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La bourse ou la Crimée : jusqu’où l’économie russe pourrait-elle résister à des sanctions occidentales ?

En retirant des banques américaines des milliards de dollars d'avoirs, la Russie montre qu'elle se prépare aux pires scénarios de sanctions internationales contre l'intervention en Ukraine. Gel des avoirs, fuite des investisseurs, restrictions commerciales... Qu'est-ce qui pourra faire reculer Vladimir Poutine ?

Bras de fer

Publié le - Mis à jour le 10 Mars 2014
La bourse ou la Crimée : jusqu’où l’économie russe pourrait-elle résister à des sanctions occidentales ?

La Russie se prépare à des scénarios de sanctions internationales. Crédit Reuters

Atlantico : Selon Challenges.fr, le jeudi 6 mars, la Banque centrale de Russie a retiré des banques américaines une grande partie de ses avoirs : des milliards de dollars transférés en Europe. Dans le conflit ukrainien, le président russe envisage donc tous les scénarios, y compris celui qui verrait Washington geler les avoirs russes. Est-à-dire que Vladimir Poutine ne reculera devant rien ?

Julien Vercueil : Les scénarios possibles du développement de la crise sont encore nombreux. Tout le monde souhaite une sortie par le haut, négociée et stabilisante pour l'Ukraine et pour la région.

Mais ce n'est qu'un des scénarios possibles et les autorités russes sont en train de prendre des mesures de nature à limiter l'impact de sanctions éventuelles sur les intérêts russes à l'étranger, au cas où les tensions actuelles perdureraient.

Jean-Sylvestre Mongrenier : Si tel était le cas, cela signifierait que nous sommes confrontés à une personnalité pathologique. Il est vrai que la chancelière allemande dit avoir le sentiment que Poutine évolue dans « un autre monde », mais cet autre monde n’est pas forcément celui de la pathologie. Du reste, il y a de la pathologie dans le déni occidental des réalités politiques et la préférence pour la « stabilité » à tout prix, envers et contre le « monde de la vie ». Freud voyait dans l’obsession de la stabilité une sorte de ruse de Thanatos. Si l’on revient à la banque centrale russe, la décision de retirer une partie des avoirs placés aux Etats-Unis est d’abord un indicateur des perceptions russes. Il semble que Poutine prend au sérieux la détermination à agir de Washington. La banque centrale russe ne ferait donc qu’anticiper les décisions à venir du gouvernement américain, Obama ayant enfin pris la mesure du défi.

Poutine reculera-t-il devant quoi que ce soit ? Au fil des mois et des années, il a évalué le rapport des forces et il le juge favorable, non pas sur le plan matériel – la « balance » lui est défavorable –, mais sur le plan mental. La plupart des gouvernements occidentaux, administration Obama en tête, étaient en effet persuadés que Poutine ne cherchait qu’à améliorer les « termes de l’échange » avec l’Occident. Sa motivation centrale aurait été de rehausser la place de la Russie, et de négocier sur un pied d’égalité un partenariat stratégique avec l’Occident. Ce jugement inspirait et justifiait la diplomatie du « reset ». Moyennant quelques ajustements réciproques et une plus grande distance vis-à-vis de l’Est européen, il devait être possible de dégager une plage de coopération.

Cette complaisance à l’égard de la Russie et la focalisation des gouvernements occidentaux sur leurs problèmes domestiques ont convaincu Poutine qu’il pouvait aller de l’avant, sans avoir à craindre de réaction significative. A cet égard, le « pragmatisme » occidental qui a prévalu après l’offensive militaire russe en Géorgie, en août 2008, n’a pas tenu compte de la brutalité des faits, des événements qui se sont produits et de leurs contrecoups. Cela est tout sauf pragmatique. Le discours américain du « pivot », bien qu’il ne se soit pas traduit par une bascule vers l’Asie-Pacifique, a certainement influencé les perceptions de Poutine. Dans la durée, il mise sur un retrait américain depuis l’Europe et un délitement des instances euro-atlantiques.

