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Accord de libre échange UE-US : ceux qui y gagneraient, ceux qui y perdraient

Les négociations sur le futur traité de libre-échange entre la France et les États-Unis commencent lundi et vont durer au moins un an et demi. Les débats s'annoncent complexes, et l'accord qui en résultera promet de rebattre les cartes du commerce international des deux côtés de l'Atlantique.

Négociations

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Accord de libre échange UE-US : ceux qui y gagneraient, ceux qui y perdraient

Les négociations sur le traité de libre-échange transatlantique commencent ce lundi malgré les révélations des opérations à grande échelle d’espionnage menées par la NSA. Crédit Reuters

Atlantico : Les négociations concernant le traité de libre-échange entre les États-Unis et l'Union européenne commencent ce lundi en dépit des couacs provoqués par l'affaire d'espionnage par les Américains. Alors que la France souhaitait un arrêt des discussions suite à cette affaire, Angela Merkel s'est prononcée en faveur de la poursuite de celles-ci. Dans quel état l'Europe aborde-t-elle ces discussions ? Et avec quelles conséquences potentielles ? Comment les États-Unis pourraient-ils en tirer parti ?

Michel Fouquin : Les négociations sur le traité de libre-échange transatlantique commencent ce lundi malgré les révélations des opérations à grande échelle d’espionnage menées par la NSA contre notamment les Institutions européennes et de certaines ambassades européennes aux États-Unis. La Commission a obtenu en compensation la tenue en parallèle d’un groupe d’experts transatlantique pour discuter des pratiques américaines (notamment en matière de protection et de partage des données privées). C’est une concession faite par les Américains. Madame Merkel, la Commission et la plupart des pays membres voulaient absolument maintenir la date d’ouverture des négociations, les Français ne le voulaient pas, mais ils étaient isolés sur ce sujet et ont donc choisi d’accepter ce compromis. Sur le contenu des travaux de ce groupe d’experts on ne sait rien pour l’instant, mais il est clair que cela pourrait être un moyen de pression de l’Europe sur les États-Unis. Les Européens ont en vain essayé depuis deux ans d’obtenir l’accès aux données privées récoltées par les agences américaines et la réciprocité sur, par exemple, les informations sur les passagers utilisant les transports aériens.

Jacques Sapir : Dans la négociation qui commence les intérêts des uns et des autres sont très différents. Compte tenu de l’effondrement du marché dans la zone euro, l’Allemagne a besoin de s’ouvrir le marché des États-Unis. Par ailleurs, elle anticipe la probabilité d’une réévaluation de l’euro par rapport au dollar US. Les grandes entreprises allemandes, dont certaines produisent déjà aux État-Unis vont développer leur production locale. Pour toutes ces raisons l’accord de libre-échange transatlantique est une nécessité pour les entreprises allemandes. Même s’il détruit des emplois en Allemagne, la baisse de la population active que l’on connaît et qui va s’amplifier dans les dix ans à venir compensera cela. De ce point de vue Mme Merkel suit une politique parfaitement cohérente avec les intérêts des entreprises allemandes mais nullement avec ceux des travailleurs européens. Il est plus que regrettable, il est en fait condamnable, que la France n’ait pas bloqué la négociation.

Jean-Pierre Corniou : La division de l’Europe est une plaie structurelle qui pèse sur notre position mondiale dans tous les domaines qui impliquent des négociations. Face aux grands ensembles continentaux politiquement homogènes que sont les États-Unis, la Chine, le Brésil ou la Russie nous sommes certes un géant, qui constitue la première économie mondiale, mais composé de 28 entités distinctes et soucieuses de ne pas perdre leur souveraineté. De fait il y a une double négociation. Entre les 28 états membres d’abord, avec des jeux d’influence et d’alliances, puis avec l’extérieur. Les États-Unis sont mieux préparés, mieux organisés et beaucoup plus clairs que les Européens sur leurs objectifs. La dissymétrie tient au fait que l’Union européenne n’est pas un État, ses dirigeants ne sont pas responsables devant le suffrage universel, alors que Etats-Unis et pays européens ont chacun des leaders soucieux de leur électorat. Si une telle négociation implique une minutieuse préparation par les experts qui vont passer au crible les tarifs douaniers et ce qu’on appelle les obstacles non tarifaires, secteur par secteur, l’accord final se fera au niveau politique ce qui implique une solide capacité d’engagement. Evidemment les États-Unis exploiteront les moindres failles des positions européennes qui résulteront de compromis internes plus ou moins robustes.

