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Brexit : pourquoi nos démocraties ont (encore) bien besoin d'un nationalisme intelligent

L'union fait la force, dit-on. Pour autant, la nation demeure une composante primordiale de la démocratie et le choix fait par les Britanniques, le 23 juin 2016, n'est en rien un recul à ce titre. Bien au contraire.

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Publié le - Mis à jour le 1 Juillet 2016
Brexit : pourquoi nos démocraties ont (encore) bien besoin d'un nationalisme intelligent

Atlantico : Ce jeudi 23 juin, le Royaume-Uni a voté en faveur du Brexit en dépit de tous les avertissements et malgré les dangers d'un tel choix évoqués par les commentateurs du monde entier. Pour autant, le Royaume-Uni a-t-il tort de vouloir revenir à une forme de gouvernance plus nationale ? Est-il réellement possible d'instaurer des systèmes démocratiques multinationaux, alors que la nation ​reste l'échelon permettant la plus grande cohésion de la population ? A l'inverse, en quoi une organisation inter-gouvernementale, comme l'est le projet européen, pourrait être​, ou non, supérieure ?

Vincent Tournier : Faut-il donner du crédit aux discours catastrophistes qui ont accompagné le Brexit ? L’Angleterre va-t-elle tomber dans la ruine, elle qui est l’une des premières puissances économiques du monde ? On peut en douter. Quant à l’Union européenne, rien ne dit que la sortie du Royaume-Uni soit réellement une mauvaise chose pour elle. Les pro-Européens devraient même s’en réjouir puisqu’ils sont enfin débarrassés du trublion qui les empêchait d’avancer sur la voie de l’intégration, notamment sur les questions sociales. D’ailleurs, le Parti socialiste français est resté très silencieux pendant la campagne, ne publiant pratiquement aucun communiqué sur le Brexit.

Il reste que la démarche du Royaume-Uni est un camouflet pour la rhétorique européenne car elle met à mal l’un de ses mythes fondateurs, à savoir la nécessité de dépasser les nations et les souverainetés nationales. Le fait que le vilain petit canard soit l’Angleterre, pays qui a inventé la démocratie et les droits de l’homme, rend la situation encore plus embarrassante. De surcroît, les Anglais remettent à l’honneur un vieux principe démocratique que les élites européennes voudraient bien faire oublier : le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Enfin, pour aggraver leur cas, les Anglais ont mis en place un processus exemplaire. On a ainsi vu un Premier ministre décider d’organiser un référendum sans y être obligé, en prenant un risque personnel considérable. Il a fait ce choix surprenant parce qu’il a constaté que l’opinion publique anglaise avait décroché, comme l’atteste la percée électorale de l’UKIP. Peu de pays européens peuvent se vanter d’être aussi réactifs. Ajoutons aussi que la campagne proprement dite a été remarquable. Certes, les propos ont été durs, le climat a été tendu, mais tous les points de vue ont pu s’exprimer, tous les arguments ont eu droit au chapitre, et ils ont été défendus par des ténors de la vie politique anglaise.

Un autre élément peut paraître secondaire mais ne l’est pas tant que ça : pour la consultation elle-même, la question qui a été posée aux Anglais a été formulée de façon neutre. Initialement, les Britanniques devaient en effet répondre par oui ou par non, mais cette formulation a été jugée déloyale par le camp du Brexit qui a fait valoir qu’il est plus difficile de faire campagne sur un argument négatif que sur un argument positif. Du coup, la formulation a été modifiée pour en tenir compte. Quand on songe qu’en France, il n’est pas possible d’avoir un consensus sur la question qui va être posée au référendum sur l’aéroport de Nantes, on ne peut qu’être admiratif devant ce sens du fair-play de nos voisins.

