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Alléger la fonction publique sans casser les services publics, c'est possible : la preuve en chiffres (n'en déplaise aux candidats qui semblent croire que 100% des fonctionnaires sont infirmiers, professeurs ou policiers)

Lors du grand débat du 4 avril, Benoît Hamon a semblé oublier que les fonctionnaires ne se limitent pas aux missions régaliennes de l'Etat. Beaucoup sont concentrés sur de l'administratif et du bureaucratique plutôt que sur la délivrance d'un vrai service public.

Grand méchant loup libéral

Publié le - Mis à jour le 7 Avril 2017
Alléger la fonction publique sans casser les services publics, c'est possible : la preuve en chiffres (n'en déplaise aux candidats qui semblent croire que 100% des fonctionnaires sont infirmiers, professeurs ou policiers)

Atlantico : "Car les fonctionnaires ont tenu le pays, nous devons recruter les effectifs nécessaires : davantage de profs à l'école, davantage de policiers et gendarmes et un plan de recrutement pour les EPHAD que je veux financer par l'assurance-maladie. Nous ne pouvons plus laisser vieillir nos parents dans l'indignité" déclarait Benoît Hamon lors du grand débat du 4 avril. En prenant l'exemple des services publiques les plus emblématiques, Benoît Hamon semble vouloir faire l'impasse sur les agents de la fonction publique ayant une "utilité sociale" moins évidente que les professions évoquées.

Est-il possible de faire une évaluation des effectifs entre les fonctions "essentielles" et celles qui le sont moins ? Benoît Hamon se voile-t-il la face en ce sens ?

Agnès Verdier-Molinié : La plupart des services publics sont essentiels, la question est avant tout le prix du service public. Et en face de ce prix, quelle efficacité et qu'elle efficience. Evidemment, la France a besoin de services publics. Mais ce n'est pas parce que les services publics sont essentiels qu’il faut accepter de les payer à n'importe quel prix et, de facto, d’augmenter la pression fiscale sur les entreprises et les ménages en permanence. La France a un coût de production de ses services publics plus élevé que dans les pays comparables et une masse salariale largement plus élevée aussi. Globalement, plutôt que d’embaucher, la nécessité est de réduire le poids des dépenses de personnels publics. Il faudra néanmoins embaucher à bon escient dans les missions régaliennes de l’Etat (pénitentiaire, sécurité intérieure, défense…).

Dans nos travaux de la Fondation IFRAP, nous avons pu constater que l’efficience de la gestion publique est très difficile à évaluer car la plupart des données pourtant clés ne sont pas publiées. Nous essuyons très régulièrement des refus de transmission de données qui devraient être accessibles à tout citoyen : les comptes, leurs annexes, les bilans sociaux des structures publiques… Avec la connaissance de ces données, quand on arrive à les obtenir de haute lutte, il devient très clair que l'on peut tout à fait produire de meilleurs services publics ou des services publics de qualité égale pour un prix inférieur. Et qui dit dépenses inférieures dit pression fiscale qui baisse. Benoît Hamon n'a pas l'air ouvert à ce genre de considérations mais je note que, dans son programme, il n'est pas allé au bout du bout du revenu universel tel qu'il l'avait annoncé dans la primaire de la gauche. On est loin des 300 ou 400 milliards annoncés au départ. Il comprend donc que l'on ne peut pas assumer une pression fiscale de 400 milliards supplémentaires sur les entreprises et les ménages.

Jacques Bichot : Un premier éclaircissement serait nécessaire : Benoît Hamon (ou tout autre candidat) parle-t-il des personnes ayant le statut de la fonction publique, avec toutes les règles correspondantes (emploi à vie, avancement à l’ancienneté assuré,  régime de retraite spécial, etc.) ou du nombre des agents de l’État, des collectivités territoriales et des hôpitaux ? Environ 20 % de ces agents n’ont pas le statut de fonctionnaire au sens strict. On peut donc diminuer le nombre de fonctionnaires sans diminuer le nombre des agents au service des administrations publiques : il suffit de ne pas remplacer des fonctionnaires partant à la retraite par des personnes sous statut, mais par des « contractuels ». Dans ce cas, la diminution de la dépense publique n’est pas évidente.

 
Commentaires

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  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 06/04/2017 - 07:56 - Signaler un abus Les français attendent tout

    Les français attendent tout de l'état, (des veaux) comme disait de Gaulle. Alors les gouvernants leurs donnent ce qu'ils attendent. L'électeur moyen espère cet avenir pour lui et ses enfants....et on peut le comprendre dans la mesure ou tous les avantages sont du même coté ...peu de travail, sécurité totale, peu de stress, espérance de vie maximum,.... tout ça pour un salaire moyen supérieur à celui du privé. Alors la vie est belle......votez Mélanchavez..!

