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Apprenez à maigrir en comprenant ce que vos bourrelets disent de votre métabolisme

Êtes-vous plutôt poignées d'amour, culotte de cheval ou ventre gonflé ? Les zones de stockage des graisses en disent long sur nos habitudes alimentaires et sur le régime idéal pour se débarrasser de ces rondeurs.

Profils adipeux

Publié le

 

Atlantico a interrogé Guy-André Pelouze, chirurgien cardio-vasculaire, qui anime un blog sur la nutrition et les maladies cardio-vasculaires : Dysnutrition.

Atlantico : Le diagnostic est-il juste ? Les solutions proposées sont-elles effectivement adaptées ?

Guy-André Pelouze : La question du poids corporel est centrale dans nos sociétés mais dans un sens inverse à nos préoccupations ancestrales.

Nous avons craint l’amaigrissement et la mort survenant lors des famines des guerres et des maladies cachectisantes pendant des siècles.

Depuis l’industrialisation et la civilisation d’abondance nous craignons le surpoids l’obésité et le diabète. Et cette crainte est justifiée car la prévalence de l’obésité et du diabète ne cesse d’augmenter en dépit de toutes les “mesures” de santé publique.

La prise de poids se fait la plupart du temps par accumulation de graisse dans le tissu adipeux appelé parfois glande jaune. Ce tissu adipeux stocke les graisses dans différents endroits de l’organisme et il est vrai que nous prenons du poids de manière différente selon notre alimentation, notre âge, notre ethnie, notre génétique... Certaines localisations anatomiques sont spécifiques et bénéfiques comme le stockage de tissu gras dans les fesses chez la femme pubère qui annonce la possibilité d’une dépense énergétique majeure : la grossesse. D’autres sont le reflet d’une situation métabolique délétère, il a été démontré que la graisse située dans l’abdomen est corrélée à celle qui se trouve entre la peau des joues et le muscle de la mastication c’est le cas des personnes joufflues...

Existe-t-il d'autres profils ? Avez-vous d'autres remèdes/régimes à suggérer pour certains profils ?

Revenons à l’essentiel... Il ne faudrait pas que le catalogue des bourrelets nous fasse perdre le fil de ce qui est essentiel. Sur la plage, lieu d’observation privilégié de nos concitoyens, ce qui est manifeste c’est la prévalence de l’obésité abdominale. Cette obésité aussi appelée androïde sans qu’elle épargne les femmes est la plus dangereuse. Elle est le stade précoce du syndrome métabolique qui fait le lit du diabète type 2 une maladie redoutable car survenant silencieusement chez une personne très bien portante... Nous connaissons très bien cette obésité qui se développe par infiltration graisseuse des viscères y compris le foie. Elle fut conceptualisée par un français Jean Vague. Comment la dépister ? Simplement et gratuitement en se regardant de profil dans la glace et au besoin en mesurant son rapport taille/hanches. C’est cette obésité qu’il faut dépister car si elle peut être associée à d’autres formes mais c’est elle qui gouverne le pronostic, les complications et l’espérance de vie.

Quelles sont les causes de cette obésité abdominale ?

Il faut associer au moins trois conditions :

1) un bilan énergétique positif : cela signifie que pour grossir il faut absorber par la bouche et au niveau du tube digestif plus de calories qu’on en dépense. Doit-on rappeler que de nombreuses circonstances accidentelles ou criminelles ont amplement prouvé que la diminution drastique des quantités d’aliments fait maigrir ? On ne peut grossir en ne mangeant “presque rien”. Dans ce contexte le stress ne peut être invoqué que pour expliquer les raisons de la boulimie qui conduit à engloutir la boîte de gâteaux ou de bonbons, les quatre quarts de pizza pendant la nuit, etc. rappelons que dans d’autres circonstances le stress n’arrive pas à faire grossir. Quand un avion fait un atterrissage en catastrophe dans des zones reculées et que les passagers s’en sortent vivants mais abandonnés on ne peut nier le stress mais ils maigrissent...

2) une invasion de sucres rapides qui entraîne via le taux de sucre dans le sang et la sécrétion d’insuline le stockage abdominal des graisses. C’est le préoccupant ventre en obus de l’homme ou de la femme. Cette invasion de sucres rapides est en grande partie liée à la part des aliments industriels dans nos choix quotidiens. Cette part peut atteindre plus de 80% notamment chez les citadins. L’indication de l’index glycémique et de la charge glycémique sur les aliments industriels est une proposition rationnelle qui contribuerait à l’information et à des choix plus judicieux.

 
Commentaires

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  • Par kelenborn - 02/01/2018 - 12:20 - Signaler un abus Putain

    Mais on ne peut pas cesser de donner la parole à ces charlatans lobotos, qui disent une chose et son contraire et sont surtout attentifs à vendre leur soupe! Autrefois, c'était le curé qui expliquait comment ne pas pécher, maintenant c'est le toubib qui vs explique comment ne pas grossir! La différence: personne n'est obligé d'aller à la messes tandis qu'ici c'est service tous les jours quand c'est pas deux fois par jours! Que l'on se rappelle de ce dernier rejeton des Serva-Schreiber qui se faisait des couilles en or en expliquant comment ne pas attraper le cancer et qui est mort d'une....tumeur au cerveau!

  • Par assougoudrel - 04/01/2018 - 16:03 - Signaler un abus Derchu, fessu, joufflu,

    ventru, de gros mollets et des pieds de cochon. Personne ne trouvait à en redire après que Hollande ait laissé tomber son régime Duncan pour entamer son régime Ducon (de la connerie).

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