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Quelle organisation de l’Europe quand les réalistes auront gagné?

Lettre de Londres mise en forme par Edouard Husson. Nous recevons régulièrement des textes rédigés par un certain Benjamin Disraëli, homonyme du grand homme politique britannique du XIXe siècle.

Disraeli Scanner

Publié le
Quelle organisation de l’Europe quand les réalistes auront gagné?

 Crédit Sebastien NOGIER / POOL / AFP

Londres, 
Le 23 septembre 2018, 
 

Mon cher ami, 

 

Comparaison entre l’histoire de la Chine et celle de l’Europe

 
Me voici rentré de mon séjour en Chine. Durant les longues heures de vol, j’ai imaginé une autre histoire de l’Europe occidentale, si notre continent avait suivi une trajectoire chinoise. Représentons-nous un empire romain capable d’arrêter les invasions barbares. Ce n’est pas seulement une question de limes mais aussi de dynamisme démographique. Si l’Empire romain avait cru à son avenir, en nombre de naissances, les Goths, Vandales et Huns auraient eu du mal à pénétrer la “Romanité”; quand ils y seraient arrivés, ils auraient été rapidement assimilés. Siècle après siècle, depuis deux-mille ans, le latin se serait toujours plus affirmé comme “le mandarin”,  la langue commune de tout “l’Empire du Couchant”. La Romanité serait restée un ensemble unifié politiquement, connu pour la force de ses armées, la puissance de son administration, la qualité de ses infrastructures, le rayonnement de ses lettrés....
Sans trop nous éloigner de ce qui fut: la capitale de l’Empire se déplaçant, au IVè siècle à Byzance, la partie occidentale de l’Empire aurait été suffisamment prolifique pour que le latin restât la langue politique dominante de toute la “Romanité”. Après avoir résisté aux envahisseurs du Nord, les Romains auraient empêché les guerriers arabes qui portaient l’étendard de l’islam naissant de s’installer sur les rives de la Méditerranée - la nouvelle religion aurait eu, du coup, son centre de gravité en Mésopotamie et en Asie centrale. Le “Mare Nostrum” serait resté le coeur politique et économique de l’Empire durant de longs siècles. 
 
Resté unifié, l’Empire romain aurait connu quelques poussées scientifiques et technologiques (comme la Chine durant les deux millénaires de son histoire impériale avant la rencontre avant l’Occident) mais rien qui puisse se rapprocher de l’essor modernisateur que nous avons connu depuis le Moyen-Age. Si nous sortons de la fiction et que nous nous observons l’histoire réelle de Byzance, on voit à la fois comme le dynamisme de cet empire, qui dura onze siècles, a été sous-estimé - il aurait duré plus sans l’absurde sac de Constantinople par les armées croisées en 1204; mais aussi comme les progrès scientifiques et technologiques y furent lents. Les constructions impériales étouffent la créativité, à Byzance comme en Chine (qui n’a pas profité de la découverte de la poudre ni du papier monnaie). L’essor scientifique et industriel de l’Europe depuis la Renaissance est venu de la concurrence entre des centres politiques et économiques extrêmement nombreux et divers. C’est l’éclatement politique de l’Ouest du continent qui en a fait le plus extraordinaire foyer d’innovation de l’histoire du monde. 
 
Nous voici ramenés à l’Europe d’aujourd’hui: regardez comme la tentative absurde d’uniformiser le continent à laquelle s’adonnent vos pays est synonyme de croissance lente. L’Europe est en train de sortir de l’histoire en voulant coucher toutes ses nations dans le lit de Procuste de la monnaie unique. 

 

Quand l’Europe se réveillera

 
Je suis rentré à Londres pour y trouver une grande effervescence politique. Nos journaux bien-pensants expliquent que Madame May a été humiliée par les 27 pays de l’Union Européenne. J’ai plutôt tendance à penser que les 27 de Salzbourg étaient figés dans l’angoisse de voir l’Union se défaire; et qu’en face la Grande-Bretagne est en proie à des débats un peu anarchiques mais synonymes de vitalité. La Grande-Bretagne essaie de renouer avec le secret du dynamisme européen, la compétition féconde; tandis que le reste de l’Union court le risque de s’enforncer dans une uniformité létale. 
 