Aujourd’hui, l’idée directrice du « reset » est démentie par les faits, directement observables en Crimée. Si les Occidentaux en sont pleinement conscients, et si les actes suivent, Poutine ne sera pas en mesure de subvertir la balance des forces entre la Russie et l’Occident. En d’autres termes, Poutine peut être arrêté. Ne surestimons pas la puissance de la Russie – elle n’est forte que de nos faiblesses et inconséquences -, et considérons les données objectives. La Russie n’est pas une économie émergente et la moitié de son commerce extérieur se fait avec l’UE et ses Etats membres. Ses exportations à destination de l’Europe représentent 15 % de son PIB quand celles de l’UE vers la Russie ne représentent guère plus de 1 % du PIB européen. Bien entendu, il faut ensuite travailler dans le détail, prendre en compte des critères qualitatifs (voir l’importance des flux énergétiques), mais ces grandes masses donnent quelque idée de la corrélation des forces.

Dans le même temps, les avoirs quittent les banques russes à un rythme effréné. Un fuite des investisseurs qui affaibli le rouble et freine la croissance. Pour Les Échos, l'investissement est d'ailleurs le seul véritable moyen de pression. Selon une note de la banque UBS, des mesures pour réduire, voire interdire, ces investissements auraient "un effet très négatif sur les activités quotidiennes des banques et des entreprises russes et leurs capacités à obtenir des financements extérieurs ". Pourquoi les investissements étrangers sont-ils le plus fort moyen de pression ? Le manque de confiance des investisseurs pourrait-il suffire à faire plier Moscou ?

Julien Vercueil : Il faut faire attention à ce que l'on entend par "investissement". La Russie ne souffre pas tant d'un manque de capital en général que d'un manque de capitaux à long terme susceptibles de moderniser son économie. De ce point de vue, le retrait actuel de placements de portefeuille est une péripétie de plus dans la longue histoire de l'instabilité financière, à laquelle Moscou n'échappe pas. Il mettra en difficulté des entreprises qui ont besoin de faire "rouler" leur dette en devises, c'est à dire remplacer d'anciens prêts par de nouveaux prêts en devises, comme à l'automne-hiver 2008-2009, lorsque la Russie a subi le contrecoup de la crise des subprimes.

Par conséquent, le coup peut être rude à court terme pour certains secteurs de l'économie (le secteur financier et quelques entreprises exportatrices de produits de base par exemple) et provoquer, comme en 2008-2009, une déstabilisation temporaire du secteur financier. Mais cet effet serait de toute façon moins délétère à long terme que la perte en termes d'image qu'est en train de subir l'économie russe dans son ensemble. Cette image conditionne la capacité de la Russie à attirer les investissements modernisateurs dont elle a structurellement besoin. C'est cela, à mon sens, qui peut faire réfléchir les autorités russes et accélérer la sortie de crise sur le plan diplomatique.

Jean-Sylvestre Mongrenier : L’évasion des capitaux depuis la Russie est un problème structurel qui s’explique par l’absence de réformes de l’économie russe, le manque de perspectives, en-dehors de l’exportation de produits de base, et un climat des affaires plus répulsif qu’attractif. Pour évaluer ce « climat », il suffit de se reporter aux indices de corruption qui servent d’indicateurs et de repères aux investisseurs internationaux. Les flux vers l’extérieur de l’argent russe et l’incapacité à franchir seul un certain nombre de seuils, ceux qui permettraient de « monter en gamme », expliquent l’importance des investissements étrangers pour le devenir de la Russie. Il faut aussi être conscient que les grands projets pétro-gaziers, dans des zones aux limites de l’œkoumène, requièrent des coopérations internationales, sur le plan financier comme sur le plan technologique.
Pourtant, le manque de confiance des investisseurs internationaux et la fuite des capitaux ne suffiront pas à faire plier Moscou, dans l’immédiat à tout le moins. Les échelles de temps ne sont pas les mêmes. En Crimée, Poutine est allé très vite et il a mené une politique du fait accompli. Certes, le manque de confiance des investisseurs dans l’avenir de l’économie russe, la fuite des capitaux et la dépendance excessive de l’économie russe vis-à-vis des hydrocarbures produiront leurs effets, mais dans la durée. Si l’accélération du tempo et des phénomènes de rupture ne sont pas à exclure – la nécessité finit toujours par vous rattraper -, nous ne sommes pas sur les mêmes temporalités que la crise ukrainienne.

Enfin, le seul jeu des intérêts privés ne suffira pas. Il faut que les gouvernements occidentaux fondent une nouvelle politique russe, articulée sur les réalités, en regard des intentions et des représentations géopolitiques des hommes qui dirigent la Russie. C’est d’ailleurs le rôle d’un « Etat vrai » que de transcender la sphère des intérêts privés, multiples et contradictoires, pour prendre en charge le bien commun. Peut-être faudrait-il redécouvrir la philosophie hégélienne de l’Etat. Les relations d’hostilité et l’« essence du politique » ne sont pas solubles dans le libre jeu du marché et l’autonomie de la société civile.

