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Les 5 sages de l’économie allemande alertent sur "sa surchauffe" et mettent involontairement le doigt sur LE bug de la zone euro dans l’indifférence générale

Un rapport des conseillers économiques du gouvernement allemand met en garde contre un risque de surchauffe de l'économie allemande.

Solidarité, was ist das ?

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Les 5 sages de l’économie allemande alertent sur "sa surchauffe" et mettent involontairement le doigt sur LE bug de la zone euro dans l’indifférence générale

Atlantico : Selon un rapport des conseillers économiques du gouvernement allemand, l'économie allemande risque la surchauffe -"Il y a des signes évidents de surutilisation des capacités économiques"- ce qui justifierait les appels de la Bundesbank à un arrêt rapide de la politique menée par la Banque centrale européenne. Quels sont ces risques redoutés pour l'économie allemande ?

Nicolas Goetzmann : La croissance allemande devrait être de 2% pour cette année 2017 et de 2.2% pour l'année 2018, et ce, dans un contexte de "quasi" plein emploi. Lorsque l'économie continue de croître alors que le marché de l'emploi est "serré, la conséquence la plus évidente est une pression à la hausse sur les salaires. La croissance est signe de hausse de la production, ce qui entraine une nécessité de recruter pour les entreprises. Or, puisque le plein emploi est atteint, le seul moyen d'attirer les salariés dans une entreprise plutôt qu'une autre, est d'offrir de meilleures conditions salariales.

C'est ce qui est identifié comme un "risque" par les "sages" allemands. Du point de vue des salariés, et de la consommation, il s'agit d'une bonne nouvelle, mais ce sentiment n'est apparemment pas partagé par tous. La question est alors pourquoi ? Il y a ici plusieurs éléments de réponse. Le premier est que la hausse des salaires se traduit par une érosion consécutive des marges, puisque la part des salaires progresse. Le second est que ce double résultat- hausse des salaires (et donc de la consommation) / baisse des marges, a un effet direct sur la balance commerciale d'un pays car une celle-ci conduit à un affaissement de l'excédent commercial allemand. Enfin, et en dernier lieu, une hausse des salaires va conduire à une perte de "compétitivité" du pays par rapport à ses homologues européens, ce dont Berlin ne veut pas. La conclusion est que le risque qui est aujourd'hui identifié par les conseillers économiques du gouvernement de Berlin ne concerne que la position de puissance du pays en Europe, et le maintien de cette domination sur le continent. Parce qu'en dehors de cela, la zone euro aurait, pour sa part, intérêt à ce que les salaires augmentent. Et cela est justement ce que le FMI ou l'OCDE préconisent pour la zone euro. Ne pas accepter que "la roue tourne" au sein de la zone euro, comme elle a tourné au bénéficie de l'Allemagne dans le courant des années 2000, c'est refuser un fonctionnement coopératif au sein du continent.

Rémi Bourgeot : Les experts du Sachverständigenrat avancent un argument technique : la croissance allemande, qu’ils estiment à 2% pour cette année et 2.2% pour l’an prochain, dépasserait la croissance potentielle de long terme, qu’ils estiment à seulement 1.4%. Derrière cet argument technique tout à fait abstrait et discutable, ils développent en réalité une vision très politique de l’économie allemande dans le contexte européen, rejetant toute idée qui s’apparenterait à une solidarité accrue au sein de la zone euro et même à l’idée de renforcer ou transformer le Mécanisme européen de stabilité. Ils vont ainsi plus loin encore qu’une simple opposition frontale à l’idée d’Emmanuel Macron de créer un véritable budget de la zone euro. Ils rejettent même les idées alternatives beaucoup moins volontaristes que les conservateurs allemands ont opposées aux projets français. Ils expriment ainsi le fond de l’opposition de l’establishment allemand à la vision traditionnelle de l’élite française d’un « gouvernement économique européen ». Evidemment le keynésien de l’institution, Peter Bofinger, a un son de cloche différent lorsqu’on lui donne la parole dans les médias, aussi bien sur le fond de l’analyse économique que sur la vision politique, mais sa présence même relève essentiellement du souci d’afficher un semblant de diversité idéologique.

Au-delà des arguments politiques et idéologiques sur une surchauffe imaginaire et le mirage d’une inflation forte, les économistes du Conseil pointent en réalité les divergences d’intérêts entre l’Allemagne et le Sud de la zone euro en ce qui concerne la politique monétaire de la Banque centrale européenne. L’écrasement des taux d’intérêt qu’induisent les achats de la BCE pénalisent la forte population des retraités et épargnants allemands ainsi que les assureurs du pays qui ne cessent d’alerter le gouvernement. Par ailleurs, l’écrasement des taux a encouragé une hausse des prix de l’immobilier, qui sont traditionnellement plus bas en Allemagne qu’en France en particulier. Cette hausse de l’immobilier entre en contradiction avec la stratégie de compression salariale qui repose également sur un coût de la vie bas, au pays d’Aldi et de Lidl.