Restent les arguments de fond en faveur du Brexit. Ceux-ci ont été souvent caricaturés ou simplifiés. Certes, l’immigration a constitué un enjeu important, mais réduire ce débat à la "fermeture", voire à la "xénophobie" des Britanniques est assez méprisant à leur encontre,
eux qui comptent parmi les peuples les plus ouverts du monde. En vérité, l’enjeu est beaucoup plus profond. Il devrait d’ailleurs interpeller davantage la gauche européenne car il concerne directement la question sociale : il s’agit en effet de savoir si l’Etat-providence peut survivre à une forte immigration. C’est d’ailleurs sur ce point que David Cameron a tenté de négocier un accord en février dernier puisqu’il voulait obtenir que l’Union européenne accorde au Royaume-Uni un régime dérogatoire afin que les aides sociales destinées aux travailleurs européens ne soient versées qu’après 5 ans de résidence. C’est une mesure que les pro-Européens trouvent discriminatoire, mais elle paraît pourtant justifiée pour assurer la préservation de l’Etat-providence. D’ailleurs, la Cour de justice de l’Union européenne vient de rendre une décision qui va dans le sens du Royaume-Uni. Donc ce qui est en jeu, c’est bien la question de savoir ce que vont devenir les systèmes de protection sociale dans un monde de flux. L’Etat-providence peut-il survivre sans conserver une base nationale ? Cette question est très embarrassante pour la gauche. C’est bien la raison pour laquelle les travaillistes anglais sont restés assez discrets pendant la campagne.

Gilles Lipovetsky : Il est difficile d'avoir un point de vue surplombant le peuple souverain. C'est le cas du peuple du Royaume-Uni. Nous n'avons, à cet égard, aucune leçon à donner aux Britanniques. Le nationalisme qu'ils ont exprimé au travers du Brexit n'est pas agressif. Pas plus qu'il n'est despotique à l'encontre d'autres collectivités. C'est simplement le choix qu'ils ont fait et, au final, seule l'Histoire dira si c'était ou non une erreur. Il va de soi que si l'on se place dans une perspective européenne, ce jour est jour de tristesse. A l'inverse, s'il l'on se situe dans une perspective strictement liée au Royaume-Uni, il s'agit probablement d'une erreur : les risques que se déclenchent des mouvements de sortie, comme en Ecosse, sont réels. Ce n'est peut-être que la première salve.

Je ne pense pas que les Britanniques aient voté au nom du principe idéologique que peut être la souveraineté. J'ai le sentiment que ce vote est davantage dû à un certain nombre d'erreurs européennes – lesquelles ont évidemment accentué leur sentiment de ne plus être souverains – ainsi qu'à la pression de l'immigration. À titre personnel, elle peut être perçue comme un risque pour l'emploi et donc pour la situation privée de tout un chacun. Pour autant, je ne crois pas que le départ du Royaume-Uni causera un désastre absolu : certains pays scandinaves n'appartiennent pas à l'Union européenne et cela ne fait évidemment pas d'eux des peuples affaiblis ou "sous-développés".  Si l'on fait le choix de construire l'Europe, en dépit du fait qu'elle va mal et qu'elle cumule les erreurs depuis les pressions allemandes, le Brexit ne peut être perçu que comme une erreur. Ce genre d'analyse sous-entend que l'avenir est à la constitution d'une Europe puissante. Or, cette Europe se retrouve amputée de Londres, qui était un élément clef.

A bien des égards, Bruxelles n'a pas de légitimité démocratique. Les organismes de décision n'y sont pas élus et, par conséquent, ne prennent pas de décision fondée sur la souveraineté du peuple. Il ne s'agit pas, encore une fois, d'instances électives. De facto, quand on considère cet élément, on constate bien que le Brexit est tout sauf un recul de l'idée démocratique. Ce n'est absolument pas un fiasco ou un constat d'échec de la démocratique : c'est un recul, certes, mais de l'idée européenne. Une blessure dans son utopie. L'Europe était une Europe faite de nations souveraines. L'idéal consistait soit à tendre vers un Etat fédéral – nous n'y sommes pas parvenus – soit vers une confédération – dont nous sommes encore loin également. Il y a eu un mélange, en Europe, entre les nations souveraines et des instances européennes, extérieures, qui sont venues se greffer sur cette situation originelle. C'est à partir de là que commencent les maladresses. La vocation première de l'Europe, telle qu'annoncée depuis des décennies, c'est de protéger. Nous protéger contre la mondialisation, les mouvements de dévaluation, s'ériger en rempart contre les guerres. C'est tout l'objet de la communauté d'Adenauer telle que pensée après la guerre. Ces aspects-là ont réussi… Du reste, l'Europe ne nous a pas protégés contre la crise des subprimes de 2008, de 2011. Elle ne nous a pas protégés du chômage du masse, et échoue à le faire face à la crise migratoire.