 
Commentaires

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  • Par bluetooth4 - 09/03/2014 - 10:40 - Signaler un abus le socialisme nous met en danger

    cette crise géopolitique qui nous met en danger et doublement la faute du socialisme le plus stupide. tout d'abord, le socialisme russe, qui souhaite étendre sa vision oligarchique et autoritaire de la société sur l’Europe. En effet, la Russie n'a pas digérer le fait que des pays comme la Pologne s'en sorte mieux économiquement et ayant rejoint le bloc le moins socialiste. Ensuite, le socialisme européen, a cause de ses gouvernement infesté d'écologistes et autre communistes nostalgique de l'URSS, qui ont tout fais pour nous désarmer... Ou sont les armés des nations d’Europe ? nulle part ! Elles ont étés démantelé pour financer l'assistanat des populations immigrées. Nous devons arrêté cette catastrophe socialiste et nous réarmer pour que la civilisation occidentale reprenne sa place dans le monde !

  • Par simplicissimus - 09/03/2014 - 10:42 - Signaler un abus Bizarre...

    Quand Poutine détache la Crimée de l'Ukraine à laquelle rien ne la liait historiquement, c'est de la pathologie, il relève de Freud. Quand les Occidentaux arrachent le Kosovo à la Serbie dont il était le berceau historique, c'est un acte non seulement normal mais recommandable. Rappelons que les Occidentaux n'avaient pas plus que Poutine de mandat de l'Onu pour agir. La seule différence est que les Occidentaux ont procédé à des destructions épouvantables par leurs bombardements sur la Serbie et ont tué des centaines d'innocents alors que Poutine n'a tué personne en Ukraine. A ce glorieux bilan, il convient d'ajouter les dizaines de milliers de victimes provoquées par l'invasion de l'Irak, l'intervention en Libye, le soutien en armes aux rebelles syriens, tout cela sans mandat de l'ONU non plus. Curieusement, dans tous ces cas, aucun professeur de l'institut Thomas More n'a songé à parler de pathologie ni à se référer à Freud. Bizarre, vous avez dit bizarre?

  • Par Justinien10 - 09/03/2014 - 10:46 - Signaler un abus Excellent article : Poutine est dangereux pour le monde !

    L'agression de Poutine contre l'Ukraine va entrainer la ruine de la Russie, et représente une menace pour la stabilité du monde entier : ce n'est pas pour rien qu'aucun dirigeant (même pas les Chinois, très soucieux de stabilité pour se développer) ne le soutient sauf ... Bachar -el-Assad, le boucher de Damas ! Poutine ne s'attendait sans doute pas à une telle réaction du monde, il croyait que tout se passerait comme en 2008 avec la Géorgie. En tout cas, les Russes vont déjà en payer le prix, avec une chute de leur niveau de vie...

  • Par bluetooth4 - 09/03/2014 - 11:08 - Signaler un abus simplicissimus

    que ce soit a l'intérieur des nation d'occident ou a l'extérieur, la chute de l'URSS ne sonnait pas la fin de la lutte contre le socialisme mais plutôt une nouvelle étape. Ce n'est pas parce que la Russie ne se dit plus ouvertement socialiste qu'elle ne mène plus une politique extérieure de type soviétique. tout commence bien sur par une diabolisations des nations d'occident, la propagande pro-écologie et pro-désarmement affin de nous affaiblir politiquement et économiquement. Nous devons rejeté toutes tentatives de déstabilisation de nos nation par le socialisme.