Par ailleurs, ils semblent désigner par « surchauffe » ce que l’on appelle plus traditionnellement le plein emploi, ou en tout cas une situation qui s’en rapproche. La faiblesse du chômage n’a néanmoins pas entraîné un fort rattrapage des salaires. Et l’excédent commercial allemand défie toutes les normes mondiales en la matière. Mais on a tendance à sous-estimer les risques qui pèsent sur les modèles économiques déséquilibrés lorsqu’ils semblent en parfaite santé. L’Allemagne est enfermée dans un modèle économique qui repose sur la compression des coûts salariaux et par intégration manufacturière de l’Europe centrale. L’excédent commercial est davantage un corollaire du modèle de croissance qui lui a permis de se sortir de la crise des années 1990-2000. Une véritable hausse des salaires allemands irait dans le sens d’un rééquilibrage européen mais mettrait en péril ce modèle. L’idée de « surchauffe », si elle plus que questionnable d’un point de vue conjoncturelle, pointe surtout les limites du modèle allemand.

Comment s'imbrique l'identification de ce risque dans la poursuite de la stratégie économique européenne ? Quelle différence entre les intérêts défendus par l'Allemagne et ceux de la zone euro prise dans son ensemble ? Quelle place donner à la France dans cette situation ? 

Nicolas Goetzmann : Pour se rendre compte de l'absurdité de la position allemande, il faut se référer aux statistiques de la zone euro. L'ensemble affiche un taux de chômage de 8.9% alors que celui de l'Allemagne est de 3.6%. Il y a donc une déconnection forte entre la moyenne de l'ensemble et la position du plus puissant de ses membres. Dans un tel cas, la question est de savoir si la stratégie économique de la zone euro doit être dessinée en fonction des intérêts de Berlin ou en fonction de l'intérêt général. Soit c'est l'intérêt général et la BCE doit poursuivre son action monétaire, ce à quoi l'Allemagne s'oppose, soit c'est l'objectif de Berlin qui doit être respecté et la BCE doit arrêter. Et nous avons ici le parfait exemple du dysfonctionnement structurel de la zone euro. Faut-il accepter servilement la poursuite de l'intérêt du plus fort, ou faut-il tenter de rééquilibrer la situation au profit de l'intérêt général ? Si le soutien donné par la BCE à l'économie de la zone euro est arrêté, quelles sont les leçons que la Grèce (21% de taux de chômage), l'Espagne (16.7%), l'Italie (11.1%), et la France (9.7%) devront en tirer ? Que leurs intérêts ne sont pas ceux défendus au sein de la zone euro.

 
Commentaires

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  • Par El Flander - 09/11/2017 - 09:06 - Signaler un abus Il fallait y penser avant...

    Quand dans des pays "cigales" on a dépensé à qui mieux mieux et que l'on a pendant plus de trente ans laissé l'industrie se transformer en zone de friche, il ne reste que la jalousie et aussi le dépeçage des anciens. Alors un peu de modestie messieurs les économistes ou soient disant tels. Notre dette ne fait que s'amplifier et ce boulet nous tuera un jour ou l'autre, si nous ne prenons pas les mesures structurelles qui s'imposent.

  • Par vangog - 09/11/2017 - 10:17 - Signaler un abus Totalement faux!

    Il fallait préciser « dans un contexte de dumping fiscal et social européen et de loyers allemands bas ». N’ayant pas pris en compte ces données, les économistes allemands font une analyse archaïque, de type « économie fermée »... (et c’est moi qui doit leur écrire cela!). Dans un contexte d’Allemagne attractive pour les salariés, la pression à la hausse des salaires Allemands ne peut qu’entrainer une pression à la hausse de l’immigration allemande intra- et extra-européenne, ce que désire l’Allemagne, à la fois pour payer ses retraités et pour asseoir son pouvoir dictatorial européen par le nombre...grace à un système social intelligent (Que n’a pas construit la France gauchiste), l’Allemagne est capable d’attirer des compétences élevées, du sud européen décimé par les politiques gauchistes, comme des pays du Proche-Orient. Lorsqu’on va en Allemagne, on ne voit pas cette omniprésence africaine et maghrébine, plus désireuse d’allocations que de travail, qu’on peut voir en France gauchiste...les immigrés choisis y trouvent un travail et s’y intègrent. Bref, la pression salariale allemande accentuera ces déséquilibres intra-europeistes, précipitant un peu plus la fin de ce monstre.

