Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Mardi 26 Juillet 2016 | Créer un compte | Connexion
Extra

Après le code du travail, l’Unedic : tous les sanctuaires socialistes s'effondrent les uns après les autres…

Les partenaires sociaux ont commencé une négociation pour le rééquilibrage de l’assurance chômage. Les chantiers de démolition s’enchaînent.

Atlantico Business

Publié le
Après le code du travail, l’Unedic : tous les sanctuaires socialistes s'effondrent les uns après les autres…

Les partenaires sociaux ne se faisaient aucune illusion ce lundi en démarrant les négociations pour rééquilibrer le système d'assurance chômage. En théorie, ils n'ont pas beaucoup de solutions. Comme tout assureur normalement constitué, il leur faut :

- Soit augmenter les primes c’est-à-dire les cotisations payées par les entreprises et les salariés, ce qui revient à augmenter le coût du travail, donc à perdre de la compétitivité et créer les conditions pour plus de chômage encore. C’est exclu.

- Soit baisser les prestations chômage en diminuant les indemnités ou alors en réduisant la durée d'indemnisations. C’est explosif.

Les syndicats et les organisations patronales vont dégainer tous les arguments possibles.

Mais le fond du problème s’impose malheureusement à tous : la crise économique, l'absence de croissance, et le surendettement de la France et des organismes sociaux obligent le gouvernement à couper dans le vif et faire des économies pour préserver le potentiel de développement.

Donc si on ne touche pas à la compétitivité des entreprises, on sera obligé à toucher à une des valeurs fondatrices du modèle social français : l'assurance chômage.

Le seul argument qui vaille est celui qui consiste à restaurer l'équilibre du système… Cet impératif n’est ni de droite, ni de gauche. Il est incontournable. Tous les autres relèvent de la cosmétique politique. La gauche classique et le monde syndical vont crier à la trahison de classe. La droite va cyniquement expliquer que les indemnisations chômage sont des encouragements au laxisme et au non travail.

Le gouvernement Valls s'engage donc dans le démontage d’une des cathédrales du socialisme français. C’est la troisième en peu de temps.  On a eu le CICE, le contrat d’investissement et de compétitivité des entreprises qui a traduit l'adoption de politique d'offre plutôt que de céder aux vielles pratiques de la relance par la demande. Ce jour-là, Keynes, l'allié objectif des socialistes européens pour s'affranchir des illusions marxistes a dû se retourner dans sa tombe et le bon vieux Schumpeter goûter une revanche posthume. Mais ce n'est pas tout : en deux semaines, le gouvernement français a annoncé le démontage du vieux Code du travail et de l'assurance chômage. Cette fois-ci, on touche au cœur du sanctuaire de Jaurès et de Blum.

Ce qui est incroyable, c’est que ce soit un président élu par des socialistes qui, à un an des élections présidentielles auxquelles il doit se représenter, provoque de tels tremblements de terre. Parce qu’il est évident que sa famille et ses amis sont vent debout. Les militants pleurent, les cadres se battent pour savoir comment éviter le pire. Bref tout explose. Même à gauche, on n'est pas loin de lire Zemmour pour qui c’était mieux hier.  C’est dire si le pays est chamboulé.

Il y a donc bien un mystère Hollande et tout ce qu’il entreprend en cette fin de mandat renforce le mystère.

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par Yves3531 - 23/02/2016 - 07:48 - Signaler un abus Ou alors,

    volontairement ou non il aura saboté par avance les réformes que ses successeurs auraient pu faire. Le pire des pires président...

  • Par Babaswami - 23/02/2016 - 09:42 - Signaler un abus Les deux mon capitaine

    Naïveté (je dirais plutôt bêtise crasse) et cynisme sont les deux faces de ce quinquennat catastrophique.Le bilan final est surréaliste.

  • Par ombelline - 23/02/2016 - 10:32 - Signaler un abus Il faut prier

    Pour que ce président le plus nul de la VÈme République ne soit pas réélu... ce qui est encore envisageable aujourd'hui!

  • Par vangog - 23/02/2016 - 11:22 - Signaler un abus Il est surtout très bête, scooterman!

    S'il avait commencé par réformer l'assurance-chômage, dès le début de son quinquennat, lorsque les déficits étaient déjà sur la pente glissante du socialisme, il n'aurait pas dévalé toutes les pentes des dettes, pour enrichir ses copains banquiers (n'est-ce-pas, Macron-Rotshild?)! À la place, il a fait plaisir à ses minorités électorales, homosexuels, bobos, musulmans...mauvais calcul! car ceux-ci ne votent même pas (plus) pour ce naze...aujourd'hui, il faut remonter la pente savonnée par les gauchistes! Il va lui falloir arrêter la choucroute et les saint-honorés, pour que cette enflure remonte une pente de 25 milliards d'UNEDICs en un an, sans parler des 2100 milliards de dette UMPS, ni des dettes hors-bilan...les banquiers sont ravis de cette courbe de dettes non-inversables!

  • Par Liberdom - 23/02/2016 - 15:34 - Signaler un abus Merci M. Hollande !

    Merci d'avoir achevé la démonstration, éclatante, de l'ineptie des idées de gauche. C'est presque aussi grand que du Gorbatchev... Eh oui le communisme ça ne marche pas : ni à la soviétique, ni à la française et ce, quelque soit le niveau de répression. Encore quinze mois à vous voir inaugurer, commémorer, intriguer, ce sera long mais nous tiendrons !

  • Par J'accuse - 23/02/2016 - 16:55 - Signaler un abus Simple à comprendre

    En apprenant avec consternation l'élection de Hollande en mai 12, je me suis immédiatement dit, un peu aussi pour me consoler : c'est la fin du socialisme. Pourquoi ? Parce qu'une politique irresponsable de gauche (excusez le pléonasme) est possible pendant 1 ou 2 ans, si et seulement si le contexte économique le permet: au moins un peu de croissance, pas trop de dettes, pas trop d'impôts. En temps de crise majeure, on va droit à la catastrophe en quelques mois. Il ne reste plus alors qu'à faire tout le contraire. Hollande n'a en outre plus rien à perdre à tuer le PS, puisque lui et le parti sont déjà morts, même s'ils ne s'en sont pas encore tout à fait rendus compte.

  • Par jurgio - 23/02/2016 - 17:03 - Signaler un abus Hollande s'est évidemment aperçu trop tard

    que ce n'était pas à gauche qu'il fallait militer et copiner. Mitterrand, lui, le savait avant d'être élu, mais il avait persévéré, ayant constaté que la Gauche était si... bête que ça fonctionnerait tout de même.

  • Par Vincennes - 24/02/2016 - 01:17 - Signaler un abus TOUT s' EFFONDRE AUTOUR DE LUI.......pendant qu'il se BALLADE

    10 tonnes de CO2 pour ROYAL+ 28 tonnes pour HOLLANDE (calculs à minima sachant que l’un et l’autre seront accompagnés d’une délégation importante (150 invités pour Hollande)…. + le kérosène 16.500 kms pour elle/45.000kms pour lui !! pour les avions de sécurité accompagnants !! ON NE SE REFUSE RIEN EN Hollandie dans le Sarko one tant décrié avant 2012 !!!!

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Jean-Marc Sylvestre

Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ.

Aujourd'hui éditorialiste sur Atlantico.fr, il présente également une émission sur la chaine BFM Business.

Il est aussi l'auteur du blog http://www.jeanmarc-sylvestre.com/.

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€