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"Aussi pires" pour la démocratie que les 1% les plus riches, les 0,0003% (de grévistes SNCF) qui imposent leur volonté au pouvoir politique ?

Les cheminots s'accrochent autant à leurs avantages qu'aux idéaux d'un autre temps. Le gouvernement, en faiblesse à tous les niveaux, ne souhaite pas plus rompre avec l'idée qu'il se fait de lui-même: être le garant d'un équilibre social.

Petits, mais si puissants

Publié le - Mis à jour le 20 Juin 2014
"Aussi pires" pour la démocratie que les 1% les plus riches, les 0,0003% (de grévistes SNCF) qui imposent leur volonté au pouvoir politique ?

Atlantico : Malgré les appels de François Hollande et Manuel Valls, la grève à la SNCF a été reconduite vendredi à 13h pour 24h, et "jusqu'à lundi dans certains endroits", selon Thierry Nier, porte-parole de la CGT-cheminots. Comment en est-on arrivé à ce qu'un petite nombre (0,0003 % de la population française en l’occurrence) impose sa volonté à tout un pays, et que le politique se retrouve démuni ?

Hubert Landier : Nous assistons à un comportement typiquement corporatiste. Il s’agit, pour la CGT Cheminots et pour Sud Rail, de défendre les " avantages acquis " ; or, ces avantages ont été acquis dans des conditions différentes, à l’époque de la locomotive à vapeur. Il y a, venant de ces deux organisations, une sorte de refus du changement ; elles s’accrochent à un monde qui a disparu et à des schémas de pensées qui ont peut-être eu leur pertinence, mais qui ne correspondent plus, ni aux circonstances économiques d’aujourd’hui, ni au attentes de la majorité des salariés.

A partir de là, elles fondent leur action sur le droit de grève, qui est inscrit dans la Constitution. Et le résultat, c’est que les clients se trouvent pris en otages. Face à une telle situation, que peut faire le Gouvernement ? D’abord, ne pas céder, comme ceci a souvent été le cas dans le passé, quelque soit la majorité au pouvoir, et soutenir la Direction de la SNCF dans sa fermeté. Or, si les deux syndicats qui ont appelé à la grève n’obtiennent rien après avoir fait perdre plusieurs journées de salaire aux grévistes, les cheminots risquent de le leur faire payer aux prochaines élections professionnelles en votant pour les candidats des syndicats non grévistes. Il ne faut pas oublier que leur majorité est fragile et qu’un basculement pourrait intervenir en faveur des syndicats plus ouverts au changement : CFDT et UNSA.

Nicolas Perruchot : Cette énième grève à la SNCF démontre toutes les limites du dialogue social souhaité et défendu par François Hollande.

Cette grève a été décidée par 150 à 200 responsables régionaux de la Cgt le 27 mai dernier. Lors de cette réunion c’est la ligne dure qui a emporté la décision, soit une petite centaine de personnes tout au plus. Les cheminots ont alors décidé de faire un grand bond en arrière et de revenir à une situation ou l’on n'accepte pas de réforme sans créer en amont un rapport de force.

De la même manière et concomitamment, la Cgt spectacle a entrepris une démarche de blocage des festivals d’été, afin de montrer son refus de l’accord sur les intermittents, accord pourtant signé par le patronat et certains syndicats de salariés.

On assiste donc à une radicalisation de certains responsables syndicaux qui veulent profiter de la faiblesse de l’exécutif pour s’imposer. C’est aussi pour la Cgt, doublement concernée dans ces conflits, l’occasion de tenter de regagner en image auprès des salariés, car à la SNCF comme ailleurs, son pouvoir s’érode un peu plus chaque année. (la Cgt est passée à la SNCF qui représente son dernier gros bastion, de 44% des voix aux élections professionnelles de 2004 à 35% en 2014).

 
Commentaires

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  • Par assougoudrel - 14/06/2014 - 10:51 - Signaler un abus Les dirigeants français de tout

    bords me font peur. Lâches comme ils sont, dans peu de temps, que feront-t-ils pour nous protéger face à une poignée de djihadistes tarés et déterminés qui leur dicteront leur marche à suivre. Q'attendent-ils pour faire un référemdum pour arrêter tout ça. On est à genou devant un groupuscule de fumiers que tous les autres pays auraient déja éradiqué. Il suffit d'arrêter de subventionner cette bande de débiles de syndicalistes avec l'argent du contribuable et, faute d'oxygène et de comburant (l'argent est le nerf de la guerre), tout s'éteindra. L'état paie pour être emmerdé. Vraiment, ces politiciens me font peur.

