Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Mercredi 24 Mai 2017 | Créer un compte | Connexion
Extra

7 des plus beaux et originaux jardins de topiaire à travers le monde

Tel Edouard aux mains d'argent, les hommes ont toujours aimé tailler les arbustes avec des formes variées suivant leurs inspirations. Atlantico propose de découvrir les sept plus beaux topiaires au monde.

Plein les yeux

Publié le
7 des plus beaux et originaux jardins de topiaire à travers le monde

L'art topiaire (du latin ars topiaria, « art du paysage ») consiste à tailler les arbres et arbustes de jardin dans un but décoratif pour former des haies, des massifs ou des sujets de formes très variées.

D'étranges jardins décorent de nombreuses villes partout dans le monde. Cet art de découper les arbustes ne date pas d'hier. Chez les grecs, le métier de jardinier était entouré d'un grand respect. Les jardiniers de la Rome antique avaient aussi cédé à la tentation d'exploiter la remarquable malléabilité de certains arbres et arbustes et peuplaient les villas de ménageries vertes. Pline l'Ancien attribue la découverte de la technique de la taille à Gnaius Mattius, un ami d'Auguste, ce qui placerait la première manifestation de l'art topiaire entre 38 av.

J.-C. et l'an 14. Dans les jardins romains, ce travail de taille et d'entretien était confié à un esclave, responsable du jardin d'agrément (topia), et on l'appelait alors le topiarius (paysagiste ou dessinateur de jardin). Atlantico vous propose une visite guidée des plus beaux sites :

1 - Cimetière municipal de Tulcan, Equateur

Voici l'un des plus beaux et originaux jardins de topiaires au monde. Seul véritable attrait touristique de la ville de Tulcan, le cimetière municipal, présente à l'entrée un petit labyrinthe de buissons digne de celui d'Alice aux pays des merveilles et une allée d'arbustes taillés de toutes formes. Ainsi, le visiteur se balade au milieu des tombes, entre des buissons de cyprès représentant des formes humaines, des figures précolombiennes, des masques de divinité, des animaux fantastiques, des bas-reliefs inspirés des peuples indigènes.

Lorsque Azael Franco planta 120 cyprès en 1936 dans le cimetière Don Jose Maria de Tulcan, près de la frontière colombienne, il ne s'imaginait sûrement pas que ses oeuvres seraient ainsi admirées. Il tailla les arbres assidument jusqu’à sa mort en 1985, à l’âge de 85 ans. Mais, il avait transmi cet héritage. Ainsi, son fils Benigmo Franco, initié dès son jeune âge, reprend le travail de son père. Grimpé dans des échelles, outillé d’une cisaille à main, il sculpte sans relâche l’œuvre inachevée. 

Ce jardin compte aujourd'hui plus de 300 figures est considéré comme le plus grand et le plus étonnant des jardins topiaires au monde. Cette vidéo propose une visite dans ce lieu hors norme :

photo Wikimedia

2 - Levens Hall, Angleterre

Levens hall est d'abord un donjon, transformé et agrandi, en demeure au XVIIe siècle, à Cumbria, l'un des comtés les moins densément peuplés d'Angleterre (74 habitants). En 1688, James Grahme, colonel à la retraite, s'y installe et demande au Français Guillaume de Beaumont, élève d'André Le Nôtre, d'y dessiner un jardin. Géométrique et régulier, il est toutefois dépourvu de grande perspective, d'envolée majestueuse vers la nature, comme Le Nôtre venait de l'imaginer à Vaux-le-Vicomte puis à Versailles.

Ce jardin est basé sur le carré. Les deux premiers, situés à l'Est de la maison et relativement modestes, sont dévolus aux topiaires. L'occasion est rare de visiter un jardin typique du 17e sicècle "pré-versaillais". Les topiaires ont été créés vers 1690. Ce sont les plus anciennes d'Angleterre et sûrement d'Europe. Initialement, les volumes étaient géométriques: sphère, pyramide, cylindre, cube. En 1815, une taille importante de remodelage a été entreprise. Et avec le temps, suivant les modes et selon la croissance des plantes, les formes se sont arrondies, elles sont devenues opulentes et monumentales, plus ou moins figuratives.

photo Simon Palmer (Creative commons licence)

 
Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Je m'abonne
à partir de 4,90€