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Brexit, Trump contre tous les pronostics... Juppé est-il vraiment la meilleure garantie anti-FN pour électeurs de droite ayant envie de gagner en mai 2017 ?

Ce mardi 8 novembre, les électeurs américains ont fait mentir tous les sondages et porté Donald Trump jusqu'à la Maison Blanche. Cette élection, en plus de bouleverser la vie politique française, est riche d'enseignements.

Onde de choc

Publié le - Mis à jour le 11 Novembre 2016
Brexit, Trump contre tous les pronostics... Juppé est-il vraiment la meilleure garantie anti-FN pour électeurs de droite ayant envie de gagner en mai 2017 ?

Lla situation est-elle tendue au point qu'il vaille mieux recoudre les plaies et chercher un profil plus rassembleur et pondéré comme peut l'être Alain Juppé ? La France jouit indéniablement d'une dimension diplomatique et stratégique toute particulière.  Crédit ERIC FEFERBERG / POOL / AFP

Atlantico : Le Brexit et l'élection de Donald Trump ont déjoué l'ensemble des pronostics. Alain Juppé publiait ce mercredi 9 novembre un communiqué pour réagir à l'élection du président américain, dans lequel il soulignait les risques de se laisser aller aux extrémismes. Pour autant, au vu des récents événements, peut-on vraiment penser qu'il soit encore le meilleur rempart contre l'extrémisme ?

Jérôme Fourquet : La tornade Trump joue sur la politique et le paysage politique français à au moins deux niveaux. D'une part, elle renforce et révèle la dynamique en faveur des différents populistes. Le FN ne s'y est d'ailleurs pas trompé et saluait dès ce mercredi 9 novembre sa victoire. Il est indéniable que cette situation apporte de l'eau au moulin de Marine Le Pen : elle est désormais en mesure de souligner que les Britanniques ont eu le courage de réaliser le Brexit, puis que les Américains, dont on vante souvent la grandeur démocratique, d'élire Donald Trump.

Elle peut faire valoir l'idée que son discours est dans le sens de l'histoire, et soulever des questions sur la mondialisation, la libéralisation : ce sont bien de Londres, de la City et des États-Unis – premier centre économique mondial – que sonnent les révoltes contre la mondialisation. A bien des égards, le sens de l'histoire semble être le sien. J'emploie d'ailleurs le terme de "sens de l'histoire" à dessein. Il a été utilisé comme un argument massue et été le ressort principal de l'audience et de l'influence marxiste/communiste à travers le monde, tout particulièrement en Europe, d'ailleurs. C'est un processus historique qui permet de justifier un combat, de le légitimer. Ce procédé peut évidemment être récupéré par le FN, à la fois pour se crédibiliser et attaquer ceux qui les taxent de populisme et d'extrémisme. Le FN peut maintenant, après le Brexit et l'élection de Donald Trump, souligner qu'il ne s'agit plus "juste" d'un populisme isolé mais que le vent se lève pour le monde occidental. Concrètement, l'élection de Donald Trump peut permettre au FN de créer et surtout d'amplifier la dynamique dont il jouit déjà. Il n'est pas assuré que cela se traduise mécaniquement dans les urnes, dans la mesure où il est plus probable que cela conforte des électeurs déjà convaincus plus que d'en attirer de nouveaux. Dans tous les cas, c'est quelque chose qui va leur profiter. 

