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Assurance chômage : le gouvernement fait marche arrière toute et ça n’est certainement pas plus mal pour ces deux raisons

Le gouvernement est entré dans la phase dure de la négociation sur la réforme de l’assurance chômage et va devoir abandonner beaucoup de ses ambitions.

Atlantico Business

Publié le

Ce qui est fâcheux, c’est que le gouvernement qui cherchait à assouplir les conditions d’embauche et de rupture de contrat va y parvenir en acceptant par exemple le principe de la rupture conventionnelle collective, mais enrenonçant à des mécanismes de protection ou de sécurisation pour cause de cout et de risque sur l’équilibre du système paritaire.

 

Alors sur le terrain politique, le gouvernent donne raison aux partenaires sociaux.On lui reprochera sans doute de céder au conservatisme et d’abandonner ses ambitions de transformer le modèle social français en profondeur.

Cela dit, on pourrait aussi lui faire un autre reproche, celui de tomber dans un travers dans lequel tous les gouvernements précédents sont tombés.

A savoir profiter des recettes de la croissance et de la reprise pour éviter les chirurgies douloureuses.

La croissance économique est très forte (plus de 2%), elle s’annonce durable et solide. Cette croissance va générer des recettes inattendues qui vont évidemment apporter du carburant à un système qui avait tendance à se gripper.

Le Premier ministre a beau nous avoir prévenu qu‘il n’était pas question de tomber dans le syndrome de « la cagnotte ». N’empêche que, quand on ausculte le budget et le montant des dépenses publiques, quand on constate la prudence avec laquelle on aborde les réformes sociales, on se dit que le gouvernement va forcément puiser dans ces cagnottes pour amortir ou même éviter les douleurs d’une réforme que la reprise rend moins urgente. 

 

 

 

 

 
Commentaires

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  • Par vangog - 09/01/2018 - 09:56 - Signaler un abus Et les 4000 milliards de dette UMPSecolococo?...

    Dette de la SS, dette des Hôpitaux dette des collectivités, dette de la SNCF et des autres monopoles socialistes, dette des embauches clientélistes tous azîmuts, pendant quarante ans?...Il faudrait peut-être profiter de ces petits 2% supplémentaires pour commencer à les rembourser, et libérer les générations futures de cette dette gauchiste, non? plutôt qu’amortir une promesse macroniste encore ratée...

  • Par kelenborn - 09/01/2018 - 12:18 - Signaler un abus La croissance économique est

    La croissance économique est très forte (plus de 2%), elle s’annonce durable et solide. Cette croissance va générer des recettes inattendues qui vont évidemment apporter du carburant à un système qui avait tendance à se gripper. Tiens retenez ma bien cette enième idiotie de l'abruti de service:

  • Par kelenborn - 09/01/2018 - 12:19 - Signaler un abus 2% c'est le taux de

    2% c'est le taux de croissance moyen des USA depuis 20 ans!!!! Pauvre cloche de Sylvestre! Ah oui les USA ne sont pas dans l'UE !, eux !!!!

  • Par lexxis - 09/01/2018 - 14:33 - Signaler un abus AH, L'AURTAUXGRAFFE!

    Désolé, Monsieur Sylvestre, mais "statu quo" vient tout simplement du latin par abréviation de l'expression "statu quo ante" qui signifie pratiquement: "dans le même état qu'avant".Voila pourquoi "statu quo" ne s'écrit pas "statut quo", pas davantage d'ailleurs que "statue quo".

  • Par lexxis - 09/01/2018 - 14:40 - Signaler un abus CHOMAGE: LA SEULE ASSURANCE QUI IGNORE LE RISQUE?

    Le principe d'assurance évoqué commanderait pourtant que la prime de l'employeur soit indexée sur le risque qu'il représente et il n'y a aucune raison que des milliers de petites entreprises qui n'ont jamais engagé un seul licenciement payent les mêmes cotisations que les plus grosses qui ne cessent d'aligner les plans sociaux pour des raisons de pure rentabilité. Mais cette réflexion de simple bon sens et d'équité fait bien entendu tousser patronat et syndicats, trop heureux de répartir sur le plus grand nombre possible de cotisants le maximum de cotisations.

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Jean-Marc Sylvestre

Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ.

Aujourd'hui éditorialiste sur Atlantico.fr, il présente également une émission sur la chaîne BFM Business.

Il est aussi l'auteur du blog http://www.jeanmarc-sylvestre.com/.

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