ''Libéralisme'' est par définition un ''Crime contre l'Humanité''. Il consiste à ramener les êtres humains au même niveau que les animaux, et sur de nombreux aspects, encore plus bas qu'eux. Lorsque j'utilise les expressions ''Loi de la Jungle'' et ''Liberté du Renard dans le poulailler'', je résume assez bien la situation. Dans la plupart des espèces, le meurtre à l'intérieur du groupe est interdit. Chez les hommes, l’assassinat direct est réprimé… mais ce numéro d'Atlantico comporte un article sur les industriels qui nous empoisonnent avec leurs produits chimiques. Quant au vol et au partage équitable de la nourriture et des ressources, je dois encore lire l'article sur les 47 milliards de dividendes distribués en France en 2015…

  • Par Texas - 24/02/2016 - 12:04 - Signaler un abus @Ganesha

    Trop drôle . Nous sommes noyés dans le Libéralisme : Le montant des recettes fiscales de l' Etat en 2011 ( Impôts et taxes confondus ) . 53% du P.I.B pour les dépenses publiques , 360 taxes appliquées . Le Renard dans le poulailler ....est un Libéral ?. Vous croyez à la réincarnation , Ganesha ? ; Moi , oui , mais seulement depuis que je vous lis : On ne peu être aussi c.. en une seule vie !

  • Par MONEO98 - 24/02/2016 - 12:08 - Signaler un abus vous me faites penser à coluche ( le talent mis à part)

    le capitalisme c'est l'exploitation de l'homme par l'homme, le communisme c'est le contraire A propos votre renard quand il a pris les commandes de l'Etat il ne mange plus les poules? ah non il dresse les poules à ne plus avoir peur du renard dans des camps de conditionnement pour mieux les bouffer plus rapidement -:)

  • Par Texas - 24/02/2016 - 12:08 - Signaler un abus Je complète et rectifie

    422 Milliards pour le montant des recettes fiscales en 2011 ! . Et c' était : " on ne peut pas être...!

  • Par Mike Desmots - 25/02/2016 - 09:05 - Signaler un abus @texas ,et la dette d'état cumulée 2 145 Milliards d'EUR

    voir les sites officiels en FR ou UE de la dette française.....donc, au final... ,la question angoissante en 2016 .est : Combien sera le montant de l'ardoise que la dernière nomenklatura au pouvoir en UE...va laissé aux français en 2017..?.question subsidiaire, où est passé tout cet argent...?

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Mathieu Mucherie

Mathieu Mucherie est économiste de marché à Paris, et s'exprime ici à titre personnel.

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€