Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Lundi 20 Novembre 2017 | Créer un compte | Connexion
Extra

Alerte aux 2 100 milliards d'euros de l'endettement public français : mais, au fait, quelle serait la solution la plus efficace pour renverser cette tendance ?

Depuis 2008, le montant de l’endettement public français a progressé de 800 milliards d’euros, soit plus de 30 points par rapport au PIB. Afin de faire face à une telle problématique, la France se doit d’identifier ses causes réelles, et ce, pour frapper à l’origine du mal. Car si la réduction des dépenses apparaît comme la solution la plus évidente, celle-ci n’a pas apporté les résultats les plus probants.

Attention danger

Publié le - Mis à jour le 1 Janvier 2016
Alerte aux 2 100 milliards d'euros de l'endettement public français : mais, au fait, quelle serait la solution la plus efficace pour renverser cette tendance ?

Le 23 décembre dernier, l’INSEE publiait son rapport trimestriel sur le niveau de la dette française. Et malgré une baisse symbolique de 2 milliards d’euros, le constat ne peut malheureusement pas être qualifié de satisfaisant, puisque le montant de l’endettement public du pays atteint la somme de 2 103,2 milliards d’euros. Soit l’équivalent de 96,9% du PIB du pays. Depuis la survenance de la crise, c’est-à-dire depuis le premier trimestre 2008, ce total a progressé de plus de 800 milliards d’euros, soit plus de 30 points par rapport au PIB d’augmentation en seulement sept années.

De façon assez évidente, le pays ne peut pas continuer sur cette tendance, et la lutte contre l’endettement public doit figurer au rang de priorité pour le gouvernement. Reste à savoir comment.

En premier lieu, il convient d’approfondir le constat sur ce qui a pu se produire depuis l’année 2008, ce qui nécessite également de revenir encore un peu en arrière. A la fin de l’année 1995, la dette française représentait 55% du PIB du pays. Puis, comme le montre le graphique ci-dessous, les niveaux de dette et de PIB ont connu une période de croissance relativement proche, soit un peu plus de 4% par année (le niveau de dette d’un pays s’exprime en comparaison du PIB à prix courant, c’est-à-dire non corrigé des chiffres de l’inflation) ce qui permettait d’afficher une stabilité du niveau d’endettement par rapport au PIB. Convenable. Puis, à partir de l’année 2002, ce niveau d’endettement a commencé à progresser à un rythme plus soutenu, faisant passer le ratio de 58% à 65% du PIB entre 2002 et 2007. Au même moment, la croissance du PIB est restée sur sa trajectoire, ce qui signifie que la hausse de l’endettement sur cette période est de la totale responsabilité du pouvoir alors en place. 

 

A l’inverse, et comme le révèle le même graphique, la situation s’est considérablement modifiée depuis le début de l’année 2008. Une très forte hausse de l’endettement a pu se produire et ceci, de façon simultanée à une forte chute de la croissance du PIB par rapport à la tendance antérieure. La corrélation entre les deux évènements est ici évidente, et finalement logique. En effet, lorsqu’un Etat voit sa croissance s’effondrer, ses revenus, c’est-à-dire les impôts, suivent la même trajectoire, ce qui produit une rupture d’équilibre entre dépenses et ressources, et entraine la formation de profonds déficits publics. Le lien existant entre croissance et endettement commence ici à apparaître. Afin d’en vérifier le fondement, il est alors possible de dresser une comparaison entre le rythme de croissance du pays et la croissance de son endettement sur une période longue, ce qui est l’objectif du graphique ci-dessous :

Croissance trimestrielle annualisée (prix courants) en % en abscisse et progression de l’endettement en ordonnée. France. 1996-2015.

 

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par Gastoch - 28/12/2015 - 08:13 - Signaler un abus oui certes

    Démonstration imparable, le problème étant que la solution par une augmentation de la croissance n'est pas à la portée de tout le monde. Comparer les trajectoires des US à celle des PIGS sur ce seul paramètre est un peu injuste pour l'UE. Ce sont des unions très différentes et des sociétés. L'UE ne dispose pas du tout des mêmes contraintes ni dynamismes que les US sans parler des facilités liées au dollar. Quelle croissance pour les PIGS et au delà l'UE? Comment? Pourquoi ne pas comparer US et Allemagne? L'Allemagne a t-elle réussi par la croissance ou le désendettement à se sortir des conséquences budgétaires de la réunification?