Que contient cet accord ? Quels sont les points les plus sensibles d'un côte comme de l'autre ?

Michel Fouquin : Par définition – à moins d’être destinataire des mandats des négociateurs – on ne sait rien de précis. Le commissaire Barroso souhaitait avoir le mandat de négociation de la part des pays membres le plus large possible, la France s’y est opposée obtenant d’exclure l’industrie culturelle de la négociation. C’est la seule exception connue qui avait d’ailleurs mis en rage José Manuel Barroso. Le mandat est donc très large.

Pour l’Europe un des points importants de la négociation sera certainement la question de l’accès aux marchés publics : du coté européen on considère que 80% des marchés publics sont ouverts à la concurrence internationale contre un tiers seulement du coté américain. Les États américains sont particulièrement arc-boutés sur la défense de ces marchés qui ont sans doute une grande valeur électorale et industrielle pour défendre les PME américaines.

Sur les droits de douane, les gains attendus sont assez faibles – en moyenne ceux-ci sont inférieurs à 3% – mais il existe des secteurs sensibles du coté européens : les viandes notamment. Mais dans ce domaine les questions les plus importantes concernent les OGM et les certifications des contenus des conserves alimentaires. Autre sujet est celui des appellations d’origine dont les Américains ne veulent pas. D’une manière générale la question des normes sera centrale que ce soit en matière de sécurité des produits, de qualité sanitaire etc. La question n’est pas toujours source de conflits et permettrait au contraire aux occidentaux d’imposer leurs normes au reste du monde, c’est un des intérêts d stratégiques de ces négociations.


 
Commentaires

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  • Par nervall - 08/07/2013 - 07:17 - Signaler un abus l'euro atlantiste

    petit à petit , les USA ont réussi à placer leurs pions en UE , en plus du protectorat militaire via l'OTAN dont la piece maitresse est l'allemagne , ils controlent de fait l'euro via leur industrie financiere , or franchement on officialise pas un traité de libre echange avec le roi des dumpeurs de monnaies , ils ont l'arme dollar et seront en permanence favorisés , leurs produits et services sont en permanence en solde via la parité US/ euro , c'est purement de la folie , cela fera déjà 6 ans que l'euro leur offra les consommateurs européens en prime, cet accord rendra ce fait officiel et ce sera la stagnation permanente en europe avec tous les collateraux ruineux avec ....

  • Par legaulois - 08/07/2013 - 08:23 - Signaler un abus nervall a raison

    de plus les USA pratique une politique douanière redoutable sur tous produits d'importation les américains ont le beurre et l'argent du beurre

  • Par jirem - 08/07/2013 - 09:44 - Signaler un abus on se poignarde seul..

    encore une fois, on donne le baton... a sa demander si l europe n est pas un plan plein de patience et de longue haleine fomente par les USA.. ils vont nous avaler tout cru

  • Par Equilibre - 08/07/2013 - 10:36 - Signaler un abus Bon et long article

    Pas grand chose à rajouter qui n'ai été dit. Si, quand même. Quand les tribunaux de l'OMC arrivent, il est souvent déjà trop tard, comme le solaire, où c'est inefficace, comme Titan. @Nervall fait justement remarquer la parité, dont les ricains usent et abusent depuis trop longtemps, et avec tout le monde. Je ne pense pas qu'il soit de notre intérêt cet échange et pour une fois, je me place tant du côté français que du côté UE. Nous allons sacrifier le peu qu'il nous reste pour 0.1% de PIB hypothétique... L'Allemagne y gagnera un petit peu, certes. Les autres y perdront tous, comme d'hab. C'est BO l'UE.