  • Par Anguerrand - 14/06/2014 - 11:00 - Signaler un abus Dictature

    De la CGT, FO, SUD, ces syndicats avec l'argent du contribuable prennent les français en otage, à quand une révolution des " usagers" et pas clients, l'usager doit se taire, comme par hasard les interviewés comprennent toujours ces cheminots dont le statut honteux est à la charge des ces mêmes contribuables, retraite 12 ans avant le privé, avec 75% du dernier salaire, voyages gratuits pour toute la famille ( 1,2 millions de profiteurs) et la moindre grève qui rapporte un nouvel avantage. Merci pour les 44 milliards de dettes dont ils sont responsables en grande parti, et les jours de grèves payés, les 1 mn 29" de plus de travail par jour pour compenser le lundi de Pentecôte ( on se moque de nous), les grèves de 59 mn qui désorganisent tout. Usés à 50 ans beaucoup reprennent un travail chez les sociétés qu'ils combattent quand ils sont à la SNCF; Veolia, DB, ou chemins de fer italiens qui eux gagnent de l'argent sur les mêmes lignes. Idem à la SNCM.

  • Par langue de pivert - 14/06/2014 - 12:00 - Signaler un abus Retour sur investissement ! ☺

    Qu'ils imposent leur volonté au pouvoir politique est la moindre des choses ! Après tout ces grévistes ont voté à 100 % pour ce gouvernement de nazes, non ?...Et probablement une bonne partie du "bétail humain" entassé sur les quais ! On va pas sortir les mouchoirs ! "Valls la menace" va baisser son froc comme d'hab' et tout va rentrer dans l'ordre socialiste ! Il n'y aura qu'a mettre ça sur la note des contribuables !

  • Par chrisbord - 14/06/2014 - 12:34 - Signaler un abus @assougoudrel@langue de pivert,@anguerrand

    Vos posts font plaisir à lire. Parfois je me dis que je suis le seul a renâcler devant cette incapacité gouvernementale à tous les niveaux. Non seulement c'est une bande de lâches préférant sauver leurs prébendes au préjudice de la population française. Mais in-fine nous aurons également de graves troubles avec les salafistes qui prolifèrent dans nos banlieues avec le soutien plus ou moins avoué de la satrapie en place ! Mais combien de temps cela va-t-il durer encore ? A quand le grand chamboulement ?

  • Par Pourquoi-pas31 - 14/06/2014 - 12:38 - Signaler un abus Il y a fort longtemps que certains syndicats

    sabotent l'économie de notre pays. Nos industries fonctionnaient grâce à l'export vers des pays sous développés, et nos syndicats ont prospéré avec ce commerce sur le dos des populations de ces mêmes pays. Cette époque est révolue et nous sommes maintenant dans une guerre économique. Quel sort réserve t'on aux saboteurs en temps de guerre ?

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 14/06/2014 - 13:18 - Signaler un abus Ils vont gagner.....! Tout le

    Ils vont gagner.....! Tout le monde applaudira lorsque le premier gouvernement "couillu" supprimera le droit de grêve pour les sociétés de service public en situation de monopole. Encore un petit effort et leur statut inique sera supprimé sous les vivas des usagers. Il ne restera plus qu'à s'occuper alors du statut des dockers, de la SNCM, du livre...etc.. Alors qui aura ce courage ?..... Non, pas un Énarque , s'il y en avait un seul avec quelque chose dans le pantalon ça se saurait !

