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Candidats, projets, inégalités de traitement : ce que la campagne présidentielle inspire vraiment aux Français

Cette enquête de la Fondapol avec Harris Interactive met en lumière le jugement des Français sur la campagne présidentielle et le principe d'un débat limité à 5 des 11 candidats qui aura lieu ce soir.

Campagne "décevante" et "ratée"

Publié le - Mis à jour le 24 Mars 2017
Candidats, projets, inégalités de traitement : ce que la campagne présidentielle inspire vraiment aux Français

Invités à juger la campagne, les Français répondent par une incroyable sévérité : campagne "ratée" (82%), "décevante" (86%), qui "ne permet pas de débattre des solutions aux problèmes rencontrés par la France" (78%), ni même "aux candidats de savoir ce qu’attendent les Français" (79%) et pas plus d’aborder "les problèmes qui les préoccupent personnellement" (80%). N’en jetez plus ! Rarement une élection présidentielle aura été aussi importante, dans un monde en plein bouleversement, dans une Europe inquiète face à une Amérique, une Russie et une Turquie menaçantes, et nos guerres, contre le terrorisme islamiste, contre le chômage record, contre la disparition de notre agriculture… Jamais une campagne électorale n’a été aussi cruciale et jamais elle n’a été aussi sévèrement jugée par les électeurs.

C’est un tel échec que l’on peut se demander non seulement si le résultat mesuré par les sondages est bien celui que nous verrons sortir des urnes, les 23 avril et 7 mai prochains, mais encore si le président élu - ou la présidente ! -, sera capable de susciter une majorité parlementaire, en juin. Majorité introuvable, cohabitation immédiate, crise politique ou crise de régime ? N’écartons aucune hypothèse, en particulier les plus impressionnantes.

Et c’est au terme d’une élection qui sera passée sans avoir eu lieu que les malheureux élus devront supporter les dures exigences du gouvernement par gros temps.

Ratée, à côté de tous les grands sujets, cette campagne, sans profondeur ni gravité, ne fournira aucun élan au pouvoir issu du scrutin, à peine une légitimité. Les Français se souviendront alors des conditions dans lesquelles le choix s’est opéré et l’on peut craindre un redoutable retour de bâton. Peut-être même dans les urnes !

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Commentaires

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  • Par Aldel - 20/03/2017 - 10:25 - Signaler un abus Il reste 1 mois

    1 mois. C'est peut-être court, mais cela correspond peut-être aussi à l'accélération de la circulation de l'information, des idées. Tout n'est pas perdu. On peut avoir une vraie campagne pendant 1 mois, il suffit que les médias s'en donnent la peine, s'ils savent que leur public le demande, ils peuvent y être enclins. Et, après tout, pourquoi serait-ce un mal d'avoir une campagne courte ; il n'est pas sain non plus d'avoir une campagne électorale d'un an qui paralyse le fonctionnement des institutions pendant toute l'année précédant les élections.

  • Par Ex abrupto - 20/03/2017 - 11:22 - Signaler un abus Très surpris...

    ... par la réponse à la question "médiocrité de la campagne la faute à qui!!" Pour moi il est clair que les médias en sont les grands responsables. Que les turpitudes (pas si monstrueuses que ça au fond) de fillon aient occupé ces petits messieurs dames des médias à 100% me parait anormal. Qu'est ce qui les empéchaient de partager leurs questions entre mousse médiatique (et donc vénale en ce qui les concerne) et questions programatiques: rien!

  • Par Ganesha - 20/03/2017 - 11:55 - Signaler un abus Canard enchainé

    Nous avons heureusement déjà, grâce au Canard enchainé, des informations très utiles sur la personnalité réelle des candidats. Ce journal, un des seuls qui ne soit pas subventionné, ''sauve l'honneur de la démocratie''. Il nous montre enfin la ''Vérité Nue'' ! Ce soir, nous allons essayer de deviner les motivations profondes de tous ces brillants politicards. Jusqu'où ira leur rapacité, leur recherche insatiable d’enrichissement personnel, leur soumission à l'oligarchie financière ? Mon pronostic : la dame blonde est la seule qui soit sincère. Et elle va balayer toute cette racaille !

  • Par zen-gzr-28 - 20/03/2017 - 13:29 - Signaler un abus Très surpris aussi !

    Bien sûr que les médias sont responsables du climat malsain, décourageant de cette pré campagne. Ils ont certainement vendus davantage de journaux !!!!! La concurrence est rude.

  • Par langue de pivert - 20/03/2017 - 18:07 - Signaler un abus C'est pas sérieux !

    Les Français aiment renifler la merde...et après ils s'étonnent que les sujets vraiment sérieux ne soient pas abordés ?

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Dominique Reynié

Dominique Reynié est professeur des Universités en science politique à l’Institut d’études politiques de Paris et directeur général de la Fondation pour l'innovation politique (Fondapol).

Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont Populismes : la pente fatale (Plon, 2011).

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