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Agressions sexuelles, les témoignages qui s'attaquent au mur du silence : oui forcer les garçons, ça arrive

Selon une étude américaine, 43% des jeunes hommes d'âge secondaire ou universitaire confient avoir été contraints à une activité sexuelle non désirée. Les viols commis sur des hommes sont pourtant peu médiatisés.

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Agressions sexuelles, les témoignages qui s'attaquent au mur du silence : oui forcer les garçons, ça arrive

Les pédophiles frappent autant les enfants de leur sexe que du sexe opposé. Crédit Reuters

Atlantico : Aux Etats-Unis, une étude menée par Bryana French et l'Université du Missouri a révélé que 43% des jeunes hommes d'âge secondaire ou universitaire confient avoir été contraints à une activité sexuelle non désirée. Ce phénomène est-il récent ou est-ce uniquement aujourd'hui que les voix commencent à se faire entendre ? Pourquoi les infractions à caractère sexuel sur les hommes sont-elles moins évidentes dans l'esprit des gens ?

Sébastien Boueilh : Jusqu’ici personne n’en parlait tout simplement.

Mais ce phénomène a en réalité toujours existé. Ceci dit, il y a peut-être un peu plus de pédophilie depuis l’arrivée d’Internet à cause des sites pédopornographiques. Selon l’Unicef, 750 000 prédateurs sexuels sont connectés dans le monde et agrémentent les quelques 4 millions de sites de la sorte de 200 nouvelles photos. Dans les histoires que j’ai pu écouter, toutes les agressions sur des hommes ont été commises par des hommes. On estime d’ailleurs à 1% les personnes attirées par les enfants, abstinents ou actifs. Et 5 à 10 % de ces personnes sont des femmes. Car on ne le sait pas forcément, mais oui, les femmes aussi peuvent être pédophiles. Par exemple, une des histoires qui m’a été rapportée est celle d’une enfant qui a été violée de sa naissance à l’âge de 4 ans par sa mère. Donc finalement, on n’est pas très éloigné du film Polisse, qui d’ailleurs est tiré d’histoires vraies.

Patrick Blachère :  Il faut distinguer les hommes victimes enfant et les hommes victimes adultes. Il n’y a aucune raison pour que les garçons ne soient pas autant victimes que les filles. Il faut savoir que les pédophiles peuvent être autant attirés par des enfants de sexe opposé que des enfants de même sexe. La plupart même sont statistiquement plus attirés par ces derniers. Une chose est sûre, on parle beaucoup moins des garçons victimes que des filles victimes, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’adolescents agressés par des femmes. Un rapport sexuel entre un adolescent et une femme va tout de suite être considéré comme une initiation sexuelle, alors qu’en fait il s’agit d’un acte de pédophilie. Ces adolescents sont finalement victimes de l’idée reçue que l’on a d’eux, à savoir l’obsession de la sexualité propre à leur âge. Un garçon de 13 ans qui a un rapport sexuel avec une femme de 35 ans sera moins choquant qu’une fille de 13 ans ayant un rapport sexuel avec un homme de 35. Et pourtant, c’est la même chose.

Il y a une sous-représentation de l’adolescent victime car on considère justement qu’il n’est pas victime. Et pour l’adulte, cette sous-représentation est encore plus importante. J’en veux pour preuve les violences conjugales. Il y a bien sûr les violences physiques mais aussi sexuelles, chose dont on ne parle pas. Une étude a été réalisée à ce sujet en 2008 qui révélait qu’un nombre non-négligeable des hommes interrogés avaient été victimes de viol par leurs femmes au moins une fois. Et pourtant, aucune plainte n’avait été déposée. Ce qui prouve l’existence d’un tabou à ce sujet.
Finalement, les hommes victimes n’en parlent pas car il y a un sentiment de honte, surtout si l’agresseur est une femme. Pour l’adulte, le sentiment de honte est pire encore, notamment lorsqu’il y a pénétration anale. Il faut dire à ces victimes qu’elles sont victimes et qu’elles ont le droit de porter plainte comme les femmes.