  • Par vangog - 14/06/2014 - 13:45 - Signaler un abus Ah, la dictature de la pensée unique, qui oblige tout naif

    intervenant à stigmatiser ce qu'il croit être de l"autre bord (les un% les plus riches...), pour compenser l'audace qu'il manifeste en s'attaquant à la frange syndicale d'ultra-gauche... Après avoir longtemps cherché quel rapport il pouvait y avoir entre les nuisances génerées par ces un% les plus riches et ces 0.0003% de syndicalistes qui profitent tout simplement d'un gouvernement de laches, je n'ai pu trouver aucun point commun... En s'attaquant à une injustice ou à un privilège, comme celui de ces grévistes statutaires et réactionnaires, il faut assumer cet acte pleinement et jusqu'au bout, sans s'excuser par des concessions à une illusoire symétrie, sinon on risque de ne pas atteindre sa cible... N'est-ce-pas, Monsieur de l'UMP?....

  • Par Adi Perdu - 14/06/2014 - 14:14 - Signaler un abus La dictature d'extrême gauche

    Thatcher et Reagan avaient en leur temps tenu tête l'une aux mineurs, l'autre aux aiguilleurs... ----- Apparemment, beaucoup de français rêvent d'un dirigeant politique français couillu pour refuser la dictature d'extrême gauche des SNCF, SNCM, et bien d'autres... Pour les dockers, c'est fini, les dockers ont coulé tous les ports français : Marseille, Le Havre, Dunkerque... Mais pour la presse française, chut ! ----- Et Atlantico vient de consacrer un article à l'interview de Laguiller, plus de 70 ans, la retraitée de la secte trotskiste Lutte Ouvrière, par Moati ? ----- On se demande bien pourquoi Moati est allé interviewer Mémé Laguiller et pourquoi tous la presse dont Atlantico a relayé ses inepties archaïques, mensongères et violentes ??? ----- Pour changer ça, pour l'espoir de politiciens burnés, l'UMP ? Le PS ? Ah ah ah... Soyons lucides, s'il existe une toute petite chance, c'est pas du côté de l'UMPS !

  • Par le Gône - 14/06/2014 - 15:37 - Signaler un abus Ah Nom de Dieu...

    et vos 0,0003% de nuisibles vous ne vous imaginez même pas comme il s'en foutent !!, les heures de grèves seront payées comme d'hab..(c'est toujours la première condition de la reprise) ils obtiendrons tous ce qu'ils réclament et qu'on ne vous dis pas. Car enfin il font grève contre un chose qu'ils ont demandées a coup de gréves sous Juppé ..c'est beau la connerie!! et l'autre "pouffe" de Sud Rail qui vient nous dire qu'il ont qu'a retarder les épreuves du Bac..(quoique elle le bac elle c'est pas ce que c'est la pauvre a jamais été a l’école) Enfin ce gouvernement de taches n'a que ce qu'il mérite car il faut être totalement imbécile pour mettre au parlement un texte comme celui ci , dans cette période , sachant le bordel qu'il va déclencher!!

  • Par assougoudrel - 14/06/2014 - 16:31 - Signaler un abus Nos élus, tout comme ces

    syndicats sont liés. Ils ont obtenu un maximum de privilèges honteux sur le dos du contribuables. Depuis longtemps dirigeants de droite comme gauche voudraient supprimer le statut des militaires et payer leur retraite à 60 ans (la limite d'âge d'un colonel est de 57 ans, ceux d'en dessous sont foutus à la porte depuis longtemps). Beaucoup sont à la maison 60 jours par ans, voir moins. Seulement, au bout de deux mandats, sénateurs et députés ont (j'ai entendu dire, je ne sais pas si c'est exact) 30% de retraite parlementaire. Donc, ils ne peuvent pas le faire. Tant que ces élus auront tous ces privilèges, je ne pense pas qu'ils pourront supprimer ceux des syndicats. Entre pourris, on se serre les coudes. Pourquoi se battent-ils avec un tel acharnement pour gouverner un pays qui va si mal. On a jamais vu ça pour une entreprise qui bat de l'aile. Tant qu'il n'y aura pas une bonne révolution, rien ne bougera. Le navire tangue, prend de la gîte, mais il est encore à flôt. Quand il sombrera, alors là, on verra toute cette bande de rats le quitter pour aller se réfugier à ...l'étranger.

  • Par john mac lane - 14/06/2014 - 17:22 - Signaler un abus Titre nul. Aucun rapport avec les 1% les plus riches...