  • Par Paul Emiste - 06/04/2017 - 08:38 - Signaler un abus Bravo Maggy!

    Le socialisme ne dure que jusqu'à ce que se termine l'argent des autres.

  • Par tubixray - 06/04/2017 - 09:07 - Signaler un abus Constat connu de tous

    Il faudrait commencer par traiter la fonction publique territoriale qui nous ruine avec un service rendu parfois insignifiant ... On supprime communes et départements (moyennant le rétablissement des régions d'origine) et tous les fonctionnaires répartis à l'échelon supérieur avec un gel des embauche pendant 5 à 10 ans; suppression du statut de fonctionnaire pour les entrants ....

  • Par Mingus - 06/04/2017 - 09:18 - Signaler un abus Les Services publics au service de qui ?

    Les agents du service public sont au service du public, mais aussi, assez souvent, à leur propre service !! Je veux dire par là, que les choses sont organisées ,non pas pour le bien être du public, mais pour le bien être des agents du service public ...!! Le "public" est vu comme un quémandeur de services "gratuits" !! et non comme un client qui paye par ses impôts et qui par conséquent en veux "Pour son Argent" !!! En conclusion : Quand c'est gratuit tu fermes "ta g*****" !! Il faut choisir !! la liberté, tu contestes si tu veux !! ou la gratuité "tu la boucles" !! Mais on sait ! que la gratuité n'existe pas !! On est donc feinté !!!! Alors il faut toujours contester !!!! !!!

  • Par Mingus - 06/04/2017 - 09:33 - Signaler un abus MélanChavez

    Il Avait l'air fatigué au "Grand Guignol" d'hier soir, la presse est pourtant unanime : Il est formidable !!! , il peux raconter n'importe quoi, c'est pas grave, on ne lui en veux pas !! , Les journalistes ne tarissent pas d'éloges !!! Il ne lui reste plus qu'a se mettre en ligne avec MLP et c'est bon !!! Quand je pense qu'on a un gars de valeur et qu'on l'a abattu avec des histoires a dormir debout !!! que toute la presse sans aucun esprit critique avec une bêtise hallucinante, a foncé tète baissée au service du pouvoir !!! Reprenez vous les amis !! Votez FILLON !!

  • Par cloette - 06/04/2017 - 10:47 - Signaler un abus Tous ces emplois territoriaux

    en surnombre sont des emplois non indispensables, ils peuvent être transformés et leurs structures privatisées et payantes .

  • Par cavalier26 - 06/04/2017 - 11:02 - Signaler un abus @Mingus

    Bien résumé. J'approuve totalement. Réduire le nombre de fonctionnaires ne sera possible qu'en réorganisant les paperasses, les normes inutiles, les démarches compliquées. Les doublons dans le mille-feuille. En rationalisant les démarches des particuliers. Mais qui fera ça? Des fonctionnaires énarques ou polytechniciens qui ont mis au point toutes ces stupidités administratives pour justifier leurs travaux. Gérer les services publics comme on gère une entreprise, alors là toutes les réductions sont possibles, mais on n'y est pas.

  • Par lafronde - 06/04/2017 - 11:22 - Signaler un abus Enfin un vrai débat politique !

    Le dernier débat à onze candidats à la TV était confus. Un point marquant était la déclaration de B. Hamon sur le crise de 2008 : "ce sont les fonctionnaires qui ont tenu le pays" !? Je me demande comment ils ont alors été payé, ne vendant pas de service marchand ! Il est frappant que cette assertion n'ait pas été contredite ou relativisée (mais alors par qui ?). La présidentielle n'est décidément pas l'élection apte à instruire les français, et qui est légitime pour décider du sort du pays. Les Législatives présentent une offre politique plus riche (ici ou là vrais libéraux, entrepreneurs, officiers généraux, mouvements citoyens, écologistes non-progressistes), et un débat décentralisé dans au niveau des terroirs. Un point notable de cet article est que l'Administration (sans doute sur instructions) fait obstacle à l'Open data. Pas de données, pas de débat doivent se dire les politiciens étatistes (et souvent clientélistes) ! pendant ce temps la mort sociale frappe jeunes et vieux par le chômage de masse.