A vrai dire, malgré les somnifères auto-administrés, il semble bien que l’Europe tout entière se réveille, sorte de la torpeur que les traités des années 1992-2008 avaient fait tomber sur elle. Les 27 gouvernements vont attendre le plus tard possible avant de concéder quelque accord que ce soit à Londres parce qu’ils sont terrifiés devant la montée ce de qu’ils appellent les “populismes”. Il ne faut pas dire les 27, d’ailleurs: de plus en plus nombreux sont les pays dont les électeurs ruent dans les brancards et ne veulent plus d’un cadre politique uniforme. Au risque de parler comme un hégélien, je n’ai aucun doute sur le sens de l’histoire. Après que la Grèce s’est révoltée et a été écrasée, nous avons vu se dresser la Pologne, la Tchéquie, la Hongrie, la Grande-Bretagne, l’Autriche, l’Italie; et la liste est loin d’être finie. Ce qui est en train de se jouer, c’est la révolte d’une Europe des réalités contre une Europe utopique devenue dystopique. L’Europe des peuples se soulève contre l’Europe des technocrates. L’Europe des réalistes se dresse contre l’Europe des rationalistes. 
 
Nous sommes certains ce ce qui va se passer: partout, les libéraux vont reculer; et des forces politiques de droite et de gauche vont commencer à structurer le débat politique dans des termes nouveaux. Lorsque l’on crie au nationalisme, pour rejeter les partisans d’une Europe réaliste, c’est, à deux titres, un argument non élaboré. Non élaboré parce qu’actuellement aucun des mouvements dont nous parlons n’est en mesure de s’affirmer seul contre l’Union Européenne; mais aussi parce qu’il va bien falloir anticiper sur un moment où l’union des droites l’aura emporté en France en même temps que la gauche redeviendra socialiste; où la CDU se sera redroitisée en Allemagne tandis qu’à gauche Aufstehen montera en puissance; où, partout en Europe, des gouvernements auront à coeur de réaffirmer les intérêts de leur nation. A partir du moment où l’Union redeviendra une Europe des nations, il faudra bien se poser la question de la concertation entre ces nations retrouvées. Qu’est-ce qui me garantit que l’Italie de Salvini, l’Espagne de Pablo Casado, la Hongrie de Victor Orban, l’Autriche de Sebastian Kunz sauront s’entendre? Je suis étonné que les libéraux ne fassent pas meilleur usage de cette question pour défendre l’Europe des rationalistes. 
 
 
Commentaires

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  • Par Ganesha - 24/09/2018 - 09:44 - Signaler un abus Mr. Husson a craqué !

    Ca y est ! Mr. Husson a craqué ! Il déclare désormais prévoir, et se réjouir, d'un ''raz-de-marée'' Souverainiste aux européennes de Mai 2019 ! Ultime pudeur, et, en même temps signe d'adhésion, il les qualifie de ''Réalistes'' ! Connaissant la difficulté qu'éprouvent de nombreux abonnés d'Atlantico à maintenir leur attention sur deux pages de texte, voici trois citations : 1) ''Il serait effectivement essentiel que les souverainistes de droite et de gauche occupent la majorité des sièges du Parlement Européen pour peser sur la composition de la future Commission Européenne'' 2) ''il va falloir procéder à une restructuration de fond en comble. Etant donné que le saut vers une Europe fédérale ne se fera jamais, il faut sortir de l’entre-deux actuel et réaffirmer une logique confédérale'' Et 3) ''revenir à une logique confédérale, c’est accepter que l’euro ne soit pas viable sur le long terme - du moins si l’on veut préserver la prospérité européenne. Je proposerais pour ma part de remettre les compteurs à zéro: l’euro, de monnaie unique, redeviendrait pour tous monnaie commune, le temps d’un grand ajustement''

  • Par Ganesha - 24/09/2018 - 10:07 - Signaler un abus Euro et Cosi

    En pratique, pour les papys et les mamies Atlantico, deux dilemmes 1) à tort ou a raison, ils et elles considèrent que la préservation de leur patrimoine est indissociablement lié au maintien du concept de ''l'Euro monnaie unique'', et 2) en tant que bourgeois retraités cathos, ils et elles estiment que la ''solidarité de classe'' les oblige à voter ''Ripoux-Blicains'' ! Le petit freluquet Wauquiez aura-t-il l'énergie et l'autorité nécessaires pour imposer pour imposer une ligne claire à son parti, qui est au bord de l'explosion. Et surtout, que pense vraiment cet hypocrite malfaisant, ce traître, dont le Conseil Régional a versé une subvention de 90 mille euros à l'Association Cosi, auxiliaire des mafias de passeurs d'immigrés clandestins ?