C'est cela qui est au cœur du problème. Les résultats européens sont évidemment mitigés. Et les Britanniques le remarquent ; ils sont conscients qu'ils auront davantage de capacité d'autogouvernement seuls qu'en ne représentant qu'une seule voix parmi 28, dont l'ensemble fonctionne sans faire preuve d'une efficacité extrême… A l'absence de merveilles que génère l'Europe s'ajoute une deuxième nappe : le peuple du Royaume-Uni ne se sent pas nécessairement européen.

 
Commentaires

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  • Par zouk - 26/06/2016 - 10:27 - Signaler un abus UE

    Il est vrai que les institutions européennes sont incompréhensibles donc assez peu démocratiques, mais n'oublions pas que cela est dû aux trop nombreux compromis équivoques que l'attitude britannique nous a imposés, compliqués d'ailleurs par nos propres atermoiements, égoïsmes et faiblesses spécialement depuis 2012.

  • Par J'accuse - 26/06/2016 - 10:28 - Signaler un abus Les responsabilités des gouvernants

    Ce débat sonne très juste, et j'en profiterai pour ajouter un point : les guerres ne viennent jamais des peuples, mais toujours de leurs dirigeants. Les nationalismes ne sont dangereux que quand les leaders s'en servent pour jeter leurs peuples les uns contre les autres, au nom de leurs intérêts personnels et de leurs mégalomanies. La première guerre mondiale a pour cause la volonté des princes et des élus de la déclencher à partir d'un prétexte futile; la seconde est due à leur incapacité à l'éviter en s'étant montrés successivement forts avec les faibles, puis faibles avec les forts. Et si on se pose la question de savoir qui a raté la construction européenne -le fiasco presque total est aujourd'hui indéniable- la réponse est à chercher dans les visions utopiques, les incuries et les soifs de pouvoir de nos dirigeants respectifs.

  • Par Lafayette 68 - 26/06/2016 - 10:37 - Signaler un abus Excellent débat

    Ces deux auteurs font vraiment honneur au site atlantico et nos politiques de tous bords seraient bien inspirés de les lire.

  • Par kronfi - 26/06/2016 - 11:21 - Signaler un abus ils y vont sur des oeufs ...

    Mais ils y viennent..... j'aurais aime avoir leur sentiments(des intervenants) il y a a peine un an.... Oui c'est un fiasco total, pour l'UE... Oui c'est une chance pour l'Europe de retrouver le niveau national, pour eviter les schismes qui se preparent.. catalogne, pays basque, Flandre, mais aussi transylvanie en roumanie etc....Dire OUI a l'UE c'est dire OUI a la guerre civile qui guette... Les dictateurs de Bruxelles le savent, et feront TOUT, meme les choses plus sales et anti-démocratiques, pour conserver leurs EURSS... Meme les soviétiques, n'ont pas ose, en 1989.... et je ne parle meme pas des problèmes d'immigration...