On entend souvent que ce qui se passe aux États-Unis est précurseur de ce qui pourrait se passer sur le Vieux Continent. Pour autant, en France, depuis l'arrivée de Marine Le Pen à la tête du FN, le parti obtient des scores sans précédents. Les mécanismes et les ressorts de votes FN et Donald Trump présentent effectivement des similitudes. Cependant, il me semble que le phénomène était déjà à l'œuvre depuis un moment dans notre pays. Des journalistes anglo-saxons m'interrogeaient sur le FN et s'étonnaient de leurs importants résultats. Je répondais d'une boutade – qui n'en était pas vraiment une – que la seule vraie différence entre le Royaume-Uni, l'Amérique et la France, c'était les taux de participation, beaucoup plus haut chez nous. Les milieux populaires français, qui essuient de plein fouet les conséquences de la mondialisation, participent plus aux élections que ces mêmes milieux américains et anglais. En France, la révolte se fait au travers du FN. Aux États-Unis ou en Grande-Bretagne, cela se faisait généralement via l'abstention. Rappelons que la victoire de Trump est aussi la résultante d'un scrutin où la participation atteint des records historiques. Cela vient conforter l'idée que les mécanismes communs entre le vote Trump et le vote FN fonctionnaient déjà à plein régime.

Le deuxième effet de la victoire de Donald Trump est plus indirect. Pour beaucoup de Français, cette élection a un sens bien particulier : elle marque l'entrée dans une période mondiale dangereuse et instable. La France était déjà frappée par les attentats djihadistes, devait faire face à la montée en puissance de la Russie de Poutine (dont on entend les bruits de bottes à la frontière européenne et dont on sait l'action militaire en Syrie), au Brexit qui est synonyme de déstabilisation de l'édifice européen… L'élection de Donald Trump est le dernier avatar de cette série. Or, le nouveau président américain inquiète, du fait de son profil psychologique mais aussi de sa potentielle politique étrangère. Durant l'intégralité de la campagne, il s'est positionné dans la tradition isolationniste républicaine. Cela signifie, notamment, revoir la politique de défense européenne et ne plus assurer le bouclier de l'Otan de la façon dont il l'est aujourd'hui. De la même façon, il n'est pas inenvisageable que les États-Unis s'impliquent moins dans la lutte contre le djihadisme islamiste. Bien sûr, la France fait partie de la coalition, mais ce sont les États-Unis qui fournissent l'essentiel de l'effort. Sur l'ensemble de ces sujets, Donald Trump a montré des signes susceptibles d'inquiéter l'ensemble des Européens.

Cela a une incidence concrète sur la vie politique en France. Cette posture installe l'idée que nous avons quitté les périodes sereines pour entrer dans une ère de tempêtes et de menaces qui prennent de l'ampleur. Face à cet horizon incertain, les Français ont d'autant plus à l'idée qu'il ne leur faut pas se tromper de profil et de type de personnalité en choisissant qui asseoir à la tête du pays. À mon sens, il s'agit d'une dimension bien plus décisive que l'éventuel effet d'entraînement sur la dynamique du FN. Cela se traduit largement dans la campagne de la primaire de la droite où les deux profils – et visions de la France – s'affrontent clairement. Vaut-il mieux un chef de guerre, capable de montrer les dents et de réagir de façon vive et sans concessions ? Ou alors la situation est-elle tendue au point qu'il vaille mieux recoudre les plaies et chercher un profil plus rassembleur et pondéré comme peut l'être Alain Juppé ? La France jouit indéniablement d'une dimension diplomatique et stratégique toute particulière. Elle siège au conseil de sécurité de l'ONU, fait partie du commandement intégré de l'Otan, s'inscrit en pointe dans la lutte contre l'État Islamique et est l'un des deux piliers de l'Union européenne avec l'Allemagne. Ces questions diplomatiques sont exacerbées par la victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle.

Usuellement, sauf en temps de guerre, les questions de politique étrangère ne font pas le score d'une élection. Aujourd'hui, les menaces qui planent déjà et la victoire de Trump ouvrent symboliquement une nouvelle période de trouble, largement susceptible d'influencer le choix des Français. Jusqu'à présent, l'un des facteurs principaux de choix – à droite comme à gauche – relevait de la capacité du candidat à incarner dignement la fonction présidentielle, jugée malmenée par les deux précédents mandats. Si la victoire de Donald Trump vient renforcer cette dimension, elle en souligne également une autre : face à des interlocuteurs comme Vladimir Poutine et Donald Trump, le président doit avoir une colonne vertébrale suffisamment structurée et rigide. Il lui faut également assez de courage pour pouvoir discuter de façon très ferme, franche, virile même, avec des interlocuteurs qui sont très loin d'être des enfants de cœurs. C'est indéniablement une dimension qui va faire bouger les choses en profondeur dans le choix du candidat.