  • Par vangog - 08/07/2013 - 12:12 - Signaler un abus L'Europe aborde cette négociation avec deux ou

    trois handicaps majeurs: Le premier handicap est monétaire, car à quoi servent des négociations longues et difficiles sur des pinailleries, si les USA peuvent, à tout moment, rétablir l'équilibre commercial a leur profit par une nouvelle injection de QE? Le deuxième handicap est le protectionnisme plus important de l'Europe dans de nombreux domaines, agricoles, culturels etc... Le troisième handicap est l'excès de réglementations et d'interdictions Européennes, soumises aux lobbyings des grandes entreprises optimisées fiscalement et des secteurs protégés non soumis à concurrence, innombrables dans le cas de la France ( et c'est pourquoi elle n'avait pas intérêt a voir commencer les négociations...) Les USA ont peu de handicaps, excepté leur secteur stratégique de la défense, qu'ils échangeront contre le secteur stratégique Européen, et ont tout intérêt à voir les normes et réglementations communes s'aligner de leur côté! Mais l'Europe, qui n'a pas su préserver sa croissance et défendre sa monnaie, a besoin de la croissance potentielle générée par cette zone de libre-échange et de défense commune contre les BRICS. Elle n'a donc pas le choix et devra abandonner son protectionnisme .

  • Par Benvoyons - 08/07/2013 - 13:55 - Signaler un abus Après lecture de Sapir, il confirme que nous sommes gouvernés

    par un ENAHEC "très très brillant"? Cela fait un an que nous le savions mais cela est confirmé par un spécialiste. 1° L’État France refuse de faire la réforme de structure pour revenir à 45% du PIB. 2° Tous les membres de l'Europe savent que si la France ne fait rien ,l'Europe explosera. ( De plus si le FN passe et prend le pouvoir en France, où que l'Europe par la nouvelle assemblée veut éliminer l'Euro où autres créations négatives pour une Europe gagnante) 3° L'Europe prépare avec le libre échange avec les USA, une porte de sortie d'une Europe sans la France. 4° Le problème de l'Europe c'est la France et la non transformation de France pour être un leader de l'europe. 5° je considère que l'Europe a raison et très pro en trouvant une solution sans la France, car si par l'effet du hasard Caton (notre hasard ) fait l'effort de réduire l'Etat à 45% nous pourrons très rapidement recoller à la bonne cause des intérêts de tous les États (28) Le système France est un boulet pour l'Europe, malheureusement le boulet n'a plus les instruments pour repartir les élites ENA Fonctionnaires,syndicales, les ont caché derrière l’Idéologie SocialoMarxiste.

  • Par Equilibre - 08/07/2013 - 14:20 - Signaler un abus @vangog

    -Le QE est déjà en cours, s'appelle illimité, un nouveau chiffre, et injecte 85 myards de dollars par mois. -Les ricains savent jouer de l'arme monétaire "protectionniste" mieux que n'importe qui d'autre, et c'est déjà ce qu'ils font. Même le secteur agricole est subventionné, pas de la même manière que nous vu qu'ils subventionnent l'achat de matos. Les marchés intérieurs sont protégés, à la différence de l'UE, comme l'industrie aéronautique militaire, solaire depuis peu etc... -Les BRICS, concept Goldman Sachsiens, se cassent un peu beaucoup la gueule Le S n'aurait jamais dû être rajouté, le B part en kawuete, le R, bof, tout comme le I. Reste le C Il faudrait renommer BRICS par C. Je rajouterai que 12% des échanges mondiaux se font en yuan, contre 0 en 2010 et que la Chine achète de l'or à tout bout de champs. . "a besoin de la croissance potentielle générée par cette zone de libre-échange" Alors là, franchement, je doute. Cela fait plutôt l'ex numéro un qui cherche un terrain de jeu supplémentaire pour éviter la chute ou se maintenir, sur notre dos, hors Allemagne, Pays-Bas.

  • Par Benvoyons - 08/07/2013 - 15:20 - Signaler un abus Equilibre08/07/2013 - 14:20 Le marché N°1 de Dassault Aviation

    est les USA alors arrête de dire n'importe quoi. Sodexho marché USA est son N°2 etc etc. Pour la France les USA est le marché n°2 à l'export et en augmentation. Tu recherches toujours ton équilibre mais aujourd'hui tu es vraiment mauvais.

