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Afghanistan : cet inquiétant rapprochement entre la Russie, l'Iran et... les talibans

Alors que le rapprochement entre la Russie, l'Iran et les talibans inquiètent fortement le gouvernement afghan et les Etats-Unis, cette nouvelle donne géopolitique pourrait bien perturber les équilibres géopolitiques - déjà très précaires - de la région.

Sac de noeuds

Publié le

Alors que les États-Unis ne sont plus aussi présents que ces dernières années dans la région, et alors que la transition entre Barack Obama et Donald Trump induit une période de "flottement", dans quelle mesure peut-on penser que l'attitude de la Russie en Afghanistan permet, aussi, au pouvoir russe de mettre un bâton dans les roues de l'Otan, avec qui il partage plusieurs points de conflit ?

A n’en pas douter, le président Poutine utilise à plein la période de flottement qui existe à Washington jusqu’au 20 janvier, date de l’investiture de Donald Trump (2), pour avancer ses pions partout où il le peut ; après la Syrie, c’est au tour de l’Afghanistan.

Son objectif consiste à replacer la Russie au centre des grandes négociations internationales ce qui serait un gage de puissance et d’influence pour l’avenir.

En élargissant le problème, au niveau international nous assistons à une redistribution des cartes du jeu (historiquement appelé le "grand jeu" en Afghanistan) qui va être intéressant à suivre. Le problème est que l’Europe n’a plus vraiment son mot à dire. Elle persiste à le faire mais elle n’est plus écoutée depuis longtemps.

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1.                   "Taliban" est le pluriel du mot "taleb" qui veut dire étudiant (en religion).
2.                   et même un peu après le temps que la nouvelle administration US soit vraiment opérationnelle.

 
Commentaires

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  • Par vangog - 30/12/2016 - 22:11 - Signaler un abus Si Poutine prend des contacts avec les futurs

    maîtres de Kaboul, c'est pour mieux les contrôler. Et aussi, parce qu'il sait que les USA n'ont plus les moyens de leur doctrine droidelhommistes, semeuse de chaos, partout...les russes s'apprêtent à faire ce qu'ils ont toujours fait avec leurs Républiques musulmanes: imposer la soumission par un dialogue "actif". Contrairement aux droidelhommistes à la Kerry-Kouchner-Levy, qui ont infesté les institutions internationales, ils savent que les musulmans réagissent favorablement aux démonstrations de force. Faisons-leur confiance pour trouver les réponses adéquates, dans cette partie du monde dont ils ont l'expérience...

  • Par Gordion - 31/12/2016 - 11:04 - Signaler un abus @A.Rodier

    ..au delà des luttes d'influences tribo-ethno-religieuses, la minorité chiite d'Afghanistan est également instrumentalisée par l'Iran - sans oublier leur implication dans le conflit syro-irakien - peut-elle constituer un rempart contre les radicaux sunnites en Afghanistan? De manière générale, quelles sont les relations entre Iran et Pakistan, et les Russes peuvent-ils également, via le rapprochement entre l'Iran et les talibans, soutenir indirectement leur allié contre la menace pakistanaise (le Pakistan est un pays trouble, aussi bien dans son rôle géopolitique local et international - les fameuses décisions onusiennes et autres sur l'interdiction du blasphème anti-musulman). Merci

  • Par Gordion - 31/12/2016 - 11:05 - Signaler un abus rectificatif..

    .."soutenir leur allié indien"...

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Alain Rodier

Alain Rodier, ancien officier supérieur au sein des services de renseignement français, est directeur adjoint du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R). Il est particulièrement chargé de suivre le terrorisme d’origine islamique et la criminalité organisée.

Il est l’auteur, en 2015, de Grand angle sur les mafias et de Grand angle sur le terrorisme aux éditions Uppr (uniquement en version électronique); en 2013 du livre Le crime organisé du Canada à la Terre de feuen 2012 de l'ouvrage Les triades, la menace occultée (éditions du Rocher); en 2007 de Iran : la prochaine guerre ?; et en 2006 de Al-Qaida. Les connexions mondiales du terrorisme (éditions Ellipse). Il a également participé à la rédaction de nombreux ouvrages collectifs dont le dernier, La face cachée des révolutions arabesest paru chez Ellipses en 2012. Il collabore depuis plus de dix ans à la revue RAIDS.

 

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