  • Par vangog - 24/09/2018 - 10:09 - Signaler un abus Les réalistes, c’est les populistes?...

    Ah ben! Si même les commentateurs commencent à virer casaque, et croire que l’Europe des Nations peut gagner, alors...2019 sera une belle année de vendanges pour la liberté des peuples, et les technocrates bruxellois devaient déjà commencer à penser à leur retraite mal-méritée (qu’ils demandent conseil à Hidalgomygode !)...

  • Par lazycat - 24/09/2018 - 10:35 - Signaler un abus l'Europe sans l'Angleterre ?

    Trop peu de gens comprennent ou réalisent le drame du départ de l'Angleterre. Pour la France, politiquement, militairement et économiquent, c'est notre meilleur allié. Et qui va s'opposer désormais aux tendances supranationales et technocratiques, ce que faisait si efficacement le royaume unie. Et se retrouver en face a face a l'Allemagne? Nous n'avons jamais eu les mêmes intérêts.

  • Par cloette - 24/09/2018 - 10:55 - Signaler un abus Frexit

    Qui le propose ? Je ne vois ( hélas) rien à l'horizon ,

  • Par Ganesha - 24/09/2018 - 11:32 - Signaler un abus Cloette, Lazycat

    Cloette, comme d'habitude, vous n'avez rien compris ! Comme le remarque très bien Lazycat, ce qui va se passer, c'est que si le peuple allemand ne se débarrasse pas rapidement de sa ''fürherin'', Angela Merkel, les 27 autres pays vont exclure, au moins temporairement, ce pays, jusqu'à ce qu'il renonce à son nouveau rêve nazi de domination européenne ! Il n'y aura ni Brexit, ni Frexit, mais une Europe Souverainiste, où chaque pays mènera sa propre politique... tout en respectant un minimum d'idéal commun, tel que le rejet de l'immigration !

  • Par Ganesha - 24/09/2018 - 11:45 - Signaler un abus Thatcher et Obama

    Et, en se fixant aussi pour but d'inventer une alternative plus juste et plus humaine que la dictature du Libéralisme Thatcherien, qui, depuis presque quarante ans nous enfonce de plus en plus profondément dans le gouffre ! Contrairement à ce que nous affirment ici quelques riches actionnaires, profondément angoissés par la crainte d'une baisse de leurs dividendes, il est clair que mme May rejette catégoriquement les théories haineuses de Margaret Thatcher, et que Donald Trump est tout, sauf un disciple de Donald Reagan... ou du moins, il y a autour de lui un appareil politique qui l'arrête lorsqu'il exprime des projets aussi criminels que la suppression de ''l'Obamacare'' !

  • Par Benvoyons - 24/09/2018 - 11:50 - Signaler un abus My God une Histoire Chinoise qui est faite du rassemblement

    de différents États (dans le sens de l'époque) & qui a réussi avec des errements car rien ne se fait sans aucune difficulté.:)::)) https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Chine L'Empire Romain qui a été mais qui aurait pu suivant Disraeli :)::) Sauf que Rome a conquis pour faire son Empire mais les décisions Politiques Romaines à Rome pour gérer l'Empire n'ont jamais été prises par des Chefs d’État Élus dans chaque pays Conquis.:)::)) Pour arriver que seul la destruction de l'Europe & de son $ qui est € est viable :)::) Pourquoi tant d'acharnement contre l'UE de la part d'un Disraeli qui dit que l'UK réussira mieux toute seule & qu'ainsi il pourra voir de sa loge Britannique la décrépitude de l'UE & de son $ qui est € dont les UK n'ont absolument pas besoin.:):) Il devrait être serein! Mais nous pouvons sentir en fait l'inverse avec ses élucubrations pathétiques sur l'Empire Chinois et l'Empire Romain :)::) La décrépitude de l'UK est en cours & il voudrait bien & avec acharnement que l'UE de 27 pays fasse pareil.:)::)

  • Par J'accuse - 24/09/2018 - 12:00 - Signaler un abus Quelle organisation ? Aucune !

