Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Mardi 26 Juillet 2016 | Créer un compte | Connexion
Extra

Bruno Gollnisch : "L’essentiel du FN d’avant Marine Le Pen est toujours là"

Aux yeux de l'ancien rival de Marine Le Pen pour la présidence du Front National, ni le retrait de Jean-Marie Le Pen, ni la poussée du Mouvement Bleu Marine ne sont de nature à altérer l'ADN du parti.

Héritage

Publié le
Bruno Gollnisch : "L’essentiel du FN d’avant Marine Le Pen est toujours là"

Le député européen Bruno Gollnisch. Crédit Reuters

Atlantico : Alors que le congrès du Front national se déroulera les 29 et 30 novembre à Lyon, vous retrouvez-vous encore aujourd'hui dans le parti tel que voulu par Marine Le Pen ?

Bruno Gollnisch : Oui, je me retrouve toujours dans le FN tel que voulu par Marine Le Pen mais aussi tel que Marine Le Pen en a hérité, en quelque sorte. Contrairement à ce que voudraient faire croire les médias, ce FN n'est pas totalement nouveau, il est dans le prolongement des combats qui ont été menés dans les années passées et je dirais même avant son existence.

Que reste-t-il justement de ce Front National-là ?

L'essentiel. C'est-à-dire, le combat pour le maintien de l'identité française, pour la restauration de la sécurité publique, pour l'inversion du courant de l'immigration, pour la diminution de la fiscalité, pour une protection raisonnable de notre économie à l'international, pour l'affirmation contre ceux qui voudraient déduire de leurs convictions religieuses des modes de vie qui ne sont pas conformes aux traditions françaises.

Vous avez déclaré que vous regrettiez d’avoir refusé la fonction de vice-président du parti qui vous avait été proposée par Marine Le Pen à l’issue de son élection en tant que présidente….

Je ne suis pas rempli d'amertume. Il y avait du pour et du contre et mon attitude de l'époque se justifie par deux raisons : Marine Le Pen avait remporté la compétition interne, je m'étais incliné. J'ai décliné car à partir du moment où elle avait gagné, je trouvais normal qu'elle constitue son équipe mais comme nos conceptions étaient différentes sur un certain nombre de sujets, j'aurais été une gêne plus qu'autre chose. Mieux valait une équipe homogène, c'est ma conception du commandement. Et deuxièmement, cette proposition certes généreuse, si je l'avais acceptée, aurait privé du titre de vice-président des personnalités qui l'assumaient jusqu'alors et qui étaient tout à fait honorables, comme Alain Jamet. A la vérité, je pensais quand même conserver un certain nombre de responsabilités nationales comme celle des affaires internationales du mouvement ou d'autres choses. J'aurais pu rendre des services plus importants, plus visibles et plus thématiques. Ce que je voulais dire c'est que je suis disponible pour cela mais je n'en fais pas une maladie. Pour le reste, cette compétition, malgré quelques scories inéluctables, a été infiniment plus correcte et convenable, que ce que l'on observait dans d'autres formations politiques.

Comment faire peser aujourd'hui la ligne que vous représentez dans le parti au regard du poids du Rassemblement Bleu Marine ? Comment jouer les contre-pouvoirs ?

Je ne joue pas du tout les contre-pouvoirs. Où avez-vous vu que je jouais les contre-pouvoirs ? Je participe au pouvoir actuel, je suis membre du bureau politique, je suis membre de la commission d'investiture, je suis membre de la commission des conflits, je suis député européen. J'ai été lors de la précédente mandature un des plus efficaces, un des plus assidus. Je suis président d'un groupe de 17 élus au conseil régional de Rhône-Alpes. Il y a de quoi s'occuper à plein temps.

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par vangog - 23/11/2014 - 14:41 - Signaler un abus Très bien dit par Bruno Gollnisch!

    Les raisons qui rassemblent sont plus importantes que les raisons qui pourraient diviser et qui, en tout état de cause ne sont que des fantasmes d'analystes politiques. Marine Le Pen et Gollnisch possèdent les vertus du pragmatisme et de la cohérence, vertus qui échappent foncièrement à bon nombre des politiciens de ces trente dernières années. L'analyse économique ne peut plus être figée, fondée sur ce qui se passait il y a vingt ou trente ans. L'étatisme, l'UE mondialiste et le capitalisme de connivence ont tellement gangrené notre pays, qu'il ne sera possible de sortir de leurs conséquences mortiferes, que par une négociation approfondie et constructive, aussi bien à l'intérieur qu'a l'extérieur de nos frontières. Et si les Européens votent, de plus en plus, pour des partis sceptiques par rapport aux politiques qui ont été menées, alors il deviendra possible de changer l'UE de l'intérieur, de la convaincre de créer une harmonisation fiscale et sociale, des frontières, une armée, un Euro qui ne soit pas le glaive tranchant du capitalisme de connivence détruisant ses valeurs judéo-chrétiennes et l'appauvrissant intellectuellement, industriellement, humainement....

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Bruno Gollnisch

Bruno Gollnisch est membre du Front National. Longtemps délégué général du parti, puis vice-président exécutif, il est actuellement membre du bureau politique et membre de droit du comité central du Front national. Il exerce les mandats de député européen et de conseiller régional de Rhône-Alpes. Par ailleurs, il a présidé l'Alliance européenne des mouvements nationaux jusqu'en décembre 2013.

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€