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Big One à Seattle : un article du New Yorker déclenche une ruée des habitants du Pacifique Nord vers les kits de survie

La semaine dernière, un article du New Yorker avait mis en évidence que le fameux Big One pourrait avoir lieu au nord-ouest des Etats-Unis, et non en Californie.

Tremble, Seattle !

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Big One à Seattle : un article du New Yorker déclenche une ruée des habitants du Pacifique Nord vers les kits de survie

Un pont de Seattle fragilisé par un séisme en 2001 Crédit Reuters

Et soudainement, c'est la panique. Près de la frontière canadienne, les habitants de Seattle viennent de réaliser la galère dans laquelle ils se trouvent. Eux qui pensaient que la Californie serait ravagée au cours du siècle par un gigantesque séisme, affectueusement appelé le "Big One", ils viennent de découvrir (pour certains) que le tremblement de terre aura peut-être lieu chez eux.

C'est du moins la thèse des chercheurs locaux relayée par le New Yorker et dont Atlantico se faisait l'écho mi-juillet. Selon le chercheur Chris Goldfinger, interrogé par le magazine, la faille californienne de San Andreas n'a pas le potentiel de puissance de la zone de subduction des Cascades, découverte récemment au large de Seattle et prête à exploser.

Si la ville étudie des scénarios catastrophes depuis quelques années, sa population et les habitants de la côte ouest tombent des nues. Après la publication de l'article, c'est une véritable ruée vers les kits de survie qui s'est organisée, comme le raconte le Seattle Times. Soudainement, les deux tiers des achats nationaux proviennent de l'Etat de Washington (aucun rapport avec la ville), près de Vancouver. De l'eau, des barres nutritives, des duvets… tout pour survivre aux pires conditions. Et qu'importe si la probabilité que le Big One arrive dans les 50 prochaines années n'est que d'une chance sur dix.
 
 
Forcément, cette "folie passagère" est un classique. Après le 11 septembre et le tsunami de 2011 au Japon, des tels phénomènes avaient eu lieu avant de retomber comme un soufflé.

En fait, seul un quart des habitants de Seattle a acheté un kit de survie, ce qui représente néanmoins une importante augmentation. D'autres ont pu se rabattre sur des kits "faits-maison" forcément moins coûteux que ceux du marché qui flirtent avec les 150 euros. Avec quelques bouteilles d'eau, des conserves et des piles, il est ainsi possible de mieux appréhender les catastrophes à venir. Un article du Seattle Times illustre même les règles à suivre en cas de séisme.

Le Big One des Cascades provoquerait la mort de 13 000 personnes sur la côte, selon les dernières projections. Contrairement à la Californie, l'Etat de Washington compte une densité de population bien moins élevée, ce qui limiterait les pertes humaines et en infrastructures. Selon les chercheurs, le tremblement de terre aurait une magnitude de 9, similaire à celui qui a touché le Japon en 2011. 

En fait, la zone de subduction des Cascades est une bombe à retardement. La plaque tectonique nord-américaine est coincée contre plusieurs petites autres plaques dont celle de Juan de Fuca. Un jour, la rupture va libérer une énergie considérable, augmentée par les petits séismes réguliers qui, au lieu de décharger de l’énergie, ne fait qu'en accumuler davantage. A Seattle, les habitants sont désormais prévenus.

 
 
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