Pourquoi est-ce plus difficile d'en parler lorsque l'on est un homme ?

Sébastien Boueilh : C’est une question de fierté. Il est déjà très difficile pour une femme de parler d’un viol, alors pour un homme ça l’est d’autant plus. Généralement, les hommes n’arrivent pas à en parler car ils ont peur de se faire traiter d’homosexuel ; cela remet en cause leur hétérosexualité et aussi leur masculinité. Pour ma part, je n’osais pas en parler à cause de ça. Depuis que je suis passé sur TF1, M6, France 3 et L’Equipe 21, les hommes qui me contactent sont beaucoup plus nombreux. Et ce, grâce au fait que je sois un homme, rugbyman, que j’ai réussi à mettre ma fierté de côté et que j’ai pu révéler au grand public ce qui m’était arrivé. Mon témoignage a réussi à libérer leur parole. Ainsi, on est passé de 10 témoignages par mois à 150 par semaine. Nos publications étaient vues en général 3000 fois et aujourd’hui, notre audimat atteint les 35 000. Le reportage de TF1 a été partagé 300 fois. Finalement, on a couvert beaucoup de monde. J’ai donc créé un forum mensuel où je serai accompagné d’une psychologue-victimologue afin de répondre aux victimes.

Patrick Blachère : Les hommes sont peut-être moins souvent crus ou considérés comme victimes que les femmes. De plus, on attend d’un homme, même d'un garçon, qu’il sache se défendre. Ces tabous existent toujours dans notre société. Et la victime, qu’elle soit homme ou femme, a toujours tendance à se culpabiliser. Nous cliniciens, on retrouve cette culpabilité encore plus chez les victimes hommes. On associe en effet souvent à l’agression sexuelle d’un homme par un homme ou une femme par un homme un côté humiliant. Notamment dans l’acte d’une fellation imposée ou d’une sodomie. Parfois, on va même jusqu’à des pratiques sexuelles plus régressives, c’est-à-dire que l’agresseur va se mettre à uriner ou à déféquer sur sa victime. Ce type de pratique renforce la culpabilité et empêche réellement de parler. La grande difficulté qu’ont les garçons ou hommes à porter plainte, c’est qu’être victime de quelque chose signifie également ne pas avoir pu se défendre et donc être en quelque sorte responsable de ce qui est arrivé.

Quelles sont les séquelles pour ces hommes victimes de violences sexuelles ?

Sébastien Boueilh : Chaque personne réagit à sa manière. Certaines tombent dans l’alcool, d’autres dans la drogue, d’autres dans le sexe. Dans le sexe, comme pour se réapproprier sa sexualité. Pour ma part, je consommais de la femme pour prouver que j’étais un homme. Le chemin de la sexualité se forme à partir de 10 ans. La plupart des victimes se font agresser à cette période-là et ne savent donc plus trop quel est le chemin à prendre. Une autre séquelle possible est l’argent. Certains gaspillent leur argent à tout va. Je me suis même fait interdire de casino. D’autres encore s’autodétruisent, parfois, et malheureusement, jusqu’au suicide. Finalement, on n’a plus de limites dans ses réactions, on ne réfléchit plus vraiment, voire plus du tout. Concernant la confiance en soi, on n’en a plus. J’ai eu la chance d’avoir le rugby. Ça m’a permis d’avancer, de montrer que j’existe. J’ai réussi à m’en servir pour m’en sortir. Mais d’autres, au contraire, vont s’enfermer, devenir introverti. Quelle que soit la manière de réagir, les séquelles sont graves.

Patrick Blachère : Elles peuvent être à la fois physiques et psychiques. Chez les hommes, il s’agit essentiellement d’IST (Infections Sexuellement Transmissibles). Si acte de barbarie il y a, on peut également mentionner des lésions sphinctériennes et donc des incontinences anales, qu’on retrouve chez les garçons, mais aussi chez les filles lorsqu’il y a sodomie.