  • Par Equilibre - 08/07/2013 - 15:49 - Signaler un abus @ Benvoyons, Allons, allons

    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/le-protectionnisme-assume-de-washington_249393.html Extrait Au nom de la préservation des emplois, l'administration américaine a avantagé Boeing au détriment de l'européen EADS dans le dossier du marché des avions ravitailleurs destinés à l'armée. Les grands travaux financés par des fonds publics - routes, ponts, aéroports... - doivent faire la part belle au made in USA. Les aides accordées à l'automobile avaient aussi pour objectif de faire à nouveau tourner les usines de l'Oncle Sam Barack Obama roule pour les fabricants de pneus américains. Et il ne craint pas l'excès de vitesse : en septembre 2009, il décide de frapper pendant trois ans les pneus low cost en provenance de Chine d'une taxe de 35 %. L'empire du Milieu revendique une part de marché de 17 % chez l'Oncle Sam, contre 5 % quatre ans plus tôt. Le pouvoir de dire no. Le puissant Committee on Foreign Investment in the United States (CFIUS) peut interdire à un assaillant étranger de faire main basse sur une société américaine liée à la sécurité nationale. . Je parlais de protectionnisme ciblé sur des points sensibles, comme les avions ravitailleurs...

  • Par Benvoyons - 08/07/2013 - 16:22 - Signaler un abus Equilibre - 08/07/2013 - 15:49 Comme en France pour le

    militaire. Quand la France avec Villepin à l'ONU a fait la leçon aux USA sur l’Irak et bien Sodexho a failli perdre le marché de l'Armée US, mais comme cela allait faire 40000 chômeurs sur les 100000 employés aux USA de Sodexho et bien ils ne l'ont pas fait. Michelin à plusieurs usines aux USA. Airbus vend plusieurs centaines d'avion aux USA. Les ponts et routes (que des entreprises Françaises) Les USA sont notre 2° pays après l'Allemagne pour nos exportations. Mais les Français ne changeront pas 'on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre ni avec une plume dans le cul". Heureusement pour la France que le directeur commercial d'Airbus est Anglais car avec Équilibre la France ne vend plus d'Avion.

  • Par golvan - 08/07/2013 - 17:26 - Signaler un abus @ Equilibre

    Le problème sur ce forum c'est qu'on a affaire systématiquement à des dogmatiques. Leur haine du PS (que je partage) les fait tomber en pâmoison dès que l'on parle des Usa. Personnellement j'arrive toujours à dissocier mon amitié pour le peuple américain du système américain hégémonique, menteur, truqueur (cf NSA), protectionniste en prétendant ne pas l'être, imprimant des dollars à la demande, bref trichant de façon éhontée, et uniquement à la recherche d'une zone de libre échange supplémentaire pour imposer ses produits. Mais au moins, eux, ils sont pragmatiques et ne crachent pas sur leur pays au nom du libre échange: ils se contentent de nous cracher dessus aidés par des crétins de la Grosse Commission de Bruxelles. Et si les accords sur le libre échange n'étaient pas signés, Michelin, Sodhexo et Dassault continueraient leurs affaires liés à la qualité de leurs produits et non à la position du pantalon sur les chevilles. Dernier point: je n'aime guère Villepin mais son discours à l'Onu sur l'Irak et le mensonge éhonté américain était infiniment juste et ne faisait que précéder la mise à sac de l'Irak par les libre-échangistes américains.

  • Par Equilibre - 08/07/2013 - 17:30 - Signaler un abus @Benvoyons , euh là ,stop

    En fait, tu préfères t'aplatir à la moindre occasion, c'est cela? Alors, en ce moment, tu dois être heureux et je ne vois pas pourquoi tu exploses le présiglan: tu as un pouvoir qui s'aplatit systématiquement devant tout dès qu'un maitre hurle fort. Je ne te ferais quand même pas l'affront de te les rappeler. Si tu avais mené la guerre froide, nous serions tous en train de chanter les louanges de l'armée rouge, parce qu'il ne fallait pas fâcher le petit père des peuples, nos ennemis intérieurs et ses copains cubains. . Oui, et? La nature, comme l'économie, a horreur du vide. Un qui part, d'autres qui viennent. On ne détruit PAS un marché comme cela, sans avoir rien derrière. ET je ne vois pas le rapport; là n'était pas mon propos. Ce n'est pas parce que tu t'es mis en mode pulvérisation, en train de me faire les gros yeux, que je les baisserai, surtout en te voyant changer de sujet parce que tu as tiré à côté, et large en plus.