    Des accords multilatéraux entre États souverains, au cas par cas, avec une sortie immédiate d'accord par simple dénonciation du pays qui n'en veut plus. On peut juste imaginer une Cour européenne qui tranchera en cas de litiges entre pays sur ces accords-contrats, sur la base du Droit commercial. On fait exploser l'UE par le refus des peuples à la cautionner, et ça commence par l'abstention en mai 19, seul moyen d'imposer leurs volontés.

  • Par Podoclaste - 24/09/2018 - 12:14 - Signaler un abus Et après ?

    Après le Brexit, même si une Europe petits-bras telle que la décrit l'article voit le jour, il sera temps de revoir nos amitiés et (enfin) de reconnaître qui au sein de cette cacophonie a (la plupart du temps) été notre alliée, la BG. Et cessons de brandir toujours les mêmes squelettes dans le placard (Azincourt, Waterloo, Trafalgar, le transfert "raté" de Bonaparte, Mers El Kebir), allons de l'avant. Thatcher nous tendait les bras : si Mitterrand avait eu quelque chose dans le pantalon... Mais il n'est pas trop tard.

  • Par Podoclaste - 24/09/2018 - 12:16 - Signaler un abus Et après ?

    "notre alliée, la GB" bien sûr (pas BG).

  • Par cloette - 24/09/2018 - 12:27 - Signaler un abus ganesha

    Vous prenez toujours ( je l'ai remarqué) vos rêves pour des réalités .

  • Par cloette - 24/09/2018 - 12:28 - Signaler un abus Les 27 pays ne vont certes pas exclure l'Allemagne ....

    (@Ganesha)

  • Par Ganesha - 24/09/2018 - 12:44 - Signaler un abus Podoclaste

    Vous semblez ignorer complètement l'histoire de France ! Mitterand s'est converti à la ''Revanche des Riches sur les Pauvres'' dès 1983 ! Simplement, nous sommes un peuple plus humaniste que l'Allemagne et l'Angleterre, et lorsque la pénurie de pain devient trop forte, nous prenons la Bastille, et nous guillotinons quelques ''profiteurs'' ! Avez-vous vraiment entendu Theresa May déclarer qu'elle était une ''fidèle admiratrice '' de Margaret T. ?

  • Par Ganesha - 24/09/2018 - 12:54 - Signaler un abus Cloette

    C'est comme pour le Lotto : dès le départ, le jour du tirage est annoncé ! Et, je fais confiance aux allemands : les jours de leur ''reine de beauté'' sont comptés !

  • Par cloette - 24/09/2018 - 13:24 - Signaler un abus Europe des nations, ou Europe fédérale ?

    Personnellement je suis pour les nations, mais il y a des pressions "d'entités" pour la fédérale, qui va l'emporter ? Le départ de Merkel ne changera rien .

  • Par Ganesha - 24/09/2018 - 13:33 - Signaler un abus Cloette

    En démocratie, beaucoup de décisions se prennent à ''51/49'' ! C'est dans ce but que je passe mon temps sur ce site... Pensez-vous que les médias des milliardaires sont ''invincibles'' ?

  • Par cloette - 24/09/2018 - 14:12 - Signaler un abus @Benvoyons

    Attendez donc, avant de jouer les Cassandre, la GB s'en sortira peut-être bien mieux que nous, ( ils ont toujours été plus malins, c'est un constat ) et rien ne dit que l'Europe telle qu'elle est ne va pas se casser la g..., rien ne dit non plus qu'une Europe des Nations ne réussirait pas mieux avec chaque Etat souverain, ( ne pas oublier que les langues sont différentes dans les 27 pays, au contraire des US )

  • Par Liberte5 - 24/09/2018 - 17:00 - Signaler un abus Si personne ne peut dire l'avenir, une chose est sûre...

    l'Europe telle qu'elle est aujourd'hui et telle qu'elle fonctionne actuellement doit être réformée. L'Europe des nations à l'intérieur d'une confédération semble un système qui aurait le mérite de rassembler un groupe de nations sans que celles ci soient soumises à un pouvoir supra national qui dicte des règles que les peuples refusent.