Christophe de Voogd : Permettez-moi de m’étonner d’abord du revirement total des commentaires sur les élections américaines en 24 heures. Ce qui était impossible hier est considéré comme logique aujourd’hui. Et ce sont souvent les mêmes qui sont passés d’une posture à l’autre, selon un habitus bien français. J’ai suffisamment écrit, notamment pour Atlantico, qu’il fallait prendre Trump au sérieux pour me permettre de dire que l’analogie entre la situation française et américaine a ses limites. Typique de nos revirements irréfléchis, l’oubli depuis 24 heures d’un fait majeur : Hillary Clinton a gagné au suffrage universel direct. Dans notre système, elle aurait donc gagné tout court ! Ensuite, la société française n’est pas encore aussi désintégrée que la société américaine. Elle est notamment, fait toujours oublié, bien moins inégalitaire. Fait aussi oublié, les Français sont "riches" en moyenne à titre privé (50 000 euros de patrimoine financier par tête, sans compter l’immobilier), alors que les Américains sont individuellement endettés. On ne comprend pas l’élection de Trump sans cette donnée, source de frustration énorme. A ceci s’ajoute le fait que Juppé est une personnalité bien plus consensuelle qu’Hillary Clinton, qui n’a jamais eu les sondages triomphaux du maire de Bordeaux et qui a toujours été l’objet d’un ressentiment voire d’une haine dans une partie importante de la population américaine

C’est pourquoi je reste convaincu qu’Alain Juppé gagnerait largement un duel contre Marine Le Pen, sauf drame majeur comme un nouvel attentat de masse.

Le problème pour lui est ailleurs : la primaire, elle, n’est pas gagnée et c’est cela la grande leçon à retenir des élections américaines : différence d'agenda politique entre les médias et les électeurs, erreurs des sondages, oubli de caractéristiques majeures du vote, comme le suffrage indirect aux Etats-Unis ou la composition du corps électoral de la primaire. 

 
Commentaires

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  • Par emem - 10/11/2016 - 08:05 - Signaler un abus Garantie ???

    Je ne voterai pour Martine Le Pen que si Juppé est au second tour

  • Par Beredan - 10/11/2016 - 08:27 - Signaler un abus Pantin où repoussoir ?

    Dans la configuration actuelle , le vieil iguane de Bordeaux se retrouvera de toute évidence face à MLP au second tour . Tétanisée par la Gauche , la Droite obtempèrera au coup de sifflet pour rejoindre un Front Républicain dont Juppé sera l'otage enthousiaste... Il ne faut pas se bercer d'illusions : avec ce mode de scrutin à deux tours , MLP n'a aucune chance d'accéder à la Présidence , sauf à avoir obtenu au moins 60% des suffrages au premier tour,...

  • Par cloette - 10/11/2016 - 09:16 - Signaler un abus Conviction

    Juppé est adoubé par les médias et le " système " . Le même système que celui de Hollande . Celui de la pensée unique . Celui que les Américains ont su chasser .

  • Par Deudeuche - 10/11/2016 - 09:21 - Signaler un abus juppé est une Hillary chauve de sexe masculin

    alors nombre de gens de droite dans ce cas voteront Marine, et moi itou!

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 10/11/2016 - 09:44 - Signaler un abus Faut pas rêver...!

    Mais bien sûr, Supermarine à voile va sauver la France en sortant de l'Europe et en revenant au franc....Pendant ce temps là, Superphilippot à vapeur organisera la Gaypride à Poitiers pour arrêter les arabes....... C'est beau de rêver..!

  • Par Deneziere - 10/11/2016 - 09:50 - Signaler un abus Mettre une claque à l'establishment en France...