  • Par golvan - 09/03/2014 - 11:20 - Signaler un abus La Russie n'est pas un petit

    La Russie n'est pas un petit Etat croupion à la botte des Usa. Ses richesses minières et énergétiques en font un pays autrement plus solvable que la plupart de ceux qui bavardent en vain à l'Onu. L'Ukraine, mais aussi l'Allemagne, et de nombreux pays européens, sont dépendants du gaz russe, en particulier du fait de l'insondable imbécilité des verts allemands qui préfèrent des centrales à charbon à des centrales atomiques. Pour ces simples raisons personne ne lèvera les petit doigt pour la Crimée qui est de toutes façons et historiquement plus russe qu'ukrainienne. Et lorsqu'on écoute cette imbécile d'Ashton censée représenter la diplomatie européenne, on se dit que Poutine peut dormir tranquille. Je pense aussi que l'idiote qui nous sert de ministre des sports aurait été plus avisée d'être présente aux JO paralympiques. Il ne sert à rien de se mettre la Russie à dos pour séduire des Usa qui ne pensent qu'à nous entuber avec le traité de "libre échange". Il est paradoxal que la politique extérieure française penchait plus vers l'Urss communiste que vers la Russie imparfaitement démocratique.

  • Par la saucisse intello - 09/03/2014 - 11:37 - Signaler un abus Pourquoi "personnalité pathologique" ?.....

    Non, en fait c'est bcp + simple que ça : Poutine est un chef d'état qui a des couilles. Parce qu'à côté de lui, quand vous affichez notre merde et son cousin obama, triste attellage !

  • Par brong - 09/03/2014 - 11:54 - Signaler un abus Erreur

    C'est l'Europe qui a créé cette situation en faisant croire aux Ukrainiens qu'ils serrait bien chez vous. Les USA sent foutent de l'Europe elle peut se démerder toute seul.

  • Par hervedetreglode - 09/03/2014 - 11:58 - Signaler un abus Paix et prospérié

    Je ne vois pas en quoi un article si partial peut contribuer à la paix et au développement économique. Je suis sûr qu'on relâcherait les tensions en suivant la charte de Munich : présentation des différentes opinions, prudence des jugements, exposition de tous les faits et arguments, etc.

  • Par boblecler - 09/03/2014 - 12:14 - Signaler un abus vous êtes tous à côté

    Les femen blâment autant l'ancien pouvoir que le nouveau. Une mafia qui en remplace une autre. L'Etat de poutine est une mafia. De plus les capitaux russes vont à la city car cameron est muet sur l'ukraine pour garder les capitaux russes. Dans ces colonnes personne n'explique que staline a installé la majorité des russes en Crimée alurs turkophone. Vous dénoncez tous une néocolonialisation dans les pays européen s par les musulmans et vous oublez celles des ukrainiens par les russes. Les russes ont du sang sur les mains en bosnie, croatie et en Amérique latine et en afrique et en asie. Plein de roger garaudi ici....

  • Par simplicissimus - 09/03/2014 - 14:11 - Signaler un abus Bluetooth4

    Non, la Russie actuelle ne poursuit pas la politique de l'Union Soviétique, c'est l'Union Soviétique qui poursuivait la politique de la Russie impériale, comme le remarquait déjà le grand historien Jacques Bainville dans les années 1920. Poutine reprend la diplomatie russe pluriséculaire. Quant au socialisme, il n'y a plus un seul pays qui soit réellement socialiste, à part la France et Cuba. Le Venezuela s'inspire du péronisme qui n'était pas vraiment un socialisme. La chine elle-même n'est plus socialiste mais nationaliste dans la tradition du Kuomintang. Pour le reste, Poutine promeut chez lui des valeurs traditionnelles et familiales qui ont cours partout dans le monde sauf chez les pays complètement dégénérés de l'Union européenne. Enfin, ce sont les Occidentaux qui ont multiplié les agressions extérieures depuis plus d'une décennie (Serbie, Afghanistan, Irak, Libye, Syrie...) Et la France socialiste se conduit en valet des Américains comme elle l'a fait chaque fois qu les socialistes étaient au pouvoir sous les IVe et Ve Républiques (Guy Mollet, Mitterrand, Jospin et maintenant Hollande, d'une incroyable servilité à l'égard d'Obama).

  • Par brunau - 09/03/2014 - 14:32 - Signaler un abus article de gauche

    L’intérêt de venir sur ce site est de lire des analyses intelligentes. Les idées de gauche sont partout, je n'ai pas besoin de venir sur Atlantico pour lire des bêtises pareils. nb: J'espère que vous n'avez pas payé cet article quand même ?

  • Par ignace - 09/03/2014 - 15:51 - Signaler un abus @bluetooth4 ça y est je me suis relevé, je corrige

    vos analyses sont a tomber par terre

  • Par jumbofreddy - 09/03/2014 - 16:05 - Signaler un abus la russsie ne vise pas le court terme!

