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87% des Français estiment que les responsables politiques ne se préoccupent pas de ce qu'ils pensent : la part de responsabilité de la crise et celle de l'épuisement du système

Le dernier baromètre de la confiance politique réalisé chaque année par le Cevipof démontre un inquiétant affaissement de la confiance des électeurs envers leurs représentants. Si cette tendance a évidemment été accentuée par la crise, les constructions de notre système politique et médiatique ne sont pas hors de cause.

A bout de souffle ?

Publié le - Mis à jour le 31 Janvier 2014
87% des Français estiment que les responsables politiques ne se préoccupent pas de ce qu'ils pensent : la part de responsabilité de la crise et celle de l'épuisement du système

Le Baromètre du Cevipof montre une nette érosion de la confiance des Français dans les institutions nationales. Crédit Reuters

Atlantico : Morosité, lassitude, méfiance, le Baromètre du Cevipof montre une nette érosion de la confiance des Français dans les institutions nationales, notamment la fonction présidentielle, mais aussi au sein de la société. Quelle part de responsabilité la crise porte-t-elle dans cette dégradation ?  

Madani Cheurfa : On a vu à partir du début de la crise financière de 2008, qui a par la suite dégénérée en crise budgétaire et économique, une dégradation de la situation sociale qui a porté son lot de conséquences. Il est ainsi possible de parler aujourd'hui de l'émergence d'une crise morale, liée directement à ces facteurs économiques, qui semble expliquer en bonne partie la stabilité statistique de termes comme "méfiance", "morosité" et "lassitude" dans la réalisation de nos enquêtes depuis décembre 2009.

Michel Maffesoli : Je le dis et je le redis depuis le début de cette “crise” : ce n’est pas la situation économique qui est responsable de la crise, mais celle-ci est un symptôme d’une mutation sociale d’importance, d’un changement de paradigme et d’une inadéquation des catégories d’analyse de la plupart des analystes sociaux avec la pensée du plus grand nombre. Le mot crise, je le rappelle, vient du grec krinein, passer au crible, passer au tamis, trier. La crise traduit la saturation des grandes valeurs qui ont structuré notre être-ensemble dans la modernité, la démocratie représentative, dans laquelle les élus représentaient le peuple, ses aspirations, ses valeurs. C’est ceci qui ne fonctionne plus, le peuple (au sens large) ne se sent plus représenté, il ne se reconnaît plus dans les mots et les actes des gouvernants et dès lors il n’a plus confiance. Mais ne nous y trompons pas, la cause de cette défiance est bien plus profonde que des aléas ou même des évolutions économiques : ce sont les fondements de la régulation sociale, du partage des valeurs, du rapport au pouvoir qui sont remis en question.

Comment la crise a-t-elle agi sur le lien social ? En a-t-elle accéléré la dissolution ? Ou n'a-t-elle constitué qu'un révélateur des conséquences du développement de la société de consommation mondialisée dont les Français n'avaient jusqu'alors pas pris pleinement conscience ? 

Michel Maffesoli : Votre question est double : elle vise d’une part l’ouverture de la France, de l’Europe sur le monde et l’émergence de nouveaux modèles de société. Alors que l’Europe pensait que le modèle qu’elle avait élaboré au cours des dix-huitième et dix-neuvième siècles, celui de la modernité, allait perdurer et qu’elle pensait l’avoir imposé au monde entier, porté par les soldats et les missionnaires, il implose de toutes parts. L’attraction du plus grand nombre de jeunes Européens pour les autres continents, particulièrement l’Asie et l’Amérique latine en témoigne : la mondialisation de la consommation n’est pas seulement causée par les moindres prix, elle témoigne également d’un attrait pour la diversité des produits et des cultures. 