  • Par Vm - 28/12/2015 - 08:14 - Signaler un abus Collectivisme

    Monsieur, vous avez visiblement oublié des chapitres entiers de vos cours de théorie économique. Préconiser toujours plus de dépenses publiques pour relancer une économie déjà asphyxiée revient à oublier la notion de multiplicateur keynésien de dépenses publiques. Ce multiplicateur postule que la dépense est efficace pour relancer la croissance tant qu'elle se concentre sur des investissements amenant de la productivité (routes, voies ferrées, équipements utiles et non pas un énième musée). À partir d'un certain seuil de dépenses, d'un certain niveau d'équipement, la dépense se trouve confrontée à la loi des rendements décroissants et un euro dépensé produit moins de un euro de richesse. La dépense publique est alors destructrice de richesse et cause une mauvaise allocation du capital. Il est difficile de croire que la dépense en France, dont la moitié sert à couvrir les frais de fonctionnement, soit dirigée vers des investissements productifs. Encore une fois vous vous inscrivez dans une vision collectiviste et étatiste et votre analyse est partiale et partielle.

  • Par artesan - 28/12/2015 - 09:49 - Signaler un abus Le retour du Père Noël

    M. Goetzmann le magicien de l'économie.. Qu'est ce qu'on aimerait vous croire! Relancer la croissance et réduire la dette en.. augmentant les dépenses publiques. Régalons nous, c'est la bonne fée Etat qui paye (c'est donc que c'est gratuit comme dirait notre cher Président). Mais pourquoi donc tous ces gouvernements successifs, si préoccupés de leur réélection n'y ont ils pas pensé? Trop beau pour être vrai? Mais l'exemple américain est il reproductible? La capacité des EU à abuser de la planche à billets est elle à la portée de tous ? Et quelles sont les conséquences de ces politiques à moyen et long terme?L'inflation exportée par les EU et les crises financières passées nous renseignent à ce sujet. M. Goetzmann cite les exemples du Canada et de la Suède, sans rien nous dire des réformes structurelles qu'ils ont réalisé, qui ont réduit la place des Etats et redonné aux sociétés civiles le dynamisme que nous n'avons plus. En fait les solutions de M. Goetzmann, et Vm le dit très bien, c'est toujours plus plus de dépenses inutiles, de gaspillages, c'est étouffer encore plus une société française qui n'en peut plus de porter à bout de bras une sphère publique hypertrophiée. Non merci

  • Par Xhishou - 28/12/2015 - 10:00 - Signaler un abus "à partir de l’année 2002, ce niveau d’endettement"...

    Je cite " à partir de l’année 2002, ce niveau d’endettement a commencé à progresser à un rythme plus soutenu" Ça correspondrait pas au passage à l'euro par hasard? Je dis ça, je dis rien...

  • Par vangog - 28/12/2015 - 10:06 - Signaler un abus Le seul parti proposant la relance est le Front National.

    Et cette relance ne concernera pas de la dépense publique, mais de l'investissement privé, grande différence avec les politiques UMPS inefficaces! La première des relances est la réévaluation des salaires nets, grâce à la baisse des charges concomitantes à l'arrêt des aides à l'immigration et aux étrangers. La deuxième des relance est régalienne: en abandonnant la décentralisation et la multiplication des strates du mille-feuille territorial, en supprimant les grosses commissions, conseils de copains recasés et autres observatoires de l'inutile, le FN pourra recentrer l'état sur ses missions régaliennes, en réalisant des économies énormes: tout cet argent autrefois capté par les missions non productives des collectivités, pourra se reporter sur des investissements privés productifs. la troisième relance sera psychologique: en stoppant la corruption des subventions et l'exode des élites, en rétablissant le mérite républicain et la recherche sur les technologies d'avenir, le FN stimulera l'extraordinaire vivier de ressources inexploitées de la France. La quatrième relance sera maritime: en créant un Ministère de la mer renforcé, l'état deviendra acteur d'une politique maritime majeur

  • Par 2bout - 28/12/2015 - 10:09 - Signaler un abus Soviétique un jour,

    Communiste pour toujours !

  • Par Mike Desmots - 28/12/2015 - 10:16 - Signaler un abus les marxo/socialistes existent qu'avec l'argent des autres !

    et cela depuis 1917....de partout Europe ... ils ont laissé des ardoises colossales aux peuples Bisounours rêveurs et/ou soumis ....comme Papandréou en Grèce, Zapatero en Espagne, au Portugal Honecker en ex-RDA les leaders de l'EX-Urss etc...