  • Par Anguerrand - 26/06/2016 - 11:39 - Signaler un abus Les mensonges des responsables pro Brexit

    Dès le lendemain beaucoup de votant Brexit ne s'attendait pas à la révélation de leurs mensonges. Pres de 3 millions de personnes demandent que le référendum soit refait avec des arguments de vérité. Quand on sait qu ils ont gagné avec 1,9% d'avance s'ils arrivent à le refaire comme il semble que les lois anglaises le permettent, nul doute que la proportion s'inversera totalement et largement. Les premières consequences se sont déjà produit c.-à-d.; la devaluation de la Livre Sterling de 25%, l'exode de capitaux, une diminution du niveau de vie, en attendant la suite. Les FN qui veulent revenir au franc auront les mêmes consequences en pire, notre economie etant plus faible que celle de la GB. Alors ceux qui veulent voter FN devront y réfléchir à deux fois, car nous on votera pour 5 ans sans moyen de revenir en arrière. Les mensonges sur l'économie socialisantes du FN sont intenables. Dès que l'on verra que MLP peut accéder au pouvoir entre les 2 tours les capitaux vont fuire par centaines de milliards pour des monnaies solides, meme ceux qui ont une petite epargne, ils n'accepterons pas de se faire voler le tiers d'économies faites durant des décennies juste à cause de mensonges

  • Par L'Imprécateur - 26/06/2016 - 12:14 - Signaler un abus De Gaulle & les Anglais

    Le Général de Gaulle, dans un conférence de presse de 1963, a dit pourquoi il ne voulait pas des Anglais dans l'Europe des Six de l'époque, et il avait bien raison. Autre chose: je n'apprécie pas la photo que vous avez choisie pour cet article, celle d'un fasciste. Raison de plus pour accorder du Crédit aux propos de De Gaulle.

  • Par kronfi - 26/06/2016 - 13:27 - Signaler un abus @anguerand

    d'abord les partisans du Grexit ont pas gagne avec 1,9% d'ecart, mais avec 3,8%... alors question mensonge et desinformation, vous etes un champion.. Quand aux mensonges des partisans du Brexit , voyons les mensonges de la secete europhile... plus de pouvoir d;achat, plus de richesse, moins de chomage, plus forts, face au reste du monde etc..... je vous fais grace de la liste des pays europeens , et mondiaux qui meme petits non seulement s'en sortent, mais vivent bien voire tres bien sans cette usine a gaz qu'est l'UE a ne pas confondre avec l'Europe des peuples et des nations...

  • Par vangog - 26/06/2016 - 13:53 - Signaler un abus "Nous protéger contre les mouvements de dévaluation"?????

    Mais l'UE n'a protège aucun de ses habitants contre les mouvements de dévaluation extérieurs! La Chine, la livre british, les scandinaves, les USA ont tous dévalués et manipulé leur monnaie à qui mieux mieux, les uns plus rapidement que les autres, et les autres plus secrètement que les uns...alors que l'UE ne faisait que nous protéger contre les mouvements de dévaluations intra-européens, qui auraient été pourtant indispensables, dans un zone économique non optimale! On peut réaliser le même constat pour l'invasion de clandestins, contre laquelle l'UE ne nous a pas protégés, au contraire! Ces deux contre-sens majeurs ont détruit l'UE! Elle ne le sait pas encore, mais elle le pressent, comme le prouve les mouvements désordonnés de ses architectes, les Delors, Lamy, Cohn-Bendit, Macron, Juppé, Flamby... apôtres du Bilderberg et de la mondialisation sauvage! Refondation de l'UE sur un marécage de ruines? Non merci!

  • Par langue de pivert - 26/06/2016 - 14:03 - Signaler un abus COBAYAGE GRATUIT : c'est Boris qui paye ! ☺

    Les GB n'ont jamais été dans l'Europe ! Ils ont toujours eu un pied dedans et un pied dehors ! Selon leurs intérêts commerciaux. Après le Brexit ça va être le contraire ! Ça va changer quoi ? Et pourtant Cameron ne donne pas sa démission ! Et pourtant la blondasse londonienne ne semble pas quoi faire du manche qu'elle attendait depuis si longtemps...ni pressée de pousser la porte du 10 ! Et pourtant les GB ne sont pas pressés d'envoyer la lettre qui les délivrera des chaînes du mariage ! La peur de gagner ? De franchir le Rubicon ? Bon ils vont faire du cobayage pour le FN c'est toujours ça de pris ! Attendre et voir comme disent en anglais les anglais ! :-)

  • Par arcole 34 - 26/06/2016 - 14:54 - Signaler un abus WAIT AND SEE @langue de pivert

    Disent les Anglais et puis shit alors.