Mais contrairement à ce qui est trop souvent affirmé et c’est la deuxième partie de votre question, cette mondialisation s’est accompagnée d’une relocalisation, d’un resserrement ou d’un recentrage sur les territoires, les villages, les départements ou les régions. Les valeurs de proximité, de solidarité proche, de culture locale fondent une cohésion sociale que j’appelle communautaire ou tribale. Ces deux mouvements ne s’opposent pas, ils se complètent. Car je peux être citoyen du monde et habitant de ma province, de mon petit pays qui n’est plus forcément la Nation. On ne peut donc pas imputer à la mondialisation des échanges la dissolution du lien social. Certes une forme de lien social, celui du contrat social, liant les individus un peu abstraitement dans une Nation, un Etat qui les considère comme égaux voire équivalents, cette forme là de lien s’estompe : celui des partis, des syndicats, bref des formes politiques de la démocratie représentative. En revanche d’autres formes d’appartenance plus proches, plus affectives et émotionnelles se développent, ce que j’ai appelé tribalisation de la société ou résurgence des liens communautaires, des liens fondés sur des émotions communes.

Madani Cheurfa : Il est difficile de répondre à cette question de manière définitive et certaine, puisque les deux jouent un rôle important dans ce domaine. Il faut de plus prendre en compte la spécificité des situations personnelles (sur le plan géographique et socio-économique notamment, NDLR). On peut en tout cas constater, proportionnellement au développement de la défiance envers la sphère publique, un repli d'une partie importante des Français sur la sphère privée (famille, entourage proche…). Dans ce sens, les travaux du Cevipof démontrent que plus on s'éloigne du cercle familial (94% de confiance) plus le niveau de confiance baisse, à tel point que seul 42% des personnes ne sont pas méfiants lorsqu'ils rencontrent une personne pour la première fois.

William Genieys : Il est une gageure de dire que les Français n’avaient pas pris pleinement conscience des effets de la mondialisation. Mais cela dépend de ce que l’on entend par prise de conscience car il s’agit d’un phénomène complexe engageant une connaissance du monde et de ces enjeux que le commun des mortels n’est pas à même de maîtriser. Donc effectivement, la compréhension passe par une confrontation concrète à « ses effets » qui se traduit en général pour les citoyens français par le sentiment de perdre quelque chose, notamment leur qualité de vie. Par contre, il est possible que le discours des représentants politiques des partis de gouvernement n’a peut-être pas été assez explicite et pédagogique sur ce point. Il est vrai qu’il est souvent brouillé par celui des formations politiques populistes qui elles entretiennent le fantasme qu’il est possible d’arrêter la mondialisation en créant des frontières de tous ordres.

Faut-il voir dans les résultats de ce baromètre le rejet d'un modèle de société et particulièrement d'un modèle politique pressé par l'immédiateté constante ? 

Madani Cheurfa : Il est intéressant de remarquer que la vie politique française de ces quarante dernières années a été marquée par un sentiment de "campagne électorale permanente". Ainsi, depuis 1981, la France a connu cinquante élections de tous types (cantonales, régionales, présidentielles…), et ce chiffre ne prend pas en compte les référendums. Sur un plus court-terme de 2007 à 2015, l'Hexagone a connu et connaîtra 15 élections. Nous sommes donc chaque année ou presque convoqué aux urnes, et il est intéressant de constater que 2013, seule année sans élections, a été marquée politiquement par l'horizon 2014 et même parfois par l'horizon 2017. Nos gouvernants sont donc en permanence sommés de nous rendre des comptes, avec un agenda électoral particulièrement resserré. Il s'agit là d'un paradoxe contemporain dans le sens où nous demandons aux responsables politiques d'être à même de se projeter sur une, deux voire quatre décennies alors qu'ils ont de fait la tête dans le guidon en termes de calendriers électoraux. Il n'est pas étonnant en conséquence de voir émerger la prédominance de la communication et parallèlement l'impression dans l'opinion que les gouvernants ne s'occupent pas particulièrement des attentes des Français.

 
Commentaires

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  • Par Lennart - 15/01/2014 - 06:28 - Signaler un abus Nous les intéressons juste avant les élections...