  • Par DANIEL74000 - 06/04/2017 - 11:46 - Signaler un abus La solution

    La solution existe ! Il faut simplement que le peuple exige la suppression du statut public pour tout ce qui n'est pas régalien. Le livre de 1976 d'Alain Peyrefitte est toujours d'actualité : "le mal Français" . .Ceux qui savent ne décident pas et ceux qui décident ne savent pas. Nous vivons dans une Société à Irresponsabilité Illimitée où le pouvoir bancal se partage entre administration syndicalisée et politiques aux couches si hiérarchiques et nombreuses que les impulsions du haut n'atteignent pas le bas et que les observations de la base se perdent dans le cheminement laborieux vers le haut ,!!

  • Par tananarive - 06/04/2017 - 12:04 - Signaler un abus Hospitalisation.

    Mon épouse a été hospitalisée assez longtemps dans le publique et peu de temps dans le privé, la différence en quantité de personnel est impressionnante, quand j'allais dans le bureau des infirmières pour demander un renseignement elles étaient plusieurs a discutées dans le publique alors que dans le privé il n'y en avait qu'une et évidement elle ne papotait pas.

  • Par tananarive - 06/04/2017 - 12:17 - Signaler un abus Les collectivités locales.

    J'ai connu plusieurs personnes qui travaillaient dans des municipalités, quand la majorité a changé de main ils ont été remplacés et mis au placard, en continuant à être payé. Voila pourquoi ils sont si nombreux, les deux camps sont représentés.

  • Par jipebe29 - 06/04/2017 - 12:28 - Signaler un abus Exemple d'usine à gaz inutile...

    Nous avons en France une techno-bureaucratie qui sans cesse grossit, donc qui coûte de plus en plus cher, tout en dégradant la qualité de service. Voici l'exemple de l’usine à gaz qui s’est construite au fil des ans, qui est chargée de la gestion de l'eau. C’est ce genre de techno-bureaucratie (il y en a beaucoup d’autres) qui doit faire l’objet d’audits afin de la simplifier et de la rationnaliser. https://www.contrepoints.org/2017/04/04/286050-bureaucratie-gere-leau-france?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=1debbd962d-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-1debbd962d-113543085&mc_cid=1debbd962d&mc_eid=ced272fb62

  • Par JASPER - 06/04/2017 - 13:29 - Signaler un abus Oui mais

    Quand Madame Agnès Verdier-Molinié compare le taux de dépense publique entre la France et l'Allemagne elle ne parle pas des missions de chacun de ces états. C'est dommage, je ne trouve jamais d'analyse objective. Il faut bien sur travailler la productivité du service public mais en privatisant à la va vite cela coutera plus cher aux citoyens.

  • Par Deneziere - 06/04/2017 - 13:41 - Signaler un abus On pourrait aussi parler des 1200 agences nationales

    Les fonctionnaires ont une expression pour bon nombre d'entre elles : "les fromages". On a tout dit. Plus c'est coulant, meilleur c'est.

  • Par Anguerrand - 06/04/2017 - 14:21 - Signaler un abus Mitterand à embauché 1 millions de fonctionnaites

    toujours pour les mêmes raisons, cacher le chômage, spécialité du PS. Depuis, avec Hollande il y a eu environ 500.000 fonctionnaites. Pour quel raison ? Aucune si ce n'est que chacun se permet une absentéisme toujours plus important et AUCUNE amélioration de notre service public. En théorie l'informatique comme dans le privé devrait tendre vers une diminution de fonctionnaire. Bercy dont le travail est fait par les entreprises, les caisses de retraites ou les artisans n'a plus à transcrire les impositions , malgré tout le nombre de fonctionnaires n'a pas baissé. Mais de cette façon on renforce leur position politique de la population. 20% de fonctionnaires plus leur famille et c'est un vote de gauche assuré. Il faut lire Le Livre d'une haute fonctionnaire ZOÉ SHEPPART, qui connaît bien les problème le nom ? 35 heures en......un mois. Elle a été rétrogradé pour avoir dit la vérité au lieu de la recompenser.

  • Par Stargate53 - 06/04/2017 - 15:09 - Signaler un abus Faire ce qui doit être fait !