    ... cela voudrait dire se débarrasser des chanoines de l'étatisme et des marquis du capitalisme de connivence. Or AUCUN des candidats actuels n'est dans cette logique. Surtout pas Marine Le Pen. A cet égard, son seul brevet "anti" est de ne pas avoir exercé le pouvoir, mais pour le reste, elle et Philipopot sont dans le droit fil du socialo-étatisme pur jus qu'on nous inflige depuis 43 ans.

  • Par Ganesha - 10/11/2016 - 10:29 - Signaler un abus Les deux derniers commentaires

    Les deux derniers commentaires : 9 h44 et 9 h50, me font poser la question : Atlantico organise-t-il un casting pour le ''Dîner des Cons 2'' ? Un concours du commentaire le plus stupide et le plus répugnant ?

  • Par Septentrionale - 10/11/2016 - 10:35 - Signaler un abus Contre la continuité étatiK avec MLP ou Juppé-avec-casier

    Il suffit de voter FrançoisFillon à la primaire de Droite, le candidat ignoré à dessein par la presse subventionnée, ou nommé du bout de leurs lèvres de moineaux encagés.

  • Par Ganesha - 10/11/2016 - 10:36 - Signaler un abus Cruel naufrage

    C'est la grande, l'unique question que tous les peuples occidentaux posent à leurs dirigeants : comment sortir de l'épouvantable crise économique dans laquelle nous nous enfonçons inexorablement ? Depuis plus de 30 ans nous vivons dans les ''Trente Piteuses'', conséquence du Libéralisme de Reagan-Thatcher-Merkel. Seuls quelques vieux croutons momifiés ont perdu tout contact avec la réalité au point de venir ici suggérer de ''Persévérer dans l'Erreur''. La vieillesse est un bien cruel naufrage !

  • Par cloette - 10/11/2016 - 10:39 - Signaler un abus L'establishment en France:

    Le vrai, pas l'apparent qui est un leurre, est celui du mondialisme, celui de la libre circulation des biens et des personnes qui devait avoir davantage de gagnants que de perdants mais qui s'avère aujourd'hui dangereux, les mafias criminelles sont super â l'aise dans la mondialisation, les pays pauvres survivent grâce à l'émigration qui les vident de toute possiblité de progresser et de devenir autonomes au profit de l'enrichissement d'une miniorité qui capte toute la richesse et au désavantage des populations qui subissent un chômage mortel accru par les delocalisations sans que les suppressions d'emplois soient remplacées . Sous prétexte d'avantages il y a tentation de gouvernance mondiale qui ne pourra être que totalitaire. Et ne parlons pas de l'uniformisation, de la perte des identités qui feront le nouveau monde un monde d'un ennui mortel .

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 10/11/2016 - 10:42 - Signaler un abus @ganesharlot se prend pour

    @ganesharlot se prend pour Lhermite alors que ses remarques sont plutôt du niveau de Villeret......Une grenouille qui se prend pour un bœuf. " la chétive pécore enfla si fort qu'elle creva..." Attention, il est symptomatique de constater que lorsque les chevilles enflent, le cerveau se vide...simple problème de vases communicants .

  • Par Septentrionale - 10/11/2016 - 11:23 - Signaler un abus Ganesha et sa folie qui s'enivre de propos cassants

    C"est d'ailleurs avec autant de vertiges et de légèreté qu'il casse tout dans sa propre baraque. Et son enfer c'est la longue vie autres.

  • Par essentimo - 10/11/2016 - 11:41 - Signaler un abus @Ganesha

    surprenant de ne pas voir que les 30 piteuses de la France correspondent à plus de réussite pour les USA, GB et Allemagne ! Voir les chiffres du chômage !