Il y a des dégâts psychiques principalement lorsqu’il n’y a pas reconnaissance du statut de victime et lorsqu’il n’y a pas d’accompagnement psychologique par la suite. Cet accompagnement est essentiel : il faut que la victime puisse se reconnaître comme telle et donc dépasser sa culpabilité. On note notamment comme séquelles le stress post-traumatique, c’est-à-dire la peur de se faire agresser, de se faire retrouver par son agresseur accompagné d’un repli sur soi et d’une hyper-émotivité. Certaines personnes développent également des troubles de la personnalité (instabilité, impulsivité, notamment dans le cadre de violences sexuelles intrafamiliales). En aigu, on peut également avoir à faire à des épisodes dissociatifs. Par exemple, un étudiant que j’ai rencontré il y a peu s’est fait violé par plusieurs camarades. Suite à cela, il s’est mis à errer dans les rues pendant plusieurs jours, complètement perdu.  

D’un point de vue sexuel, il y a évidemment des conséquences qui se traduisent soit par un trouble de l’identité sexuelle, c’est-à-dire que la personne va se chercher, soit par un blocage purement fonctionnel, c’est-à-dire des problèmes érectiles ou des troubles du désir.

Dans quelle situation ce type d'agression a-t-elle le plus souvent lieu ?

Sébastien Boueilh : Dans le milieu familial. La majeure partie des victimes que j’écoute ont été agressées par des personnes de leur famille. Et j’ai vraiment écouté de tout : le père sur le fils, le demi-frère sur la demi-sœur, le mari de la nounou sur l’enfant qui est gardé, etc. Dans le milieu sportif également, il y a beaucoup d’histoires de la sorte et il peut s’agir d’un infirmier, d’un éducateur, d’un entraineur, etc. Les prédateurs sont la plupart du temps des personnes proches car elles ont la confiance des parents du fait de leur gentillesse. C’est pour ça aussi que les victimes n’arrivent pas à en parler car elles ont peur que personne ne les croient.

Patrick Blachère : Pour une victime enfant, cela se retrouve dans tous les milieux, mais principalement dans l’intrafamilial ou dans les milieux institutionnels. On assiste d’ailleurs à certains viols en collectivité, notamment dans les foyers ou certains internats. Trois, quatre garçons vont abuser sexuellement de leur copain. Mais ces choses-là sont tues, d’une part pour l’honneur de l’institution et d’autre part, car la victime elle-même n’ose dénoncer ses camarades, d’autant plus lorsqu’il y a pénétration anale qui est vécu comme humiliante.

Lorsqu’on est adulte, les agressions surviennent surtout dans des collectivités (vestiaires, saunas, etc.) ou dans le cercle familial, comme mentionné tout à l’heure. Il arrive souvent qu’il s’agisse de partenaires âgés ou handicapés qui vont avoir du mal à s’opposer à ce genre d’agressions.

 
Commentaires

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  • Par FF74 - 19/04/2014 - 12:17 - Signaler un abus Forcer..

    En voyant le titre, j'avais autre chose en tête, mais je tiens à le raconter. Je connais certains garçons qui étant à la fac (avec un âge compris entre 19-24 ans) donnaient des cours à des lycéens. Il est arrivé, quand le lycéen était de sexe féminin, que ce soit la fille (15-17 ans) qui fasse ouvertement des propositions ("Comment tu trouves ma poitrine ?"), généralement le simple fait d'ignorer la phrase, de ne pas rebondir dessus fait passer à autre chose. Mais dans certains cas il y a des menaces implicites: "Si tu ne me touches pas, je pourrais dire à mes parents que tu m'as touchée...". Je voulais donc rebondir sur la notion de "forcer" telle qu'elle m'était apparue dans le titre.