  • Par gerint - 26/06/2016 - 17:39 - Signaler un abus L'UE est une monstruosité

    Anguerrand insiste sur les mensonges du Brexit mais ne parle pas des mensonges de l'UE dès sa création qui n'est qu'en enfer pavé de bonne intentions déclarées. Ni des mensonges des anti-Brexit et de l'exploitation honteuse mort de Jo Cox comme de celle d'Anna Lindh en Suède en 2003 avant le vote sur l'Euro. L'UE est un empire en ffet, par nécessité totalement anti-démocratique, et l'Etat-nation le seul espace possible de la démocratie. Moi je considère toutes les subventions de l'UE comme de l'argent sale, l'argent de la soumission. L'extension de l'UE à 28 (27 maintenant) a été le plus sûr moyen, voulu, de manquer une construction réussie ente des peuples consentants, peuples qu'on veut écraser. Il faut donc pour moi en sortir, même à prix fort. Le tort causé aux sortants ne serait que transitoire, et la liberté vaut bien plus.

  • Par toupoilu - 26/06/2016 - 18:24 - Signaler un abus Personne ne l'a noté, mais le jour du brexit,

    la bourse de Londres n'a elle baissée que d'un peu plus de 2% alors que tout le continent sombrait dans le rouge. Et ce grâce en partie au fait que les entreprises exportatrices anglaises étaient elles dans le vert. Les prévisions catastrophiques (qui ne sont donc pas validée par les marchés) ne sont que le seul et dernier argument d'un projet élitiste (et raté) aux abois.

  • Par A M A - 26/06/2016 - 19:02 - Signaler un abus AMA

    L'édification de l'Europe a été achevée avec l'entrée de la Grande-Bretagne. Une Europe franco-allemande, deux pays exsangues après la guerre, étaient inviable sans le monde des vainqueurs anglo-saxons représenté par l'Angleterre, son Commonwealth et le soutien américain, avec, en fond de tableur de la Guerre Froide et l’URSS. Cette situation du moment, qui avait rendu nécessaire l'admission de la Grande-Bretagne, a changé dans les années 1990. Le monde n'était plus le même, et l'enjeu du moment n’était plus la reconstruction européenne d'alors, mais l'exploitation aujourd’hui, aussi par l’Angleterre, de la zone Pacifique,. Le Brexit, c'est le démantèlement de cette construction européenne, conjoncturelle et artificielle qui a duré ce qu'elle a pu, grâce surtout ces derniers temps à l'obstination des idéalistes et des restes de profits qu'elle procurait à certains. Où ce démantèlement va-t-il s'arrêter? .

  • Par A M A - 26/06/2016 - 19:08 - Signaler un abus AMA

    Mon gendre, un "péquenot" travailleur, acharné à faire vivre son exploitation agricole familiale, malgré les dettes et les directives de Bruxelles, s'est écrié: "Merci les Anglais" et" à quand le Frexit?".

  • Par cloette - 26/06/2016 - 19:18 - Signaler un abus Le prochain

    Sera le Frexit . C'est inéluctable . Quand les peuples s'aperçoivent que ce ne sont plus ceux qu'ils ont élus qui gouvernent car des entités commerciales et financières ont pris le pas sur les politiques, les peuples les plus intelligents reprennent le contrôle , et on est à la hauteurs des Anglais , non ?

  • Par cloette - 26/06/2016 - 19:18 - Signaler un abus Le prochain

    Sera le Frexit . C'est inéluctable . Quand les peuples s'aperçoivent que ce ne sont plus ceux qu'ils ont élus qui gouvernent car des entités commerciales et financières ont pris le pas sur les politiques, les peuples les plus intelligents reprennent le contrôle , et on est à la hauteurs des Anglais , non ?