  • Par zouk - 28/12/2015 - 10:30 - Signaler un abus Endettement et croissance

    Il semble bien que les voies américaine ou britannique conduisent à de bien meilleurs résultats, mais horreur! ce sont des voies libérales. Et le MEDEF ne se trompe pas totalement, l'exemple britannique (les inventeurs du Welfare state) devrait nous éclairer, ils ont SIMULTANEMENT mené une politique économique libérale (= relance) et réduit les prestations sociales. Nos tabous PS nous empêchent radicalement de toucher à la vache sacrée des prestations sociales.

  • Par Anguerrand - 28/12/2015 - 10:48 - Signaler un abus A souk

    Vous avez totalement raison, en France nous préférons le socialisme et son cortège d'aides sociales qui permettent à des millions de personnes de vivre sans travailler. L'autre choix est libérale. Mais comme vous le dites c'est un gros mot en France. Tous les pays qui n'ont pas nos vision socialisante réussissent mais on est en France, on crèvera du socialisme ce qui nous arrive actuellement mais on restera socialisant. Tous les partis de gauche veulent cette politique et maintenant vient s'ajouter le FN avec sa retraite à 60 ans, l'augmentation du nombre de fonctionnaires, l'interdiction de licencier, le maintient des ruineuses 35h, etc...Meme chez les Républicains une partie de ce parti se laissent influencer par la gauche, c'est désespérer !...

  • Par Anguerrand - 28/12/2015 - 10:59 - Signaler un abus Tout le monde sait ce qu'il faut faire pour faire baisser la...

    dette. Se mettre à niveau des pays occidentaux, 1,5 millions de fonctionnaires en trop, temps de travail dans une vie tres inférieur à nos concurents( 35 h, 5/6 semaines de congés, diminution des charges des entreprises, les entreprises françaises paient 120 milliards de plus que les Allemandes). Avec cette recette l'Allemagne rembourse 8 milliards de sa dette/ ans quand nous empruntons 1 milliards tous les 2 jours, et que l'état malgré l'absence de croissance, augmente chaque année ses dépenses.( +13 milliards cette année par rapport à l'année dernière)

  • Par lasenorita - 28/12/2015 - 11:44 - Signaler un abus Les dépenses..

    Ceux qui nous gouvernent devraient plutôt diminuer les ''dépenses'' au lieu d'augmenter les impôts des ''Français moyens'' mais on ne leur a pas appris à compter à l'E.N.A...on ne leur a pas appris aussi (aux futurs présidents) l'HISTOIRE de ''leur '' pays!..

  • Par elvin - 28/12/2015 - 12:08 - Signaler un abus évidemment ....

    ... que la meilleure solution c'est la croissance. Pas besoin d'écrire de longs articles pour ça Mais comment ? Certainement pas en fabriquant encore plus de (fausse) monnaie. La seule chose que le gouvernement peut faire, c'est de démonter tous les obstacles qu'il a soigneusement construits et de laisser faire les entrepreneurs. NG reste victime de l'illusion keyneso-étatique. Dommage qu'Atlantico le laisse faire.

  • Par elvin - 28/12/2015 - 12:18 - Signaler un abus les dépenses

    et la croissance n'interdit pas de réduire les dépenses publiques, bien au contraire (sauf pour les keynésiens attardés comme NG)

  • Par kerriou jean yves - 28/12/2015 - 13:42 - Signaler un abus la dette US

    bonjour je croyais que aux US de nombreux économistes s'inquiétaient du niveau faramineux de la dette publique... Mais comme ils manipulent les cours du dollar à leur guise il est facile d''afficher un "plein emploi" qui n'est fait que petits jobs mal payés comme en GB d'ailleurs. L'américain moyen finit difficilement ses fins de mois. Par ailleurs, la croissance US est très tributaire des dépenses militaires! C'est un mythe.

  • Par clint - 28/12/2015 - 19:36 - Signaler un abus M. Goetzmann vous ne dites pas tout, ce qui fait plaisir au FN !

    Car la solution ne serait elle pas alors de sortir de l' € pour faire jouer la planche à billet ? Il est alors "évident" que le poids de l'économie française, même si on développe l'artisanat, les confréries, et autres très petites entreprises (cf FN) ont aura bien évidemment le même poids vis à vis de nos clients, nos créanciers, le monde économique que les USA !!