    .... une fois élu ce sont eux qui intéressent les multinationales et leurs prestataires spécialisés en lobbying. En fin de compte la politique est comme le sport complètement vérolé par le fric, ce qui permet à certains de faire carrière pendant plus de 40 ans. Je me suis demandé si il y avait obligation de résultats pour les sénateurs si ils auraient le temps de s'occuper d'une mairie ou la aussi seraient exigés des résultats positifs pour l'ensemble des citoyens.

  • Par Adi Perdu - 15/01/2014 - 06:47 - Signaler un abus Si les politiques voulaient contredire les français...

    ... Il leur suffirait d'introduire les référendums comme en Suisse. ... Sur chaque sujet fondamental, la décision appartiendrait au peuple, comme en Suisse. C'est d'ailleurs la définition de la démocratie ! ... Les référendums ont évité à la Suiise d'entrer dans l'Europe, d'être envahi, etc.... ... Au début des années 90, des cadres suisses - avec qui je travaillais parfois - regrettaient que le referendum sur l'entrée de la Suisse dans la CE se solde par un "NON". Maintenant, on sait qu'ils avaient tort, les Suisses ont eu bien raison de ne PAS entrer dans la CE !

  • Par Adi Perdu - 15/01/2014 - 06:53 - Signaler un abus J'insiste sur le référendum !

    Pourquoi aucun parti politique ne propose le référendum dans son programme ? A la manière suisse puisque çà fonctionne ! ... Ni l'UMPS, ni le FN, ni EELV2.31%, ni le PC1%, ni Bayrou, ni Borloo... Personne ! ... C'est bien la preuve que les partis politiques ne veulent pas de démocratie... Avec les résultats et les énormes erreurs commises depuis 1974, nos politiciens devraient être un peu plus modestes pourtant ! ... Même aux niveaux des mairies, chut.... Pourtant, c'est notre ville, notre vie ! ... Il faudrait imposer les référendums aux politiques !

  • Par gliocyte - 15/01/2014 - 08:43 - Signaler un abus @Niktot

    Le référendum est au centre du programme de Xavier Kemlin mais se présentera t-il? Il me fait penser à Coluche, non parce que c'est un humoriste mais parce qu'il est aussi menacé que lui depuis qu'il a intenté un procès à Trierweiler pour détournement de biens sociaux… Ceci dit, je n'ai pas lu l'article, vu les intervenants et aussi parce que le titre est écrit en "petit nég. (pardon je crois qu'on n'a plus le droit d'écrire cela) . Relisez votre titre Atlantico.

  • Par legaulois55 - 15/01/2014 - 09:05 - Signaler un abus normal vu le comportement

    d'une grosse partie de la classe politique pour eux c'est surtout une rente de situation avec la famille comprise si l'on veut changer l'opinion des français c'est simple 1 le non cumul total 2 la durée des mandats 3 la limitation à deux même mandat consécutif 4 la diminution du nombre d'élus surtout à l'échelon national et voir la suppression du sénat ( dans mon département un député et en poste depuis bientôt 33 ans sans que le département est évolué dans un sens positif )

  • Par Adi Perdu - 15/01/2014 - 09:39 - Signaler un abus @gliocyte

    Merci pour l'info, je vais lire Xavier Kemlin que je connais trés peu mais apparemment il n'a ni site, ni blog... ... Le référendum devrait vraiment être une obligation des démocraties, le "peuple" étant aussi placé devant ses responsabilité, et assumant ses votes sur les grands sujets. ... Vraiment, j'envie les Suisses.

  • Par vangog - 15/01/2014 - 10:20 - Signaler un abus Référendum révocatoire du Président de la République

    http://www.frontnational.com/2013/04/proposition-de-loi-constitutionnelle-organisant-le-referendum-revocatoire-du-president-de-la-republique/ Seule solution pour les Français de virer un Président pantin manipulé par son extrême-gauche vert-caca-d'oie et les corporations subventionnées...