    Il est évident que l'état et ses déclinaisons locales sont à réformer ! Et, cela passe par un recentrage sur les fonctions régaliennes de toute évidence. Cependant, il faut tenir compte que ceux qui aujourd'hui bénéficient de ce statut privilégié ne tiennent pas à le perdre sans être certain de retrouver un emploi stable. De plus, externaliser certaines fonctions exercées par des agents publics aujourd'hui implique que les français concernés ait confiance dans les solutions de rechanges proposées. Se focaliser sur un nombre en moins sans préciser qui, est aussi maladroit ! Entendons-nous, je soutiens que le poids des fonctions publiques d'état, territoriales etc.. est excessif mais cela passe d'abord par une réduction du nombre de députés, de sénateurs, la suppressions des départements, l'arrêt de la multiplication de communauté d'agglomérations ou territoires (avec son cortège de création d'emploi en doublons). Il n'est pas possible de demander des sacrifices aux autres sans s'en appliquer à soi-même, d'abord ! Alors messieurs les politiques, commencez en premier à donner l'exemple au niveau réduction de vos couts de fonctionnement ! C'est ma contribution !

  • Par Stargate53 - 06/04/2017 - 15:16 - Signaler un abus Précisions !

    je suis un contribuable qui en a marre des promesses de réductions des couts qui ne sont jamais tenus car ce sont mes impôts et ceux qui en payent qui financent toutes ces erreurs ou complaisance de gestion ! Il est temps d'agir, réellement, messieurs les politiques !

  • Par Deudeuche - 06/04/2017 - 16:43 - Signaler un abus exemple; la Défense Nationale

    75% des militaires sont des contractuels c'est à dire PAS de carrière! Un gabarit à appliquer à toute la fonction publique! (tous les MdR, la moitié des sous-officiers et un tiers des officiers). Evidemment sans parler des mutations qui évitent la baisse de la "courbe" de compétence de ceux qui restent toute leur vie au même endroit et dans le même routine.

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 06/04/2017 - 18:30 - Signaler un abus @tananarive et jpebe29

    Pour apporter de l'eau à votre moulin je confirme qu'au urgences on entretien la surcharge en faisant bien d'autres choses (derrière certaines portes closes) que ce pour quoi on est payé.......Quant aux agences de bassin, elles ont des budgets gigantesques récupérés sur les entreprises, budget dont elles ne savent que faire. Alors elles font construire de somptueux bureaux, et renouvellent régulièrement toute leur informatique.....En revanche, leurs choix ridicules nous coûtent des fortunes. .....La majorité des inondations sont dues à des interdictions d'entretien des cours d'eau pour des raisons écologiques. Compte tenu de l'importance des amendes payées à titre personnel par les maires, ceux-ci n'assurent plus cet entretien.....Ce qui génère un coût indirect de plus lié à la fonction publique.

  • Par kelenborn - 06/04/2017 - 20:17 - Signaler un abus Cas typique

    Lors de l'acte II de la décentralisation, les routes ont été transférées aux départements avec les agents. En revanche, Sarkozy a supprimé l'ingénierie publique dans ce qui était les services déconcentrés de l'équipement ou de l'agriculture (DDE et DDA) . Les activités sont parties aux privés mais les agents sont...restés. Puis on a évacué l'instruction des permis vers les intercomunalités . Les agents sont restés pendant que les communautés de communes multipliaient par deux ou trois les effectifs affectés à cette tâche ( soit parce que les économies d'échelle n'existaient plus soit par clientélisme). Le ministère de l'équipement est devenu le ministère de l'écologie. Les agents qui étaient utiles sont devenus inutiles quand ils ne sont pas nuisibles: aller emmerder les citoyens et les maires au nom des diktats environnementaux: alors, le mal est bien plus grand que ne le dit Verdier-Molinier, qui a une conception filloniste et libérale quand le mal est bien plus grand! Mais il faudrait plus de temps pour décrire le déluge!!!

  • Par BOCE64 - 06/04/2017 - 21:25 - Signaler un abus fonctionnaires

    Et les avantages, comme l'attribution de logement pour un directeur d'hôpital, nommé pour 5 ans, avec, la possibilité (et ils ne s'en privent pas) de changer papier et peinture ... leur courses, en générales, ce fait au prix de l'hôpital ! Maintenant comptez le nombres d'hôpitaux en France ... et ajoutez à cela l' infirmière générale qui a les mêmes avantages (sauf les courses je suis pas sur), ainsi que les directeurs d'écoles, les préfets, sous préfets, et j'en oublie !

  • Par ISABLEUE - 07/04/2017 - 12:08 - Signaler un abus d'accord avec tout

    mais la question est : que faire des gens en "trop" ????????? Les laisser au chômage ?? Arrêter de se reproduire comme des lapins ???? Je ne comprends pas : c'est un choix Politique que cette politique du chômage. Il faut que le Privé crée des emplois , mais quelles sortes d'emplois ????

