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Vous avez toujours rêvé d’une médaille aux JO : voici comment vous pourriez vous en rapprocher

A défaut de l’obtenir pour vous-même, le crowdfunding pourrait faire de vous le sponsor d’un champion.

Nouveaux sponsors

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Vous avez toujours rêvé d’une médaille aux JO : voici comment vous pourriez vous en rapprocher

Des plate-formes de financement participatif dédiées au sport permettent ainsi à des projets, souvent ambitieux, portés par des athlètes plus ou moins connus et reconnus, de voir le jour. Crédit Reuters

Depuis trois ans, avec l'arrivée sur le marché français d'acteurs tels que sponsorise.me en 2013 et Fosburit en 2014, les sportifs commencent à faire appel au crowdfunding. Ces plate-formes de financement participatif dédiées au sport permettent ainsi à des projets, souvent ambitieux, portés par des athlètes plus ou moins connus et reconnus, de voir le jour.

Le phénomène du crowdfunding est apparu avec Internet, dans les années 1990.

Il permet à un grand nombre de personnes de se réunir pour financer un projet. La famille la plus connue du financement participatif, c'est celle du don. Les particuliers font un don du montant de leur choix. En contre-partie, ils reçoivent un ou plusieurs lots de la part du porteur de projet. Parce que comme l'expression le dit, "il est plus facile de réunir 1000 fois 10 euros qu'une fois 10 000 euros".

Un procédé qui peut être efficace pour les grands clubs ou les sportifs connus

Bien sûr, certains clubs de foot professionnels ont tenté l'aventure, avec plus ou moins de succès. Le RC Lens avait par exemple lancé une opération MonRCLens.com en 2012, en collaboration avec My Major Company, site de crowdfunding généraliste. Un échec, puisque le club nordiste qui était déjà en Ligue 2, n'a récolté que 5000 euros, sur les 250 000 euros espérés.

Ca s'était mieux passé pour l'Olympique de Marseille en 2013, sur sponsorise.me. L'opération Tous derrière l'OM proposait aux PME de s'offrir le statut d'entreprise supportrice de l'Olympique de Marseille. Ces sociétés pouvaient poser entre 90 et 50 000 euros. Bien sûr, selon le montant, la contre-partie variait. Cette opération avait pour but de mobiliser les entreprises autour du club olympien, et bien sûr de compléter les revenus sponsoring plus classiques.

Le rugby aussi s'est immiscé dans la brèche. En 2014, le Racing Club de Toulon a eu pour objectif de rénover un lieu chargé d'histoire : l'avenue des légendes. En faisant un don, les particuliers avaient la possibilité de voir leur nom inscrit sur un pavé, au côté de celui des légendes du club. Projet financé très rapidement à hauteur de 106%.

Des vedettes de sports très populaires ont également pu profiter de ce système. En mai 2014, Ladji Doucouré lance une opération Retour au premier plan. Objectif pour le champion du monde 2006 du 110m haies : se qualifier pour les JO 2016. Rien que ça. Et les gens y ont cru. En seulement 24h, les 8000 euros attendus étaient récoltés. Le projet a même été financé à 174% du budget attendu. Un financement qu'il jugeait nécessaire "pour subvenir, entre autres, à ses frais d’entraînement."

Un bon procédé pour les athlètes de haut-niveau des sports méconnus

Mais ce type de plate-formes profite surtout à des athlètes reconnus de sports moins populaires. Il s'agit souvent d'athlètes de niveau international qui n'ont pas les moyens de se rendre sur les différentes compétitions, ou de  jeunes qui veulent se lancer dans le milieu professionnel. Un exemple typique des sports concernés, dont la période est porteuse de projets : les sports d'hiver. Un petit tour sur les plate-formes de crowdfunding, et une multitude de projets enneigés font leur apparition.

 
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Gabriel Zignani

Gabriel Zignani est journaliste.

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