  • Par Ganesha - 10/11/2016 - 11:56 - Signaler un abus Petit catéchisme

    L'argument erroné qu'on lit et relit en permanence sur Atlantico, c'est : ''l'État dépense 56 % du PIB, donc, nous vivons dans un régime communiste'' ! La réalité, c'est que tous les pays, y compris les USA, sont obligés d'organiser des programmes sociaux pour atténuer les conséquences catastrophiques, les dégâts intolérables causés par le Libéralisme ! Sans cela, mes chers papys, je vous le répète inlassablement, vous vous feriez égorger dès que vous mettriez le nez dehors. Vous avez fait poser une porte blindée, mais vos fenêtres le sont-elles également ? Évidemment, le jours où vous aurez enfin intellectualisé ce concept, il vous faudra entièrement renouveler votre petit catéchisme...

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 10/11/2016 - 12:17 - Signaler un abus Le catéchisme de ganesha se résume à une peur incontrôlée...

    Quand Ganesha a peur, Ganesha paye....et il croit sauver sa peau... C'est l'inverse qui se produit plus il paye, plus il sera oblgé de payer et plus il aura peur. C'est ça le catéchisme des pleutres.

  • Par 2bout - 10/11/2016 - 12:29 - Signaler un abus Et que pense le fédéraliste qu'est Mr De Voogd ?

    Peut-on être à la fois atlantiste et désireux de construire une Europe où l'on instaurerait une harmonisation sociale et fiscale ? Peut-on exister diplomatiquement en étant dans l'Otan ?

  • Par Ganesha - 10/11/2016 - 12:33 - Signaler un abus Essentimo

    Essentimo, cherchez plutôt à vous informer un peu plus que l'argument simpliste et stupide du Figaro : ''Aux USA, le chômage est à 5%, donc tout va bien''. Regardez donc : 'Le prix du reve américain'' sur France 5, http://pluzz.francetv.fr/videos/le_prix_du_reve_americain_,148032682.html Également https://fr.wikipedia.org/wiki/Pauvret%C3%A9_aux_%C3%89tats-Unis. Pensez-vous que Donald Trump vient d’être élu par hasard ou sur un malentendu ?

  • Par 2bout - 10/11/2016 - 12:49 - Signaler un abus Pour compléter ma question

    Nous avons en commun avec les USA d'être des marchands d'armes. Mais eux ont l'indépendance énergétique, que nous n'avons pas comme tous nos voisins. C'est avec nos voisins qu'il faut renforcer nos alliances.

  • Par Lafayette 68 - 10/11/2016 - 13:24 - Signaler un abus @Christophe de Voogd

    Vous dites " avec notre mode de scrutin universel direct" Hillary serait élue !!! vous mélangez tout : c'est une république fédérale et on vote par Etat de façon indirecte ! Et avec le système universel majoritaire à un tour US ( Représentants) en France , le FN aurait la majorité à l'assemblée nationale !!!

  • Par Olivier62 - 10/11/2016 - 13:52 - Signaler un abus Juppé caricature du système

    "le président doit avoir une colonne vertébrale suffisamment structurée et rigide." Tout à fait la description de Flamby Ier ! S'agissant de Juppé, je crois qu'il est l'incarnation jusqu'à la caricature de l'establishment à la française, où l'arrogance le dispute à l'incompétence, avec en plus, dans le cas du personnage en question, à la malhonnêteté !! Le sieur Juppé n'a jamais daigné s'excuser auprès des cons-tribuables dont il a détourné les impôts.

  • Par 2bout - 10/11/2016 - 14:39 - Signaler un abus Mr De Voogd,

    peut-être vous (ou un autre) construirez une réponse à cette question, mais vous ne pourrez pas faire l'impasse : notre Establishment (le français) aurait beaucoup à perdre en mutualisant tous les services d'un Etat au niveau fédéral, d'où sans doute l'urgence à ne pas avancer trop vite dans cette direction, avec des responsables dont on sera sûr qu'ils ne feront rien.

  • Par jurgio - 10/11/2016 - 15:48 - Signaler un abus Le fiasco des médias d'ici et d'ailleurs

    devraient amener les hésitants et les influençables vers le doute : Juppé n'est pas forcément le meilleur candidat, que les médias ont choisi.