  • Par colosse aux pieds d'argile - 19/04/2014 - 13:01 - Signaler un abus COLOSSE AUX PIEDS D'ARGILE

    Merci à Clémence pour ce bel article! Je suis Sébastien Boueilh, victime de viols de 12 à 16 ans, et le président de l'association Colosse aux pieds d'argile, n'hésitez pas à nous rejoindre sur FB,TWITTER et sur notre site www.colosseauxpiedsdargile.org Beaucoup de victimes me contactent et arrivent à liberer leur parole. Hommes,femmes,enfants m'ayant contacté, vont beaucoup mieux depuis leur délivrance! Je ne suis pas psy mais je sais de quoi je parle! Le 23 avril de 20h à 22h, accompagné de notre psychologue-victimologue nous faisons un forum en direct ou vous pourrez nous poser toutes les questions que vous voulez. A très vite j'espère. Sébastien

  • Par ABCD - 19/04/2014 - 14:38 - Signaler un abus .

    .

  • Par Léa - 19/04/2014 - 14:53 - Signaler un abus L'emprise du pervers ou de la perverse

    L'emprise peut se résumer à l'ascendant pyschologique de l'adulte sur l'enfant. Aucun enfant ne sait y résister ; comment le pourrait-il ? Les ados peuvent également être dominés ; rien de plus facile que faire prendre des vessies pour des lanternes à un ado naïf. Merci à Atlantico d'enfin lancer le débat. Un silence malsain pesait sur la question, et trop de victimes étaient et sont encore livrées à elles-mêmes, aux fausses interprétations qu'elles pouvaient faire du viol subi, et à vivre dans une culpabilité injuste. Ce qui faisait bien l'affaire des prédateurs. Il est plus que temps de dire clairement que personne n'est jamais coupable d'avoir été violé, a fortiori des enfants ou des ados. Le coupable, c'est à 100% celui qui agresse (ou persuade un pauvre gosse de lui obéir. Contrairement à ce que beaucoup croient, un viol n'implique pas forcément de violences).

  • Par ABCD - 19/04/2014 - 23:47 - Signaler un abus C’est le printemps et la chasse au pédophile est ouverte

    Les mises en garde permanentes aux enfants (des instituteurs, professeurs, éducateurs, parents, policiers, magistrats, pasteurs, oncles, cousins, voisins bien-intentionnés, ex-taulards en mal de réinsertion bénévole, vieilles chipies-mêle-tout, ou tout autre faux-cul de passage), contre les "pédophiles", mènent à des dérives très largement passées sous silence. Pourquoi sous silence? Parce que personne n’aime amener le sujet «pédophilie», tant il est à la fois anodin et «ultra casse-gueule». Vous n’aimez pas votre voisin? A partir d’indices vérifiables mais insignifiants, insinuez qu’il est pédophile. C’est bien plus porteur qu’homophobe ou islamophobe. Votre victime est tout de suite dans une tenaille. D’un côté, elle est peu ou prou sommée de montrer que l’accusation est fausse (l’astuce est ici d’avoir renversé la charge de la preuve). De l’autre vous êtes à l’abri du principe de précaution car on ne peut pas ignorer votre accusation au cas où elle serait vraie. Le tour est joué. Tout est bidon? Aucune importance, vos indices resteront des preuves tant que la cible n’aura pas prouvé que vos déductions sont inexactes. Or ça c’est impossible: le piège est fermé. Vous avez gagné.