  • Par Equilibre - 08/07/2013 - 17:41 - Signaler un abus @golvan

    Pas grand chose à dire, car ton commentaire sonne très juste à mes oreilles, juste des précisions à rajouter. Les taux de barrière douanières sont à 4% (de tête), et depuis longtemps, autant dire rien. Comme indiqué dans l'article, c'est plus une question de normes et réglementations. Je ne sais même pas si les 4% seront touchés. Les USA peuvent exporter leur dollar de partout sans inflation, le monde étant drogué au dollar. Sur le protectionnisme en général, il me semble que les USA ont été champions du monde à leur époque, avec des 50%, lorsqu'ils sont devenus en partie la puissance qu'ils sont, à la fin du XIX. On pourrait même faire une analogie entre la Chine, massivement protectionniste de nos jours, et les USA du XIX.

  • Par golvan - 08/07/2013 - 18:31 - Signaler un abus @ Equiibre

    Tout-à-fait d'accord. En réalité on voit bien sur ce forum que la France cumule deux handicaps: la haine de soi-même rencontrée dans une mouvance de gauche internationaliste quand ça l'arrange ( un fonctionnaire est forcément français...), et la même haine de la part d'une droite mondialiste (française ou européenne) qui se pique d'économie internationale (sans bouger son cul des beaux quartiers) en oubliant les dégâts du libre-échange et qui met en place des mesures dogmatiques là où l'économie ne devrait être que pragmatisme. Et puis bien sûr il y a les hybrides comme Pascal Lamy, Jacques Delors etc... qui n'ont retenu du christianisme qu'une sorte de péché originel que l'Europe doit expier à jamais. Rien de tout ça chez les anglo-saxons pour lesquels la raison du plus fort (eux) est toujours la meilleure.

  • Par Benvoyons - 08/07/2013 - 18:43 - Signaler un abus Equilibre - 08/07/2013 - 17:30 L'aplatisseur de notre économie

    c'est l’État (à 57%)et nos syndicats pas autre chose. Maintenant tu as le droit de ne pas suivre nos entreprises à l'export, mais se qui est clair, ce n'est pas avec l'aide de nos FonctionaroENA qu'elles y réussissent. Donc avec un État Français à 45% et les universités indépendantes et la recherche travaillant pour la réussite de la France par le privé et surtout sans l’État ou du moins avec la philosophie actuelle. Celui qui baisse son pantalon est celui qui ne se restructure jamais et qui a raison en restant que dans l'idéologie.

  • Par Benvoyons - 08/07/2013 - 19:02 - Signaler un abus golvan - 08/07/2013 - 18:31 Ton texte est beau mais fait il

    avancer la France dans le bon sens???? La meilleur pensée ne fait pas le travail. Un sportif de haut niveau Français pour réussir ne fait pas que parler des autres et de toutes les facilités qu'ils auraient, il fait son travail personnel et recherche le meilleur entrainement ( pas avec le minimum syndical de 35h) et il sait, que pour gagner il doit se battre se gagner lui même et sur lui même.

  • Par Equilibre - 08/07/2013 - 19:05 - Signaler un abus @Benvoyons

    Dis moi, OU et QUAND j'ai sauté de joie, prôné, l'embauche de fonctionnaires pour faire plaisir aux copains et aux coquins, la non-réforme des retraites, ce système de ponzi qui va bientôt cracher... Quand est-ce qu'à un moment, j'ai trouvé cela GENIAL 57, bientôt 58% de PIB (même si cet indicateur est pourri). Quand ai-je donc trouvé que le comble de la civilisation était nos dettes, ces montagnes de fric que je laisserai à mes enfants, tout en m'étant déjà bien fait massacrer avec, sans en avoir forcément trop pu en profiter moi-même. Je trouve que le libre-échangisme dans les conditions actuels est une connerie, certes, mais 30 ans de déficit budgétaires n'en reste pas moins une connerie à peu près aussi énorme, simplement dans un autre domaine.