    Ce ne sont pas les calculs de boutiquiers de l'occident qui vont faire renoncer poutine et la russie! la russie ne vise pas le court terme; elle a des principes et elle les respectera; elle se repliera sur elle même, et tournera le dos à l'europe, pour se diriger vers l'asie; c'est ce qu'elle a déjà commencé à faire! Poutine a été agressé par l'occident, et ne baisera pas la garde; d'autant qu'il sait très bien que l'apparente unité de l'occident ne résistera pas beaucoup à la réalité immédiate; quand les conséquences désagréables se feront sentir pour les pays européens, la pseudo unité de façade se lézardera bien vite!

  • Par Jean-Francois Morf - 09/03/2014 - 16:12 - Signaler un abus Bloquer les avoirs de Poutine? Il coupera gaz et pétrole!

    je te tiens, tu me tiens, par la barbichette... Mais pourquoi L'Europe ne propose-elle pas à un des Etat Américain de devenir membre de l'EU-RSS, pendant qu'elle y est? Pourquoi l'EU-RSS propose-elle à l'Ukraine ce qu'elle n'oserait jamais proposer à la Floride? En Suisse, on a enfin compris ce qu'est véritablement l'EU-RSS, et on vous a envoyé paître...

  • Par bluetooth4 - 09/03/2014 - 16:35 - Signaler un abus simplicissimus

    il me semble que vous n’êtes pas très bien informé sur l'état du socialisme dans le monde: http://www.heritage.org/index/heatmap quand a la france, bien que sa situation soit déplorable au vue de son histoire, elle est encore loin du niveau de socialisme cubain.

  • Par arminius - 09/03/2014 - 16:41 - Signaler un abus Atlantico est dans le bon camp

    Une fois de plus, les gens qui écrivent dans ce journal ou les sondages publiés sont manifestement à l'opposé de ce que disent ou pensent une majorité de commentateurs. Il faudra vous rendre à l'évidence:Les Français patriotes n'aiment pas les USA prédateurs qui causent d'énormes dégâts partout ou ils passent,et cela depuis 1945. D'ou la popularité de Poutine qui est considéré,et à juste titre, comme un vrai patriote russe et un vrai chef de peuple. Mou Ier et son ministre des AE Botul-Levy peuvent aller se rhabiller.

  • Par Léa - 09/03/2014 - 16:55 - Signaler un abus Encore un article de propagande anti-Poutine

    Avec cette fois un argument digne de la Pravda soviétique: ceux qui s'élèvent contre l'impérialisme des USA ne peuvent être que des fous. Inutile de dire que l'auteur projette sa propre confusion mentale sur les autres.

  • Par Marcus Graven - 09/03/2014 - 17:20 - Signaler un abus Tout opposant à la volonté de l'UE ne peut être que fou

    Dès qu'un particulier, un groupe, un président est en désaccord avec le Bien, la Morale, la Justice, que les "démocraties" occidentales se sont auto proclamées incarner, on a une "personnalité pathologique". En clair, on est foldingo. Si on persiste à ne pas admirer l'UE dans ses décisions, on est un extrémiste. C'est le diagnostic réalisé par la grande psychiatre Merkel à propos de Poutine. Elle a dû se souvenir en disant cela que c'était aussi ce que prétendait le régime est-allemand qu'elle a servi quand il parlait des dissidents enfermés dans des hôpitaux psychiatriques. On a eu la même démarche dans notre "démocratie française" hollandaise envers les opposants à la théorie-du-genre-qui-n'existe-pas mais qu'on enseigne dès l'école maternelle. D'abord, le duo Peillon-Belkacen les a traités de fous, puis devant leur tendance à persister dans leur refus de l'enseignement de la théorie-qui-n'existe-pas, d'extrémistes. Quant à la remise en cause des frontières, celle-ci n'a jamais dérangé l'UE quand c'était elle qui en était à la source comme au Kosovo. Alors j'espère que Poutine tiendra bon. En ce qui concerne les sanctions, l'UE se sanctionne seule avec ses millions de chômeurs.