  • Par ABCD - 19/04/2014 - 23:57 - Signaler un abus Les petits anges

    L'explosion généralisée visible, active, claironnante, militante, de la liberté sexuelle, est partiellement cause et conséquence de l'instauration de la terreur anti-pédophile omniprésente, qui attaque profondément des équilibres multimillénaires subtils. Il est un peu long d'expliquer les mécanismes ici. A chacun de réfléchir en se creusant les méninges et la mémoire de ses propres jeunes années. Grâce à la bêtise calculée et intéressée des pseudo-psychologues, à l’omniprésence des ordinateurs, à l'inquiétude légitime des parents, à l'ignorance amnésique des gens de bonne volonté, à la lâcheté des vrais connaisseurs, à l'hypocrisie des nantis, au zèle des imbéciles, à la bêtise des juges, et à l'arrivisme des fonctionnaires, la chasse au mythique pédophile est ouverte, comme elle ne l'a JAMAIS été depuis que le monde est monde. On tire à vue en rafale et tant pis pour les irréparables dommages collatéraux. La "cerise" (la virginité sexuelle) des enfants est plus précieuse que tous les autres biens sociaux. Tout peut lui être sacrifié sans le moindre regard en arrière. Gare aux opposants. Celui qui n'est pas d'accord est forcément un odieux pédophile qui s'ignore (ou pas).

  • Par ABCD - 20/04/2014 - 00:14 - Signaler un abus Plus de fumée mais pas plus de feu.

    Scandale d'Outreau (en France) inclus, la terreur anti-pédophile fait beaucoup plus de mal qu'on ne le reconnait. Elle pollue désormais de façon permanente le tissu social et ce d'autant plus que l'on affirme qu'elle N'EXISTE PAS, pour MIEUX S'Y ADONNER. Entre les suicides, les rechutes de cancers ou autres grosses pathologies qui s’aggravent brutalement suite à ces contrariétés, les divorces haineux, les faillites, les déchirements et éclatements familiaux, les vies gâchées, la terreur anti-pédophile fait, semble-t-il, PLUS de dégâts que la pédophilie. C’est le syndrome du «pompier zélé»: appelé pour un banal feu de cheminée, il dévaste la maison et son contenu. Il eut mieux valu que tout brûlât. En résumé, n’est-il pas fort bizarre que soudainement en l'espace de quelques dizaines d'années, la pédophilie soit devenue, quasi ex-nihilo, un immense problème exigeant toujours plus de moyens policiers et carcéraux, de surveillance scolaire, de précautions ultra-coûteuses et dévoreuses de temps, de pages de faits divers, de litres de salive? D'où sortent soudain ces milliers de pédophiles comme autant de vampires assoiffés dans un mauvais film d'horreur? C'est simple: Qui en vit?

  • Par coucou.cmoi35 - 20/04/2014 - 02:26 - Signaler un abus Patrick & Sébastien, mais qu'est-ce qu'il vous prend-t-il ?

    Vous mélangez tout et n'importe quoi. Une vraie salade.

  • Par Jean-Pierre - 20/04/2014 - 06:42 - Signaler un abus Qu"elles s'arrachent ma vertu !

    . Je m´présente, je m´appelle Henri J´voudrais bien réussir ma vie, être aimé Etre beau gagner de l´argent Puis surtout être intelligent Mais pour tout ça il faudrait que j´bosse à plein temps . J´suis chanteur, je chante pour mes copains J´veux faire des tubes et que ça tourne bien, tourne bien J´veux écrire une chanson dans le vent Un air gai, chic et entraînant Pour faire danser dans les soirées de Monsieur Durand . Et partout dans la rue J´veux qu´on parle de moi Que les filles soient nues Qu´elles se jettent sur moi Qu´elles m´admirent, qu´elles me tuent Qu´elles s´arrachent ma vertu . Pour les anciennes de l´école Devenir une idole J´veux que toutes les nuits Essoufflées dans leurs lits Elles trompent leurs maris Dans leurs rêves maudits . Puis après je f´rai des galas Mon public se prosternera devant moi Des concerts de cent mille personnes Où même le tout-Paris s´étonne Et se lève pour prolonger le combat . Et partout dans la rue J´veux qu´on parle de moi Que les filles soient nues Qu´elles se jettent sur moi Qu´elles m´admirent, qu´elles me tuent Qu´elles s´arrachent ma vertu . Puis quand j´en aurai assez...

  • Par cronos - 20/04/2014 - 07:55 - Signaler un abus Une seule solution...

    Pendez ces violeurs...