  • Par ZOEDUBATO - 15/01/2014 - 10:33 - Signaler un abus Les boniments idéologiques de promesses jamais tenus ont tués

    la confiance Les principales idéologies sont bâtis sur une logique sociétale de mutations lentes, des promesses de demain on rase gratis et datent : - de 1900 rectifié 1968 pour le socialisme, le communisme et autres variantes de gauche, - de 1920 rectifié 1933 pour le nationaliste Ces idéologies reposent sur un secteur Public très important, monopolistique, composé de structures très lourdes utilisent leur pouvoir de nuisance pour s’opposer à toutes évolutions qui n’iraient pas dans le sens de leurs intérêts particuliers Les nouvelles technologies ont amenés une société ouverte et évolutive dans laquelle il faut privilégier la flexibilité Les idéologies sont à la traînent car elles refusent d’adapter et de remettre en cause leurs croyances politiques La majorité silencieuse veut évoluer et se moque de ces jeux de rôles archaïques. Elle veut des réponses crédibles aux drames du chômage, de l’exclusion, de la saignée fiscale, du déclin économique, de l’insécurité et de la crise scolaire. Les citoyens veulent construire leur avenir et pas celui des structures et des idéologies et le véritable enjeu est de passer des idéologies au pragmatisme avec des contre-pouvoirs

  • Par pierre325 - 15/01/2014 - 10:39 - Signaler un abus génial

    @Vangog génial, merci pour le lien, ça c'est de la proposition au moins.

  • Par ignace - 15/01/2014 - 13:43 - Signaler un abus Niktot...Xavier Kemlin...un guillaume Tell ou Robin des bois?

    Né, de son propre aveu, dans un berceau doré", l'arrière-petit-fils de Geoffroy Guichard - le fondateur de Casino - ne s'était pas imaginé en redresseur de torts. "A l'origine, en 2006, il y a une banale contestation de prix", raconte Xavier Kemlin. Actionnaire minoritaire d'Hyparlo, un franchisé de Carrefour, il dénonce le montant offert par le grand distributeur pour prendre le contrôle de cette société. Kemlin a touché 12 millions d'euros, mais estime qu'il aurait dû en percevoir 30. Un Français, vivant en Suisse, à Genève, depuis 16 ans, Xavier Kemlin, , dépose plainte le 14 mars 2013 contre la «first girlfriend» du président de la République française.

  • Par fentreti - 15/01/2014 - 14:01 - Signaler un abus La crise , la crise , la crise

    Aretez donc avec cette pseudo crise , Les riches n'ont jamais été aussi riche ! et les pauvres en France CA N'EXISTE PAS . La France est la premiere mondial des aides sociales , alors elle est ou cette fausse crise ?

  • Par Lecurieux - 15/01/2014 - 14:57 - Signaler un abus Main dans le S.A.C;

    Jamais ce que le français pense n'a été aussi peu écouté que ces dernières décennies. La politique est morte depuis longtemps, la conduite de la cité est tombée dans les oubliettes de la révolution (1968) Le business est bon, députés, sénateurs et même syndicalistes, tout ce petit monde tourne autour du pouvoir et de l'argent. Ils n'entendent rien, ne voient rien et continuent leur chemin comme si rien était. Pris la main dans le sac ? c'est pas leur main, moi ? JAMAIS ! Ils sont partis du principe que plus c'est gros, mieux ça passe et c'est vrai et on passe à autre chose La radio, la télé et les journaux sont là pour tourner les pages de l'actualité mondaine et autres conneries sans importance mais ça abreuve une partie de la population. Le tout c'est de tenir jusqu'au prochain mandat et quelques mois avant les prochaines élections, on donnera une ration supplémentaire aux bovins, histoire de contenter la masse et surtout de gagner un nouveau mandat. 21ème siècle, nous avons perdu notre honneur, notre droit d'homo érectus.(je préfère homo érictus) car il vaut mieux en rire que pleurer.

  • Par Sophile - 15/01/2014 - 15:30 - Signaler un abus Yaka voir

    L'Italie sous Mussolini qui avait dit : l'Italia fara da sè. Ce qui veut dire que l'Italie se débrouillera toute seule. Vlan, tout le monde lui est tombée dessus et Mussolini pendu. Déjà, les lobbys n'en faisaient qu'à leur tête. Et de voir qui nous pond des articles à faire pâlir les asiles psychiatriques, il me semble qu'ils ne se gêneront pas le moment venu.