  • Par Deudeuche - 10/11/2016 - 15:55 - Signaler un abus @olivier62

    tout a fait, si c'est "lui" le rempart contre le "populisme" alors que le rempart s'écroule! Une troisième fois!

  • Par Jean-Benoist - 10/11/2016 - 16:12 - Signaler un abus les véritables électeurs

    De droite rejettent en bloc Ali Juppé, l énarque condamné vieillissant allié a Bayrou le traitre qui vote a gauche , allié a Pecresse parrainée par Juppé a lq younleaders.. les electeurs choisiront un chef d'état capable de renverser la table, energique, déterminé, expérimenté comme fillon ou sarko et ce tandem a initié de nombreuses bonnes réformes

  • Par Anouman - 10/11/2016 - 19:50 - Signaler un abus Garantie

    Je rassure l'électeur de droite qui ne penserait qu'à prendre une assurance anti-FN: même Koko le singe avec l'étiquette LR (c'est dommage il n'est pas à la primaire) capterait les voix du centre et de gauche dans un deuxième tour contre M. Le Pen. Il serait donc plus raisonnable de voir quel candidat de droite LR est susceptible de causer le moins de dégâts. Evidemment je reconnais que ce n'est pas facile, mais on peut essayer.

  • Par toupoilu - 10/11/2016 - 21:15 - Signaler un abus Moi je pense qu'elle peut gagner.

    Face à Fillon, non, parce que c'est un type honnête, mais face aux autres, elle peut le faire. Parce qu'il faut le dire, les autres sont de vrais nazes. :D

  • Par clint - 10/11/2016 - 21:20 - Signaler un abus Si tout le monde vote FN sur ce site c'est payer pour le FN !

    Oui ceux qui ne votent pas FN paient un abonnement qui permet au FN d'avoir un site gratuit ! Je ne vais pas entrer dans ce jeu de financement de la campagne FN.

  • Par toupoilu - 10/11/2016 - 21:34 - Signaler un abus :D:D:D:D:D

    .

  • Par Maxoplus - 11/11/2016 - 06:02 - Signaler un abus Lorsqu'avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes, échevelé,

    Livide au milieu des tempêtes, Sarko se fut enfuit de devant Jeovah...dans une grande primaire l'homme sombre arriva. Cachez moi dit il à ses fils. Que le grand Electeur ne me reconnaisse pas. François, Eric, Laurent...bâtirent une muraille si haute que nul sondage ne parvenait à la percer... Bref, n'étant pas Victor Hugo, comme vous le constatez, je vous laisse le soin de continuer. Juste, à la fin, l'œil était dans la tombe et regardait....

  • Par Anguerrand - 11/11/2016 - 06:35 - Signaler un abus A Clint

    C'est vrai qu'Atlantico permet à des permanents FN de débiter leurs insultes et de s'étonner que l'on ne le soit pas nous mêmes FN. Mais leur influence est extrêmement faible car ils n'ont aucun argument qui pourrait nous influencer. Ce sont des faibles qui ne savent qu'utiliser l'insulte, normal ils proviennent directement de la gauche la plus rétrograde et simplette jusqu'à la CGT qu'ils ont fait Maire. Il voudraient récupérer la victoire de Trump alors qu'il est l'opposé, liberal, comme ils avaient tenté de récupérer le vote grec, quand on voit le résultat. Dernière récupération le vote musulman ( compatible avec la république affirme maintenant MLP) le FN est LE dernier Parti de gauche et a déserté la droite depuis qu'elle a viré son père.

  • Par clint - 11/11/2016 - 11:32 - Signaler un abus @Anguerrand : MLP a refusé de donner sa position sur Fr2

    quand on lui demandait sa position sur les musulmans en France, et ce à au moins 3 reprises ! Pour Atlantico il y a parfois de bons articles mais il devient difficile d'échapper justement par le matraquage FN !