  • Par Mingus - 07/04/2017 - 13:04 - Signaler un abus Ce qui est désespérant c'est

    C'est aussi que non seulement on ne répare pas les erreurs du passé mais c'est qu'on estime qu'il faut continuer encore plus ! et le discours sur la relance de l'économie par la dépense publique me révolte !!

  • Par cavalier26 - 07/04/2017 - 13:53 - Signaler un abus Simplifier le marché du travail.

    En réponse à la question d'Isablue. Quoi faire des gens "en trop". Il faut simplifier le marché du travail. Les lois, les empilages de procédures qui bloquent. Quand il y a du travail on embauche, quand il n'y en a pas on débauche. J'ai maintes exemples d'emplois non réalisés, en raison des blocages. Tel artisan, qui voit une embellie dans ses commandes, mais n'est pas sur de la pérenniser. Il préfère laisser la commande, plutôt que d'engager du monde. Et d'autres identiques. On oublie trop souvent que ce sont les employeurs qui créent les emplois, mais avec les sacro saints avantages acquis, blocage. Comparez avec la Suisse, peut de chômage, mais une législation moins compliquée et plus souple. Comparez un bulletin de salaire suisse et une fiche de paie française, non pas en montant, car plus élevé, mais en nombre de lignes, effarant. Simplifier le marché du travail = moins de chômage.

  • Par Totor Furibard - 07/04/2017 - 23:09 - Signaler un abus La preuve en chiffre ? Quelle preuve ?

    La preuve en chiffre ? Mais de qui se moque Mme Verdier-Molinié dans cet article ? Quelle preuve ? Que de mensonges ! La france n'a pas un cout salariale plus élevé pour les fonctionnaires: à périmètre identique, nous sommes dans moyenne en europe et bien en dessous les pays nordiques. On peut tout à fait produire de meilleurs services publics pour un prix inférieur ? Sans doute, mais c'est vai de n'importe quelle grosse organization, et encore plus dans les grands groupe privés avec en plus la charge des salaires délirants des grands patrons et la rémunérations des actionnaires. "On a embauché sans compterdans les collectivités locales pour faire baisser le chômage localement": N'importe quoi ! "Les politiques de relance ne sont valables pour des pays en excédent budgétaire" Encore n'importe quoi: on a bien evidemment pas besoin de relance quand on a des excédent budgétaire ! Mais Mme Verdier-Molinié: est-ce que vous comprenez ce que vous écrivez ?

  • Par Totor Furibard - 07/04/2017 - 23:13 - Signaler un abus La preuve en chiffre ? Quelle preuve ? (2)

    La dépense publique 9en 2014) était bien de 57%, mais elle comprend la sécurité sociale alors que beaucoup d'autres pays ne l'incluent pas ou différemment: il faut comparer à périmètre identique ! 56000 profs qui ne sont pas devant les élèves ? Normal: ce ne sont pas des profs ! Ce sont des fonctionnaires de l'EN, et il en faut beaucoup, même si peut être il pourrait y en avoir moins. Le reste est de la même trempe mais le plus choquant est la la fin: "Le non renouvellement de 500 000 postes publics est largement atteignable a l'horizon 2024 ou 2025 sans dégrader la qualité des services publics car le temps de travail aura été augmenté" Du grand n'importe quoi, qui ne repose sur rien. De l'ultra libéralisme primaire, bref, du Fillonisme pur souche ! Bien plus d'arguments recevables chez Mr Bichot et c'est vrai que des progrès de simplification sont possibles. Mais rappelons nous que la complexité et l'étendue des lois et règlements est due aux multiples dérogations demandés pas les lobbies des grands groupes d’intérêt, et surtout à l'irresponsabilité de ceux-ci, mais aussi de certaines entreprises quant à l'environnement quant à l'environnement et la protection des personnes.

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Agnès Verdier-Molinié

Agnès Verdier-Molinié est directrice de la Fondation IFRAP(Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques).

Son dernier ouvrage est "Ce que doit faire le (prochain) président", paru aux éditions Albin Michel en janvier 2017.

 

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Jacques Bichot

Jacques Bichot est Professeur émérite d’économie de l’Université Jean Moulin (Lyon 3), et membre honoraire du Conseil économique et social.

Ses derniers ouvrages parus sont : Le Labyrinthe aux éditions des Belles Lettres en 2015, Retraites : le dictionnaire de la réforme. L’Harmattan, 2010, Les enjeux 2012 de A à Z. L’Harmattan, 2012, et La retraite en liberté, au Cherche-midi, en janvier 2017.

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