  • Par Jean-luc laffineur - 24/09/2018 - 21:24 - Signaler un abus Pas d'accord

    Je suis en désaccord total avec Disraeli et la plupart des lecteurs. L'UE doit être réformée pas aneantie. La force économique et commerciale de l'UE est une realité : l'UE est la première puissance économique et commerciale au monde avec la Chine et les États-Unis. Sans l'UE nous mangerions tous du boeuf aux hormones. Par contre oui: l'UE doit être réformée et être plus proche des peuples. Pour cela: fusionner la Commission avec le Conseil des ministres + Conseil europeen afin de créer un véritable executif et créer une 2de chambre composée de délégués des parlements nationaux qui aurait davanage de pouvoirs que le parlement européen. Et surtout que les institutions de l'UE travaillent effectivement dans les 4 langues des grands Etats membres restants + en anglais et plus uniquement en anglais. Il faut combler le vide avec le citoyen. Pas faire tout exploser.

  • Par Benvoyons - 24/09/2018 - 21:42 - Signaler un abus cloette J'ai déjà expliqué que cela va nous couter

    puisque l'UE perdra 65millions mais que nous avons un marché de 540millions d'habitants + l'entente Ceta+ marché Australie & Marché Amérique du Sud en finition. Pourquoi tous veulent signer avec l'UE ? & bien ils préfèrent un marché de 540 millions à un marche de 65millions. En plus l'UK coutera plus cher pour entrer sur le marché UE.Les intérêts du Commonwealth vis à vis de l'UK ne sont plus les même aujourd'hui. Maintenant l'UK paradis fiscal est hautement impossible car il a une population de 65millions d'habitants. L'UK devrait à ce moment là accepter que les 40millions ne travaillent plus pour vivre.

  • Par ajm - 24/09/2018 - 23:33 - Signaler un abus Grande Suisse.

    Benvoyons, vous parlez toujours d'un marché de 540 millions d'Europeens mais, à mon avis, si on met à part la GB, c'est plutôt autour de 400 millions, dont une bonne centaine dont le pouvoir d'achat est autour du tiers de celui d'un Britannique ou d'un Allemand. Par ailleurs, il y a des pays, et pas des moindres , comme le Japon par exemple , qui mènent une politique commerciale et économique indépendante sans être des parias pour autant. La GB n'a pas vocation à être un minuscule paradis fiscal improductif de type boîte aux lettres , mais pourrait très bien être une grande Suisse, avec Londres comme grande place financière mondiale, une industrie spécialisée dans des domaines à haute valeur ajoutée à proximité de complexes universitaires et de centres de recherche de premier plan, disposant d'un environnement fiscal et réglementaire ultra favorable. Je suis persuadé que la GB, sauf à être mise dans les mains du crétin Corbyn, sera dans de bien meilleures conditions que la France dans 10 ans. Je tiens le pari si je suis vivant à ce moment là.

  • Par GP13 - 25/09/2018 - 10:17 - Signaler un abus L'échec de l'Union c'est le retour des alliances.

    Pour construire une Europe prospère et en paix il aurait fallu commencer par des alliances entre pays européens. Mais c'est une union sans alliance qui a été choisie, autrement dit une impasse. Quels seront les alliés de la France, ceux de l'Allemagne, de la Pologne, du Royaume-uni , entre autres ? Évidemment, je m'empresse d'ajouter que l'OTAN a , jusqu-à maintenant, servi à masquer l'absence d'alliances des pays européens entre eux. Cette illusion est terminée et c'est une bonne chose.

  • Par Benvoyons - 25/09/2018 - 10:31 - Signaler un abus ajm: Japon Votre analyse est étonnante car le Japon a

    127millions & va chuter à 95 millions en 2050, avec deux Japonais sur cinq auront 65 ans ou plus. Une analyse d'un pays doit se faire sur son avenir pas sur un illustre passé. Maintenant ils vont changer la donne car des Négociations pour créer une plaque Asie sans la Chine est en cours comme celle de l'UE à 27.

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Disraeli Scanner

Benjamin Disraeli (1804-1881), fondateur du parti conservateur britannique moderne, a été Premier Ministre de Sa Majesté en 1868 puis entre 1874 et 1880.  Aussi avons-nous été quelque peu surpris de recevoir, depuis quelques semaines, des "lettres de Londres" signées par un homonyme du grand homme d'Etat.  L'intérêt des informations et des analyses a néanmoins convaincus  l'historien Edouard Husson de publier les textes reçus au moment où se dessine, en France et dans le monde, un nouveau clivage politique, entre "conservateurs" et "libéraux". Peut être suivi aussi sur @Disraeli1874

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