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Abstentionnistes + indécis : mais qui sont les citoyens que les candidats pourraient se partager d'ici dimanche ?

Un électeur français sur quatre ne sait pas encore pour quel candidat il va glisser un bulletin dans l'urne dimanche. De quoi donner des espoirs (mais aucune certitude) à certains candidats à la traine...

Chasse aux électeurs

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Abstentionnistes + indécis : mais qui sont les citoyens que les candidats pourraient se partager d'ici dimanche  ?

Atlantico : Qui sont les derniers électeurs qui restent à se partager aujourd'hui à quelques jours seulement du scrutins ?

Erwan Lestrohan : Aujourd’hui, encore 29% des électeurs qui se déclarent certains d’aller voter dimanche 23 avril n’ont pas arrêté de choix définitif de candidat. C’est 15 points de moins que le taux d’indécis que l’on mesurait à la mi-mars mais c’est un cran au-dessus de ce que l’on pouvait mesurer pour les scrutins précédents. Parmi ces électeurs indécis, on trouve une surreprésentation des individus ne se sentant proches d’aucun parti en particulier ou de personnes s’intéressant peu à l’actualité politique. Dans un contexte de fortes hésitations, il est aussi intéressant de noter, quand on s’intéresse aux choix électoraux de 2012, que ce sont les électeurs qui ont voté pour François Bayrou en 2012 qui se montrent aujourd’hui les plus indécis.

Quelle part devrait représenter l'abstention parmi ceux qui refuseront de choisir? Qui sont ces abstentionnistes ?

Nous avons tout récemment observé une progression du potentiel de participation. Cette progression de la participation potentielle s’est naturellement accélérée avec la proximité du premier tour, dans un contexte de forte dispersion des préférences électorales autour de 4 candidats. La possibilité de voir accéder au second tour des candidats « plus radicaux » comme Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon pourrait notamment être susceptible de constituer un levier de mobilisation pour certains électeurs. Nous estimons désormais la participation entre 76% et 80%. Ceci situerait ainsi la participation un cran en dessous du niveau de 2012 (79,5% au premier tour) et de 2007 (83,8% au premier tour) mais plutôt au-dessus du bas niveau observé en 2002 (71,6% au premier tour).

Si l’on s’intéresse aux profils des abstentionnistes potentiels on y trouve les jeunes, les ouvriers ou les personnes sans diplômes. Assez logiquement, les personnes indiquant ne pas s’intéresser à la politique ne sont que 65% à déclarer qu’elles ont l’intention de voter dimanche 23 avril et l’on note aussi un potentiel de participation réduit chez les « mal-inscrits », c’est-à-dire les personnes inscrites dans une commune qui n’est pas leur commune actuelle de résidence surtout quand leur commune de vote est éloignée de leur lieu de vie.

Quels sont les "tandems" sur lesquels les électeurs hésitent le plus aujourd'hui ?

Si l’on peut se poser des questions sur le fait que susbistent des électeurs de Benoît Hamon susceptibles de rallier Jean-Luc Mélenchon, on peut faire l’hypothèse que François Fillon et Emmanuel Macron sont les candidats autour desquels les hésitations sont les plus fortes actuellement. Etant donné le jeu de vases de communicants qui a pu avoir lieu entre les soutiens électoraux de ces deux candidats depuis deux mois, il convient de se demander si ces transferts d’électeurs sont définitivement stabilisés. Quand on interroge les indécis sur les raisons de leur hésitation, 32% des électeurs d’Emmanuel Macron et 34% de ceux de François Fillon déclarent qu’ils hésitent encore entre deux candidats. Dans l’électorat de Marine Le Pen on trouve néanmoins aussi une part importante de personnes indiquant qu’elles hésitent entre deux candidats mais il faut rappeler que la proportion d’indécis dans les soutiens de Marine Le Pen est assez limitée.

 
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  • Par J'accuse - 21/04/2017 - 14:25 - Signaler un abus Présidentielle: mode d'emploi

    Procédons par élimination: 1) exit tous les marxistes: ça déblaye déjà pas mal. 2) Exit tous les candidats qu'on ne voit au mieux qu'une fois tous les 5 ans, et qui ne sont là que pour faire parler d'eux. 3) Bien sûr on éjecte tous ceux qui ont voté pour Hollande en 2012 (les socialistes qui veulent rester au pouvoir, et Bayrou qui veut -enfin!- y parvenir), et donc on élimine Macron. 4)Le Pen apportera plus de problèmes que de solutions, si tant est qu'elle en apporte une seule. Conclusion: il n'en reste qu'un. Simple, non ?

  • Par langue de pivert - 21/04/2017 - 17:43 - Signaler un abus ☺ Votez !

    Ne votez pas BLANC ! Pourquoi faire ? Ça ne sert à rien ! Se donner bonne conscience à bon compte ? Sans prendre ses responsabilités ? Faire "son devoir" ? Mieux vaut s'abstenir et aller faire une belle rando ! Ne votez pas ROUGE ! de Macron à Poutou en passant par Dupont 3% (qui ne pouvant gagner veut faire perdre :-) et Asselineau-le salaud, le bonheur des "chances pour la France", "les attentats font moins de morts que les accidents de la route, c'est pas un problème" qu'il dit ! Voter rouge ça tâche, voter rouge ça tue ! (240 morts avec Hollande ! Votez BLEU ! Votez pour la France ! ☺

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Erwan Lestrohan

Erwan Lestrohan est directeur d'études à l'Institut BVA.

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