  • Par Semper Fi - 26/06/2016 - 21:43 - Signaler un abus Excellent article

    Je plussoie le commentaire de Lafayette68. @Anguerrand : où avez-vous vu que la livre a perdu 25% ? par rapport à quoi ? Pour info, reprenez l'historique du cours USD-GBP et vous verrez que le niveau actuel, est à peine plus bas que le niveau atteint en février dernier... rien de catastrophique. Quant aux marchés financiers, il ne se sont pas effondrés : ils ont perdu à peine 3% sur une semaine (sauf qu'ils ont fait le yoyo dans l'intervalle) : encore une fois rien de catastrophique. Ces mouvements n'ont rien d'exceptionnels : ils se sont déjà produits en 2015 (rappelez vous les baisses de juillet et août dernier) sans attirer l'attention des médias non spécialisés. D'autant plus que les fondamentaux de nos économies respectives n'a absolument pas changé du jour au lendemain.

  • Par Semper Fi - 26/06/2016 - 21:46 - Signaler un abus @toupoilu

    Les bourses européennes n'ont pas sombré : Paris a perdu 2.81% sur une semaine... après avoir fait le yoyo dans l'intervalle en fonction des sondages ("in" augmente, indices augmentent, "out" augmentent, indices baissent), sondages qui, c'est bien, connus sont un élément fondamental en macroéconomie !!!!!

  • Par cloette - 26/06/2016 - 22:00 - Signaler un abus Contagion des idées

    Erdogan veut faire un référendum en Turquie pour l'avis du peuple sur sa rentrée dans l'UE . Pour faire pression .

  • Par Deneziere - 27/06/2016 - 00:19 - Signaler un abus Toujours pas de plan B...

    Les europhobes ne répondent toujours pas à la question. Comment nous défendons nous, militairement, économiquement, culturellement ? V. Tourrnier pose en partie cette question dans l'article. Constater que l'UE ne le fait pas, ou le fait mal, est insuffisant. Dire que "ça peut pas être pire que l'UE" relève d'un propos de café du commerce. Invoquer une Europe des nations régie par une myriade d'accords bilatéraux, c'est ouvrir la porte à un foutrac bureaucratique d'une complexité bien plus paralysante que les tentatives actuelles d'harmonisation.

  • Par Anguerrand - 27/06/2016 - 06:23 - Signaler un abus A Deneziere

    Je suis d'accord avec vous, il est évident qu'elle doit totalement réformée mais en l'état elle reste la première puissance mondiale. Il suffit de voir ce qu'est devenu la " commande " indienne de 127 Rafales que notre presigland s'est attribuée, il a oubliée de nous dire que cette commande est cassée au profit des Russes. Les Indiens n' auraient peut être annulé cette commande devant une Europe vraiment unie avec un President européen elu au suffrage universel. Le vrai probleme de l'Europe actuelle est qu'elle est gouverné dans les faits par des fonction aires. Et que tous les problemes de chaque pays par mensonge mettent leurs echecs sur le dos de l'Europe.

  • Par cloette - 27/06/2016 - 08:10 - Signaler un abus Anguerrand

    L'Europe est gouvernée par les lobbies qui oeuvrent pour des multinationales , Un président élu au suffrage universel ? C'est à dire par les 27 membres ? Et ce sera un bien aimé président à vie ? Vous êtes encore plus utopique que Besancenot de l'Internationale Socialiste .

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Vincent Tournier

Vincent Tournier est maître de conférence de science politique à l’Institut d’études politiques de Grenoble.

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Gilles Lipovetsky

Gilles Lipovetsky est philosophe et sociologue. Il enseigne à l'université de Grenoble. Il a notamment publié L'ère du vide (1983), L'empire de l'éphémère (1987), Le crépuscule du devoir (1992), La troisième femme (1997) et Le bonheur paradoxal. Essai sur la société d'hyperconsommation (2006) aux éditions Gallimard. Son dernier ouvrage, De la légèreté, est paru aux éditions Grasset.

 

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