  • Par jurgio - 11/11/2016 - 11:46 - Signaler un abus Juppé est véritablement l'antithèse de l'alternance

    et, en effet, la campagne médiatique qui pleure sa Gauche va soutenir ce qu'elle considère de « moins pire ». Mais Juppé est aussi ce qui se fait de pire à droite ! L'exemple de Trump est de casser l'engluement politique et envisager un avenir meilleur, qui, cependant, ne sera pas immédiat. Sarkozy a trempé dans l'« establishment » et cela lui collera à la peau. Ce peut être pour lui, tel qu'on le connaît, un appui opportuniste car vive est sa réactivité pour combler les lacunes. Au contraire, Marine Le Pen croit tout chambouler d'un seul coup, mais étant considérés ses pauvres états de service et son très faible entourage (qui pour l'accompagner efficacement ?) elle va infuser l'inquiétude et les Français ont une nature républicaine frileuse, adeptes du cache-col et du bas de laine. Ce souci est d'autant plus grand que sa vue économique est révolutionnaire mais tracée à traits grossiers, sans assurance d'un quelconque résultat (on n'entend plus parler de la Grèce...) Néanmoins, une partie de l'électorat préférera évincer Juppé, quelque en sera le candidat adverse, pour changer ; mais pas dans le sens creux de Hollande.

  • Par joke ka - 13/11/2016 - 14:29 - Signaler un abus "Juppé est une personnalité

    "Juppé est une personnalité consensuelle " comme François Hollande ... ... ce n'est pas ce qu'il nous faut pour remettre la France sur les rails ... la droite exploserait car les électeurs de droite ne se sentiraient pas représentés avec Bayrou , Raffarin et Tarek Oubrou Ali Juppé et son identité heureuse (imposée)

  • Par francisquinze - 22/11/2016 - 23:27 - Signaler un abus Commentaire d'après 1° tour des primaires

    Nos deux spécialistes feraient-ils partie des élites pour avoir à ce point mésestimé FILLON PAS CITÉ 1 SEULE FOIS SUR 2 PAGES !!! Juppé par ci Juppé par là et patati et patata... Maintenant on comprend les raisons pour lesquelles Juppé ne figurerait jamais au 2° tour es Présidentielles: au 1° tour des primaires il a pris l'essentiel des voies du centre liliputien, des socialiste (15% des votants tout de même) et du Front national, autant de voies qu'il n'aurait pas aux Présidentielles ! Si les socialos participent en masse au 2° tour des primaires, c'est plié pour la droite aux Présidentielles. La droite voterait alors Macron ou FN.

  • Par vangog - 27/06/2017 - 09:37 - Signaler un abus Bravo pour votre "sens de l'histoire", Jerome Fourquet!

    Car c'est exactement ce vent de l'histoire, traversant les Nations occidentales, qui fixera la politique des trente prochaines années. Marine Le Pen sera élue, ou pas...mais elle sera là, car elle incarne ce sens de l'histoire dont elle fut une des pionnières à montrer le sens...Juppé, Clinton, Macron-clone de Hollande, ne seront plus là, car ils incarnent la vieille histoire gaucho-centriste, celle qui a échoué dans tous les territoires de jeu, malgré ses manipulations et ses changements de nom (on peut changer le nom de l'histoire, mais on ne change pas son sens...), celle qui a soumis l'Occident aux jeux pervers de la mondialisation et de son allié opportuniste, la barbarie islamisante...

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Jérôme Fourquet

Jérôme Fourquet est directeur du Département opinion publique à l’Ifop.

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Christophe de Voogd

Christophe de Voogd enseigne l'histoire des idées politiques et la rhétorique politique à Sciences Po. Il est également formateur accrédité en "political speechwriting" au secrétariat général du Conseil des ministres européens à Bruxelles.
 
Spécialiste des Pays-Bas, il est l'auteur de Histoire des Pays-Bas des origines à nos jours, chez Fayard. Il est aussi l'un des auteurs de l'ouvrage collectif, 50 matinales pour réveiller la France.

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