  • Par Marcus Graven - 09/03/2014 - 17:43 - Signaler un abus Obama-Normal Ier: entre cynisme et fatuité

    En France, on ne sait plus ce qu’est un patriote. Poutine est un patriote. Il ne peut abandonner l’unique débouché russe sur le sud. S’il abandonne la Crimée, il ne lui reste plus que Mourmansk et Vladivostok. Et ce ne sont pas les bobards sur le réchauffement climatique qui vont y faire disparaître les glaces bloquant ses ports six mois par an. Pourine pense que l’usage de la force fait partie de la panoplie des relations internationales. Comme la plupart des pays. Les Etats-Unis utilisent sans cesse la force pour imposer leur volonté : (http://fr.wikipedia.org/wiki/Interventions_militaires_des_États-Unis_dans_le_monde) La France aussi. Alors quand le duo de bras cassés Obama-Normal Ier vient jouer les vertueux dans la crise ukrainienne, on en sait plus si on doit dégueuler devant tant de cynisme ou rigoler face à tant de fatuité. une encore une preuve du cynisme des démocraties occidentales.

  • Par taramis - 09/03/2014 - 18:22 - Signaler un abus Marcus Graven - 09/03/2014

    Marcus Graven - 09/03/2014 - En France, on ne sait plus ce qu’est un patriote. Poutine est un patriote. +++++++++++++++++++ Putin est un vulgaire nationaliste ou alors refondez le dictionnaire.Le nationalisme c'est l'impérialisme,la guerre et le sang.Putin est en plein dans cette configuration.

  • Par bluetooth4 - 09/03/2014 - 18:30 - Signaler un abus Marcus Graven

    poutine n'est pas un patriote, ce n'est qu'un oligarque adepte du national-socialisme le plus stupide qui cherche a étendre son influence sur le monde. même si j'ai des réserves sur la politique d'Obama, au moins, les américains eux sont de vrais patriotes, il ont, le siècle passé, protégé notre civilisation de la barbarie socialiste, doctrine totalement étrangère a la tradition libérale de l’Occident, au philosophes des lumières et aux idées qui ont permise notre prospérité.

  • Par jpierrr - 09/03/2014 - 19:21 - Signaler un abus L'indépendance accordée unilatéralement au Kosovo affaiblit...

    toute position occidentale intransigeante sur la Crimée... Difficile d'enlever par la force, puis un referendum, une province à la Serbie. Puis de s'opposer lorsque la Russie s'apprête à reprendre par la force, puis le réferendum, la Crimée donnée par Khroutchev à l'Ukraine.

  • Par un_lecteur - 09/03/2014 - 19:55 - Signaler un abus a quoi rime cette escalade ?

    comment les USA espèrent-ils se sortir de ce bourbier ? Leur dossier est nul. - Soutien d'un coup d'état qui a fait partir le président régulièrement élu. Au nom de la démocratie. - Soutien à un gouvernement issu du coup d'état, ouvertement néo-nazi. Au nom de la démocratie. - déni de référendum, alors qu'il ont fait la même chose au nom Kossovo. Au nom de la démocratie. Ce mélange de mensonges et de mauvaise foi, camouflé sous la bannière de la démocratie , a fonctionné contre l'Irak, au prix d'une guerre. Mais maintenant, ce n'est plus l'Irak mais la Russie. Le prix nobel de la paix envisage t'il une guerre contre la Russie ? Sinon, comment pourra t'il s'en sortir ?

  • Par brennec - 09/03/2014 - 20:14 - Signaler un abus Je suis tout a fait convaincu

    Je suis tout a fait convaincu que la russie ne vit pas dans le même monde que l'europe ou les états unis. La russie vit dans la réalité, elle fait de la realpolitique. Ue et états unis vivent dans un monde fantasmé ou la morale serait une arme politique.

  • Par amike - 09/03/2014 - 23:04 - Signaler un abus Il y a un truc que je ne comprend pas !

    Poutine, le grand Méchant est donc dénoncé comme voulant restaurer l'empire soviétique... On a: - L'ossétie du nord en 2008 (et pas l'ensemble de la Géorgie) - La crimée en 2014 (et pas l'ensemble de l'Ukraine) Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il est vraiment lent....

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Julien Vercueil et Jean-Sylvestre Mongrenier

Julien Vercueil est économiste, maître de Conférences à l'INALCO en sciences économiques, aux départements Commerce international, Russie, Hautes études internationales. Son blog : http://micro-inalco.over-blog.com/

Jean-Sylvestre Mongrenier est docteur en géopolitique, professeur agrégé d'Histoire-Géographie et chercheur à l'Institut Français de Géopolitique (Université Paris VIII Vincennes-Saint-Denis). Il est membre de l'Institut Thomas More.

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