  • Par ignace - 15/01/2014 - 15:32 - Signaler un abus Lecurieux ..je partage votre analyse, cependant

    1968 est un symbole, mais le monde a commencé a changer a partir des 1er et 2e chocs pétroliers, 450.000 chômeurs en 1974, 900.000 chômeurs en 1975, 1 million en 1981… les carottes étaient cuites

  • Par Adi Perdu - 15/01/2014 - 16:47 - Signaler un abus @ Ignace

    Mais je m'en fiche que Kemlin conteste le prix de rachat de son business... çà me fait une belle jambe et ce n’est pas le sujet ! ... Moi ce que je cherche c'est une pétition qui demande le référendum en France, et qui grossisse, grossisse... jusqu'à ce que les politiques soient obligés d'en tenir compte. La gauche caviar fait çà très bien. Le mariage pour tous est arrivé comme çà. ... Et que l'on ne nous dise pas que ce n'est pas constitutionnel, de Gaulle a fait un référendum en 1969. ... Que ce soit Mickey Mouse, Frigide Barjot, Kemlin ou le curé de la paroisse qui fédère sur l'exigence du référendum... Peu m'importe, je veux que le référendum fasse partie de notre vie politique en France comme sur le modèle Suisse ! Et inutile d'inventer une variante.

  • Par prochain - 15/01/2014 - 19:21 - Signaler un abus Ignaze est notre directeur conscience

    Il a repris le flambeau après le départ du cousin Isga provoqué par la carte de consanguinité, merci à Ignaze de remettre les points sur les i maintenant tu es des nôtres bien mieux que chez libé pas vrai?.

  • Par pascalou2 - 15/01/2014 - 20:01 - Signaler un abus bonjour

    c est une evidence le peuple veux plus de laiciter pour une france plus ethique .... alors que les politique agisse contre cette volonter et rende la france moin ethique pour des valeur vieiloote qu il on abandonner depuis longtemps ...qui faire ? pascalou

  • Par ignace - 17/01/2014 - 01:56 - Signaler un abus @prochien...je ne reste que parceque tu es present

    et que je me régale de ta prose et de tes commentaires De plus compte tenu que la majorité des pseudos et clones de pseudos, ne tiennent en permanence que le même discours il est intéressant d'amener un peu de "peps" a la monotonie de vos rengaines Rassure toi, je ne viens pas de libération, car je sais choisir les forums de qualité ...et là, je suis bien tombé

  • Par ignace - 17/01/2014 - 12:06 - Signaler un abus @ Niktot le referendu existe..la preuve

    le dernier ou 55% des français ont dit NON, Sarko est parti a Lisbonne et a dit OUI...sommes nous allés manifester dans la rue pour dénoncer cet "excès" de démocratie ?

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Madani Cheurfa - William Genieys - Michel Maffesoli

Madani Cheurfa est secrétaire général du CEVIPOF. Il est chargé, sous la supervision du directeur de l'institut, de la politique scientifique. 

William Genieys est politologue et sociologue. Il est directeur de recherche CNRS au Centre d’études politique de l’Europe latine (CEPEL) et directeur d’un master 2 recherche bilingue à l’Université Montpellier 1 : Comparative Politics & Policy / Politique et action publique comparée.
Ses travaux, reconnus internationalement, portent sur la problématique des élites qu’il a développée successivement à partir d’études de terrain sur le cas espagnol, le cas français et aujourd’hui le modèle des Etats-Unis.
Il est l'auteur de Sociologie politique des élites (Armand Colin, 2011), de L'élite politique de l'Etat (Les Presses de Science Po, 2008) et de The new custodians of the State : programmatic elites in french society (Transaction publishers, 2010).

Michel Maffesoli, sociologue, membre de l'Institut universitaire de France, est professeur à la Sorbonne.
Après avoir publié "Homo Eroticus" aux éditions du CNRS, il est désormais l'auteur de "Les nouveau Bien-pensants", éditions du Moment janvier 2014.

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