  • Par Vincennes - 29/12/2015 - 00:56 - Signaler un abus La solution, M.Goetzmann aurait été de n'avoir JAMAIS eu

    Mitterand Président Socialiste qui a pondu la retraite à 60 ans, ....l'embauche massive des fonctionnaires......l'entretien de ses différentes familles + ses docteurs à temps complets ( dette 665 milliards à son départ + intérêts de cette dette qui cumulés à ceux ds suivants engendrent 5 milliards d'intérêts de la dette/an) ....... puis les 35 H (idée de DSK mise en place par Aubry)..... (encore une idée PS qui continue de coûter un max) et, maintenant, Hollande qui n'a rien compris continuent l'embauche massive de fonctionnaires....et qui préfère se balader/ recevoir/entretenir ses copines, sans compter à notre bonne santé !!!!!!!!

  • Par Gordion - 29/12/2015 - 08:48 - Signaler un abus Démonstration économique qui dérange

    Sûr qu'en France, en Allemagne, à la BCE ou la doxa économique se trompe de diagnostic et de remède, cette démonstration va être difficile à admettre. Encore plus à nos politiciens sortis de l'ENA.

  • Par Ganesha - 29/12/2015 - 09:20 - Signaler un abus Zyklon B

    Ce genre d'article est salutaire : nous avions autrefois quotidiennement ici des lettres d'amour à Angela Merkel, aussi naïves que si elles étaient écrites au père Noël… Nous en avons encore de temps en temps à Marion Maréchal, mais, au moins ''elle le vaut bien'' ! Nous avons aussi des néo-nazis qui nous disent '' il faudrait exterminer 1,5 millions de fonctionnaires''. Mais qui savent bien que s'ils précisaient qu'en pratique, on a pas encore trouvé mieux que le Zyklon B, ils seraient passibles de poursuite pénales. Et puis la ritournelle habituelle du pépère, à qui on a déjà essayé d'expliquer cent fois, gentiment et calmement, que l'Europe est un train de crever par un Euro mal conçu et inadapté, et que la plupart des pays européens sont en train de porter au pouvoir des gouvernements qui vont entreprendre une réforme de notre système monétaire. Non, sa conviction lui tord littéralement les boyaux : le lendemain de son élection, Marine Le Pen passera unilatéralement au franc. Et, sous ses yeux hagards, il verra en quelques heures fondre l'épargne de toute sa vie !

  • Par Ganesha - 29/12/2015 - 09:22 - Signaler un abus Pays de Cocagne

    Ah oui, j'allais oublier, la ''solution miracle'' ! Annuler les 35 heures : la France redeviendra aussitôt un ''Pays de Cocagne, où coule le lait et le miel'' !

  • Par MONEO98 - 29/12/2015 - 09:36 - Signaler un abus A quoi ça sert?

    monsieur Goetzmann ne changera pas d'opinion 2 à 3 fois par semaine il nous expliquera que pour continuer il faut toujours emprunter plus pour que de brillants spécialistes publics dans les bureaux ouatés de la république mettent en place les calicots traçant le bons chemins menant vers le développement ,que ,eux seuls ,connaissent comme ils ont en apporté la démonstration depuis 1945 avec une énorme accélération depuis 1981

  • Par Anguerrand - 29/12/2015 - 09:46 - Signaler un abus A Ganesha un mensonge répété cent fois ne constitue

    pas une vérité. Vous êtes la Pravda du FN. Regardez comment et quand la France a été prospère, sûrement pas avec des solutions socialistes que le FN veut mettre en place. Quel intérêt de revenir au franc quand l'€ à baissé d'un tiers de sa valeur sans AUCUN effet sur notre production,notre déficit budgétaire, et le déficit de nos exportations. Au lieu de réciter le Coran du FN expliquez nous ce que serons pour vous les effets positifs du retour à une monnaie " papier" sans valeur, le franc. Ça ce serait intéressant plutôt que d'annoner votre bréviaire FN sans le moindre argument.

  • Par Ganesha - 29/12/2015 - 10:44 - Signaler un abus Taille S, M, L ou XL ?