  • Par golvan - 08/07/2013 - 19:24 - Signaler un abus @benvoyons

    Croyez vous que les universités soient indépendantes dans les pays qui nous taillent des croupières sur le plan économique ? L'argent public est partout, en particulier aux Usa où les subsides de la Défense arrosent étudiants et thèses diverses. Et que dire de la Chine ? Et de l'Allemagne ? C'est une évidence qu'il faut réduire la gabegie de l'Etat français et sa part dans le Pnb mais le libre échange débridé se fait au détriment des peuples auxquels on ne reconnaît même plus l'existence ( attaque des prérogatives nationales par des "machins" sous coupe Us) Et les parasites français d'aujourd'hui s'adapteront parfaitement à cette nouvelle donne, il suffit de les voir déjà dans les administrations européennes. Par contre pensez vous qu'il y ait quoi que ce soit à gagner à adopter les normes américaines, en particulier dans le domaine alimentaire ? Les Américains refusent d'entendre parler d'origine contrôlée, ça vous semble un facteur de progrès ? Vous aimez la viande aux hormones alors qu'il n'y a pas de pénurie de viande sans hormone ? Il me semble que dans le genre "aplatventrisme" vous vous posez là dès qu'il s'agit de s'opposer aux abus des Américains. Et tout ça pour quoi ?

  • Par Benvoyons - 08/07/2013 - 19:34 - Signaler un abus Equilibre - 08/07/2013 - 19:05 Libre echangisme ne veut pas dire

    que notre C.. est l’endroit de l'échange. Mais dedans ( libre échangisme enfin une économie libre) il y a beaucoup de choses bonnes, et c'est par la transformation de la France ( car elle a des atouts) que nous aurons à y gagner. Si nous ne pouvions en bénéficier, cela ne sera que de notre faute pas celles des autres. La France parle toujours de la liberté sans vouloir l'assumer. Assumer c'est éviter la branlette intellectuelle, et laisser les forces privées de la Nation faire.

  • Par Benvoyons - 08/07/2013 - 22:09 - Signaler un abus golvan - 08/07/2013 - 19:24 L'europe a déjà fait la signature en

    bas du parchemin ????? Tous les européens veulent signer avec tous les avantages pour les USA et rien pour l'Europe avec toutes les normes USA, avec le $ comme monnaie au lieu de l'Euro????????? Avant de crier il faut négocier et négocier c'est accepter un peu d'USA pour l'Europe et un peu d’Europe pour les USA. Tu penses les Allemands, les Hollandais, les Danois, les Polonais, les Autrichiens, les28 qu'ils sont tous C...et demeurés. Maintenant la France en phase finale elle peut dire non et ne pas ratifier et cela bloque définitivement la négociation. Maintenant si la France fait cela et qu'elle n'a rien réduit de la surface de l’État et que l’État ne va pas vers 45% du PIB les copains te feront payer très cher le problème France sur l'Europe. D'ailleurs je pense que si la situation de la France ne change pas les autres nous largueront sans état d'âme et que la négo est aussi faite pour cela. Que la France veuille rester au fond de la classe les autres ils s'en foutent royalement.

  • Par golvan - 09/07/2013 - 10:25 - Signaler un abus @ benvoyons

    La majeure partie des échanges européens sont intra européens. Dans le domaine de l'agro-alimentaire il y auto suffisance en Europe, alors personne ne nous grondera pour refuser la viande aux hormones qui n'est une nécessité pour personne. Mais cette viande est le révélateur de l'exigence américaine que lui obéisse en adoptant ses normes; et là encore je n'en vois pas l'intérêt. Le libre-échange ne provoque pas le bien être généralisé, il avantage en général, et à sens unique, celui qui tente de l'imposer au voisin, parce que à ce moment là de son histoire il y a intérêt. Libre à vous de délirer sur la France honnie mais encore une fois l'économie ça n'est pas de l'idéologie, et si nous sommes d'accord pour souhaiter que l'Etat obèse français fasse une cure d'amaigrissement, ça n'est pas une raison pour confondre l'amitié avec le peuple américain et la servilité docile envers les sociétés multinationales américaines.

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Michel Fouquin - Jacques Sapir - Jean-Pierre Corniou

Michel Fouquin est conseiller au Centre d'Etudes Prospectives et d'Informations Internationales (CEPII) et professeur d'économie du développement à la faculté de sciences sociales et économiques (FASSE).

Jacques Sapir est directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), où il dirige le Centre d'Études des Modes d'Industrialisation (CEMI-EHESS). Il est l'auteur de La Démondialisation (Seuil, 2011). Il tient également son Carnet dédié à l'économie, l'Europe et la Russie.

Jean-Pierre Corniou est directeur général adjoint du cabinet de conseil Sia Partners. Il est l'auteur de "1,2 milliards d’automobiles, 7 milliards de terriens, la cohabitation est-elle possible ?" (2012).

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