  • Par Redmonde - 20/04/2014 - 11:49 - Signaler un abus ECOEURANT

    Ecoeurants les posts d'adolf le bien nommé qui a le culot de prétendre que le problème, ce n'est pas les pédophiles mais ceux qui les dénoncent--beau discours de propagande et de validation au bénéfice de ceux qui abusent sexuellement des enfants. Que ce soit des victimes filles ou garçons, les ravages psychologiques causés par ces violences sexuelles se poursuivent bien au delà de l'agression elle même et sont multiformes--TS, automutilation, incapacité à garder un travail ou même à finir ses études, frigidité, addiction sexuelle, troubles psychologiques divers. Des vies gâchées à cause de pervers, que la justice punit très peu d'ailleurs: quelques mois de prison, voire du sursis. En plus, tout cela coûte très cher à la société en soins médicaux, jours d'hospitalisation, psychothérapies, procès et frais de justice etc--y compris aux hommes que la pédophilie dégoute. Alors c'est inacceptable et révoltant de disculper les pédophiles comme le postant ci dessus: il s'agit bel et bien d'un crime qui détruit des vies et coute très cher à la société, toute indulgence envers ces sociopathes relève de la complicité.

  • Par ABCD - 20/04/2014 - 16:26 - Signaler un abus REVOLTANT

    Redmonde garde sa culotte pour parler de ce qu’elle ne connait manifestement pas, ayant tout étudié par procuration au 3ième degré. Sébastien BOUEILH a au moins la légitimité d’avoir souffert et de savoir de quoi il parle POUR LUI. Son but louable est d’éviter à d’autres une aventure désagréable PROCHE de SON CAS PERSONNEL. Je ne crois pas du tout à sa méthode pour y arriver, cependant. Redmonde par contre a une guerre de retard et la vision «cliché» des gens qui NE comprennent PAS et se précipitent dans les lieux-communs qui AGRAVENT la situation. Le fléau objectif à combattre est la pédophilie ASSOCIEE à un fléau tout aussi pernicieux, la guerre anti-pédophilie. Il y a le cancer d’un côté et la chimiothérapie de l’autre qui n’a jamais rien guéri et 9 fois sur dix, achève les patients plus vite que le cancer. Il faut bien comprendre que l’idéologie n’a AUCUNE PRISE sur le phénomène de base: la pédophilie, qui est éternelle et SURVIVRA EXACTEMENT INCHANGEE comme elle l’a toujours fait depuis des millénaires. De même le phénomène de REPROBATION de la pédophilie est ETERNEL et à peu près CONSTANT depuis toujours. C’est la manière de réprouver qui dérape gravement de nos jours.

  • Par ABCD - 20/04/2014 - 23:02 - Signaler un abus Campagnes d'épuration "sexiques".

    Déclencher des campagnes préventives d’épuration staliniennes anti-pédophiles rappelle l’immense gâchis financier et humain qu’est le filtrage généralisé des passagers dans les aéroports, en vigueur depuis seulement 12 ans (2002). Les grands voyageurs se sont habitués à cette dégradation énorme de leur qualité de vie, et avec résignation rajustent leurs chaussures et leur pantalon puis refont le rangement complet de leurs bagages à main ayant subi une fouille approfondie, plusieurs fois par jour s’ils font plusieurs vols. Les terroristes authentiques ricanent et savent qu’ils frappent quand ils veulent, ayant analysé les dires des spécialistes et pouvant passer explosifs et armes démontées en plastique balistique rendant tout ce cirque inutile. Plus simplement, ils se font pilotes et mènent l’avion où ils veulent, quand ils veulent. Tout le monde supporte ce qui n’aurait jamais été proposable avant le 11 sept 2001. Le coût est reporté sur le prix du billet, le prix du temps perdu est au prorata de la valeur de chacun (flat tax parfaite). Les campagnes préventives anti-pédophiles sont importées des USA où elles ravagent la société depuis 20 ans au moins. Les prisons sont pleines.