    Si les 2 intervenant avaient lu les critiques des économistes Américains sur Piketty, ils auraient appris qu'aucune analyse sur les 1% n'est possible. Simplement parce que dans le temps ce ne sont pas les mêmes. Ceux qui s'appauvrissent ne font plus partie des 1% quelques années après et d'autres sont arrivés. En fait les statistiques Françaises de pseudos gauchistes comparent des 1% qui ne sont jamais les mêmes pour arriver a des conclusions Marxistes, qu'ils aiment a écouter sur les "riches toujours plus riches". Même si c'est faux. En réalité les différences sont de moins importantes, mais allez le dire a des Français qui vivent dans un Marxisme cultuel.

  • Par jmpbea - 14/06/2014 - 17:39 - Signaler un abus Ils hurlent contre l'extrême droite pour un mot de travers ....

    Et détruisent l'économie française sans vergogne, bien pire, prennent en otage la jeunesse qui ne veut pas vivre le drapeau rouge dans une main et la merguez dans l'autre.....assassins de la France....la facture viendra un jour ou l'autre....encore un aveu d'impuissance du Bouffi qui ne contrôle plus rien, pas même les pantins qui l'ont élu...

  • Par django92128 - 14/06/2014 - 18:40 - Signaler un abus Le droit de grève tel qu'exercé est anticonstitutionnel.

    "elles fondent leur action sur le droit de grève, qui est inscrit dans la Constitution." Il faudrait arrêter ce enfumage permanent avec ce droit de grève prétendument inscrit dans la Constitution ! La constitution actuelle, celle de 1958, ne dit pas un seul mot sur le droit de grève. Tout juste fait-elle référence dans son préambule à la constitution précédente, celle de 1946 qui dans son propre préambule en dit très peu et suffisamment : "Le droit de grève s'exerce dans le cadre des lois qui le réglementent. " Il faudrait plutôt s'interroger sur le fait de savoir si ce droit de grève dévoyé tel qu'il est exercé aujourd'hui (et depuis des lustres) l'est bien dans le cadre des lois qui le réglementent, et appliquer la loi, toute la loi, rien que la loi.

  • Par 2bout - 14/06/2014 - 18:51 - Signaler un abus Pourvu que ça dure !

    Les régimes spéciaux, le verrou à la réforme du statut de la fonction publique ... Le financement des syndicats, un rempart à la réforme du financement de la représentation politique (et de ses élus). Comment font nos voisins ???

  • Par essentimo - 14/06/2014 - 19:20 - Signaler un abus syndicats

    sauf erreur, les employés de la SNCF et autres administrations publiques ont l'obligation d'être syndiqués : ce n'est pas un choix ! A partir de là, ils doivent suivre le mouvement de quelques fanatiques même contre leur volonté. Sarkozy a réussi à imposer, à minima, le service minimum, n'ayant surtout pas été aidé par l'opposition, au gouvernement aujourd'hui. Et les Français payent.

  • Par essentimo - 14/06/2014 - 19:23 - Signaler un abus sncf

    les jeunes sont descendus dans la rue en 68, ils pourraient faire de même aujourd'hui !

  • Par vangog - 14/06/2014 - 19:48 - Signaler un abus Le droit de grève devrait être inversemment proportionnel

    au pouvoir de nuisance et au statut monopolistique des salariés, patrons et artisans qui l'exercent... Très fort pour les salariés du privé, très faible pour les entreprises monopolistiques où une petite minorité d'ultra-gauche peut tout bloquer, au mépris de la volonté des autres...

  • Par Texas - 14/06/2014 - 21:50 - Signaler un abus Texas

    Une " Class Action " des usagers du rail contre ces Syndicats , avec des indemnités proportionnelles aux préjudices subies , soit dix fois supérieures aux subventions annuelles versées par l' Etat ! . Eradiquer ces métastases pendant 10 ans jusqu' a en oublier leur existence !

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Nicolas Perruchot

Nicolas Perruchot est membre de l'UMP, ancien député et maire de Blois (2001-2008).

Il a dirigé une commission d'enquête parlementaire sur le financement des syndicats. Son rapport, pour la première fois dans l'histoire de la Ve république, n'a pas été publié.

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Hubert Landier

Hubert Landier est expert indépendant, vice-président de l’Institut international de l’audit social et professeur émérite à l’Académie du travail et de relations sociales (Moscou).

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