    Anguerrand, là où vous vous trompez, ce que vous n'arrivez désespérément pas à comprendre, c'est que ni moi, ni ma grande copine Marine, nous ne sommes partisans d'un retour ''obligatoire et immédiat'' au franc ! Si vous essayiez de comprendre les articles économiques, notamment ceux d'Atlantico, vous arriveriez peut-être à comprendre qu'effectivement la question principale n'est absolument pas le jeu normal des variations de change entre l'Euro et le Dollar, mais le fait que cette monnaie unique, l'Euro, a été imposée à des pays qui ont des niveaux de développement, de richesse, de fiscalité, qui sont complètement différents ! Cette monnaie est un magnifique uniforme, ce qui peut encore se concevoir et s'apprécier. Mais ce qui est totalement stupide, c'est qu'il n'existe qu'en une seule taille : que l'on soit petit ou gros, grand ou maigre ! Certains n'arrivent pas à fermer leur pantalon, d’autres ont les mollets et les avant-bras à nu! Ce qui est en projet, ce n'est donc pas la ''disparition de l'euro'', mais une simple mesure de bon sens : comprendre qu'il faut plusieurs tailles ! Si vous arriviez à saisir cette notion, cette journée serait ''à marquer d'une pierre blanche'' !

  • Par REVERJOVIAL - 29/12/2015 - 11:02 - Signaler un abus PIB et croissance

    Comparer que le PIB sans le mettre en perspective ne vaut rien. 2 exemples, les pays qui font des croissances à 10% partent de niveau trés bas, 10% sur 100 milliard équivaut à 1% sur 1000 milliard, c'est ce rattrapage que la Chine a eu pdt 40 ans et qui commence à décroitre sérieusement. 2e exemple pdt la crise de 2008 les US ou l'Espagne ont eu des baisses de 8 à 10% de leur PIB la France 2% il est normal que le redémarrage soit plus fort pour eux ! De plus le PIB doit aussi se calculer sur le rapport entre l'augmentation de la population, si vous avez 3% de croissance du PIB et de la population le résultat est nul ! La bonne question pouvons nous vivre encore sur la planète avec 7 milliards d'individus consommateurs et plus de 10 milliards en 2100 ?

  • Par henir33 - 29/12/2015 - 14:43 - Signaler un abus et l'euro

    vous oubliez le facteur euro dans votre démonstration, or c'est le facteur essentiel qui ruine les pays du Sud non compétitifs qui ne peuvent compenser celle-ci par l'ajustement monétaire. en outre votre démonstration tourne court si vous l'appliquez au Japon

  • Par brennec - 29/12/2015 - 16:22 - Signaler un abus MEDEF

    Le MEDEF représente surtout des grandes entreprises qui pratiquent la connivence avec l'état. Pour elles l'environnement économique n'est pas si important que la bonne règlementation qui permet d'éliminer la concurrence et la bonne dépense publique qui atterit dans les bonnes poches.

  • Par A M A - 29/12/2015 - 16:59 - Signaler un abus Il vaut mieux spéculer sur des utopies

    A parler de croissance, il faut surtout parler de celle qui lui est inversement proportionnelle, celle de la dette. Celle-ci est libérée de toute entrave dans l'esprit de nos financiers et de nos politiciens car elle se fondra dans le " pot commun" lorsqu'une Europe supranationale aura vu le jour. Et, quand le gouvernement mondial aura vu le jour, la dette de l'Europe disparaitra à son tour avalée par le FMI. Pour se donner de bonnes raison de laisser filer la dette, il vaut mieux se forcer à l'aveuglement et spéculer sur des utopies.

  • Par brennec - 29/12/2015 - 17:46 - Signaler un abus Depense publique.

    Si la dépense publique est le moteur de la croissance la france devrait être vice championne du monde juste derriere le danemark. Pour ce qui concerne la 'croissance" américaine je doute qu'elle soit enviable si l'on en croit olivier delamarche: Dans le monde réel, 94 millions d’américains en âge de travailler ne travaillent pas ; 50 millions d’américains vivent avec des coupons alimentaires ; les emplois créés depuis 2008 sont en grande majorité à temps partiel dans la classe d’âge au-dessus de 55 ans et à faible rémunération ; la production industrielle est en baisse (- 0,4 en octobre, – 0,6 en novembre ). Une étude sur une cinquantaine de pays qui ont essayé de faire baisser leur endettement montre que ceux qui ont réussi le mieux sont ceux qui ont fait baisser la dépense publique en même temps que les impots. Je trouve regrettable que sur atlantico on n'entende plus qu'un son de cloche, il fut un temps ou jean marc daniel y écrivait.

  • Par MONEO98 - 29/12/2015 - 22:53 - Signaler un abus USA reprise économique ou pas ?

    lecture très interessante http://leblogalupus.com/2015/12/28/etats-unis-58-clignotants-economiques-saffolent-en-2015-par-michael-snyder/

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Nicolas Goetzmann

Nicolas Goetzmann est responsable du pôle Economie pour Atlantico.fr.

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€