  • Par ABCD - 20/04/2014 - 23:06 - Signaler un abus Campagnes d'épurations "sexiques" (suite).

    Le coût de la guerre anti-pédophile est énorme: une société déboussolée, cloisonnée, dont tous les modèles ont été déboulonnés, déclarés suspects ou faillibles, même le Pape. Des enfants ignares en tout mais sachant le menu complet des déviations sexuelles, ayant perdu leur spontanéité, leur innocence, culturellement vieillis, impurs, désabusés, paranos, sans respect de l’enseignement des plus âgés (réputés pouvant tous être pédophiles), timorés, complexés, repliés exclusivement sur leur génération, reclus avec leurs intervenants de pensée unique au badge vérifié par 5 administrations. Des générations artificielles se succèdent, droguées à l’internet, échangeant des selfies pornos dès l’âge de 7 ans mais toujours sans orthographe à 18 ans. Des sacrifiés du «progrès» de la pensée, semi-dégénérés, aussi naturels et attirants que des salades transgéniques aux pesticides, pouvant «tenir» 3 semaines au frigo. Une catastrophe relationnelle. A l’abri de la loi, les vrais pédophiles ont migré dans le temps: ils ont 17 ans maxi. Les vieux se sont expatriés et font la fortune des petits Philippins, Thaïlandais, Pakistanais, Omanais, Marocains, etc, Afghans même. Les autres sont sur internet

  • Par pave777 - 20/04/2014 - 23:32 - Signaler un abus Les plus grands, comme les petits, ont souffert !

    Les viols commis sur des hommes sont pourtant peu médiatisés. Nicolas a subi les assauts de mamie zinzin, chaque fois qu'il allait chercher son enveloppe, et pourtant il n'a jamais déposé de plainte ? c'est dans ces moments délicats, que l'on reconnait les grands hommes au service de la France. Ailleurs c'est guère mieux ! la grande Catherine II de Russie, jetait ses amants en pâture aux ours, après les avoir utilisés !! quelle ingrate !! triste monde !! Elle fit construire une pièce secrète remplie de peintures et sculptures montrant des scènes des plus grivoises, et même de viol, de pédophilie, et de zoophilie. Il y avait des godemichés géants réalisés par un artisan, qui décoraient les églises ! Selon l'histoire officielle, elle serait morte de s'être fait pénétrer par un cheval, qui venait d’être piqué par un moustique rédempteur, sur les testicules !! le quadrupède s’emballa dans son séant !! bien fait !! pour sortir de la plaisanterie, castration chimique de tous les violeurs de filles, et de garçons, au moins il n'y aura pas de récidivistes ! limiter la diffusion de la pornographie chez les ados.

  • Par Ory-Nick - 23/04/2014 - 15:55 - Signaler un abus @Redmonde

    J'ai l'impression que Adolf c'est mal exprimé. Prenez un homme lambda, parfaitement normal, et accusez-le (pour lui nuire - pour une raison quelconque) de pédophilie. Pire, faites votre enfant accuser cet homme de pédophile ! Il n'a aucun moyen de se défendre. "Je n'aime pas les enfants !" -> Conclusion de l'enquête : vous l'avez violer car vous ne l'aimez pas ! "Mais j'aime les enfants !" -> Conclusion de l'enquête : vous êtes bien un pédophile !

  • Par Appamée - 24/04/2014 - 10:55 - Signaler un abus Les Pédophiles

    Adolf 1 soulève un problème important : la multiplication des accusations mensongères de pédophilie ! Ce phénomène est ravageur , il suffit de lire les cas connus ,qui ont transformé en cauchemar la vie d'innocents ! Appamée

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Sébastien Boueilh - Patrick Blachère

Sébastien Boueilh est un ancien rugbyman. Il est le fondateur de "Colosse aux pieds d'argile", une association dont le but est de libérer la parole des victimes d'infractions sexuelles. 

Patrick Blachère est sexologue, psychologue et expert en criminologie.

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