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Le Brexit - premier épisode : un mauvais départ

A peine conclu le vendredi 19 février à Bruxelles, l’accord supposé assurer le maintien de la Grande-Bretagne dans la Communauté européenne, déclenchait le lundi suivant une chute de 10% de la Livre-Sterling et une révolte, au sein du parti conservateur au pouvoir dont les éclats mettent en péril la position de David Cameron, le Premier ministre.

Cameron dans la tourmente

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Son opposant, M. Milband, leader, à l’époque, du Parti travailliste, défendant cette approche, Cameron n’a eu d’autre choix, pour assurer son élection, que d’aller dans le même sens.

A présent le Premier Ministre se trouve dans une position embarrassante. Non seulement il s’est fait de puissants ennemis dans son gouvernement et sa famille électorale, mais l’hostilité qui lui porte le Lord-maire a été aggravée par l’attaque de sa vie privée.

Or ce dernier dispose d’un capital considérable de notoriété au sein du Royaume-Uni ce qui ne va pas contribuer à augmenter le nombre de voix en faveur du statu quo.

De surcroît Cameron a commis une autre erreur sérieuse en décidant de la date du 23 juin pour le référendum. Cela malgré l’avis contraire de deux très hauts-fonctionnaires qui ont l’habitude d’être écoutés quand ils ont à connaitre de questions délicates concernant l’exercice du pouvoir. Ces personnalités s’étaient retrouvées d’accord pour recommander de retarder le référendum à 2017. Ils avaient pris pour prétexte les difficultés rencontrées par la Communauté, au nombre desquelles se trouve la question des réfugiés, qui agissent comme un repoussoir pour l’opinion publique.

Cameron, en passant outre, accroît le risque d’une Angleterre hors d’Europe alors que c’est l’inverse de ce qu’il souhaite.

La succession de maladresses commises depuis son retour de Bruxelles font que pour l’establishment politique britannique quelle que soit l’issue du scrutin de juin prochain, il est à peu près probable que David Cameron ne pourra conserver son poste.

Peut-être ce jugement lié à une série d’évènements inhabituels et inattendus est-il un peu rapide mais s’agissant de questions touchant aux manières et au comportement d’un Premier ministre il convient de se souvenir que les Anglais sont intraitables. Les mœurs parlementaires britanniques sont souvent cruelles et il est à craindre que David Cameron en soit la prochaine victime s’il ne trouve pas le moyen de se racheter aux yeux de ses collègues.

 
Commentaires

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  • Par Anguerrand - 02/03/2016 - 08:29 - Signaler un abus Que Brexit se fasse

    Le seul risque d'un Brexit à déjà fait chuter la Livre de 10%. Le Brexit accentuera cette chute, n'est ce pas messieurs du FN. Que l'on laisse les anglais partir de l'UE, aux prochaines élections ils reviendront la queue entre les jambes, sans toutes leurs prétentions actuelles, et seront heureux de l'inflation pour les ménages, des taxes d'importation et nous pourrons nous libérer les milliers de sans papiers et leur envoyer.

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Pierre Haas

Pierre Haas, après avoir servi comme officier dans les Forces françaises libres du Général de Gaulle, a fait carrière de 1950 à 1965 comme directeur général de Continental Grain France, puis à partir de 1963 à la Banque Paribas comme directeur des affaires financières internationales, puis président de Paribas International.

Il a été membre de nombreux conseils d’administration parmi lesquels on citera : Schneider S.A., Newmont Gold à Denver, Power Corporation du Canada et Power Financial.

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