  • Par Ganesha - 09/11/2017 - 11:41 - Signaler un abus 9h06

    Voici un article clair et argumenté ! Cependant, quand on lit un commentaire comme celui de El Flander à 9h06, on se demande : l'a-t-il lu avant d'écrire son texte débile et hors-sujet ? S'agit-il d'un troll rémunéré, ou d'un cerveau ratatiné, d'un perroquet, ou d'un répondeur téléphonique répétant éternellement la même stupidité ? Ou, plus simplement, d'un membre de la secte de François Fillon ?

  • Par kelenborn - 09/11/2017 - 12:20 - Signaler un abus Oui TB comme d'habitude

    Et Comme d'habitude y a que le gode sans beurre ni vaseline qui fait étalage de sa bêtise. Cela fait des mois que je dis ici la même chose: pour paraphraser Clausewitz, l'Allemagne "continue la guerre par d'autres moyens" : elle a reconstitué son Lebensraum à l'Est, de manière tout à fait pacifique et en y créant de la richesse et des emplois! Il n'y a que des escrocs ou des idiots comme Juncker, Macroléon, Bayrou , LR et les socialos barjots pour ne pas voir que l'Allemagne n'en a rien à foutre de l'Europe . Et les auteurs expliquent très bien que ceci ne pourrait exister dans un état....FEDERAL !!!car la solidarité y existe et c'est pour cela que la situation actuelle arrange l'Allemagne!: une Europe fédérale surtout pas ! L'excédent commercial allemand par rapport à ses voisins c'est autant d'emplois qu'elle leur pique mais il faut être con pour penser comme les plus crétins du FN qu'il suffirait de fermer les frontières. Bon j'arrête la: ceux qui comprennent auront compris; l'abruti de service omniprésent: non car...: autant tenter de remplir le tonneau des Danaïdes!

  • Par Ganesha - 09/11/2017 - 12:44 - Signaler un abus El Flander ? Ba, on Ganesh ?

    Kelenborn, vous attaquez, comme moi, le commentaire de 9h06 ? Et c'est celui de 10h17 que vous traitez de ''Gode sans beurre ni vaseline'' ? Soyez plus précis ! Ou alors, vous faites partie de ceux qui comprennent exactement le contraire de ce que j'écris, pourtant très clairement ? Épidémie bizarre...

  • Par Ganesha - 09/11/2017 - 12:46 - Signaler un abus El Flander, Vangog, ou Ganesha ?

    Maudite ''correction automatique'' !

  • Par bruno alomar - 09/11/2017 - 15:18 - Signaler un abus bruno alomar

    Beaucoup de choses très justes dans cet article. Juste une énorme problème : suggérer que c'est la vision allemande qui puisse prévaloir à la BCE. C'est exactement l'inverse : le pays qui est systématiquement mis en minorité depuis 2008, c'est précisément l'Allemagne...

  • Par kelenborn - 09/11/2017 - 15:56 - Signaler un abus ganesha

    mais ...c'est pas vous qui étiez visé...Je ne suis pas nécessairement d'accord avec vous, loin s'en faut, mais, au moins, vous raisonnez!

  • Par kelenborn - 09/11/2017 - 15:59 - Signaler un abus oui oui Ganesha

    oui j'avais pas lu le commentaire de 9.06 !!! Bon... il doit bouffer la connerie par les 2 bouts! dans ce cas ça risque de durer!

  • Par Beredan - 09/11/2017 - 17:14 - Signaler un abus Nous , au moins , on ne connaîtra pas la surchauffe !

    Avec des dépenses publiques à 56% du PIB , une protection sociale vermeil , un système de santé généreux , des hôpitaux aux salles combles , une masse d.immigrés de haut niveau - footballeurs , danseurs , chanteurs , marabouts ... - hyper-dorlotés , une dette publique en croissance continue , des infrastructures rutilantes , un pôle Emploi débordant d.activité , une multitude de jeunes chômeurs vigoureux , une capitalisation financière porteuse d .avenir , des riches toujours plus riches , on se précipite vers l.abîme sur les pas de notre cabotin extatique et morigènant ....

  • Par Ganesha - 09/11/2017 - 18:27 - Signaler un abus Kelenborn

    Merci de m'avoir répondu !

  • Par tapio - 09/11/2017 - 20:12 - Signaler un abus @Ganesha - 12:46

    "Maudite ''correction automatique'' !". Vous qui avez l'injure facile ("troll rémunéré, cerveau ratatiné, perroquet, répondeur téléphonique ...") seriez bien avisé de ne pas vous ridiculiser en vous reposant, comme un vulgaire analphabète, sur un correcteur automatique, sans même jeter un coup d'oeil sur ce que ce broyeur vous restitue à la sortie.

  • Par ajm - 10/11/2017 - 00:07 - Signaler un abus Permanence de la politique Allemande.

    La politique économique Allemande est la même depuis la création du DM après la guerre: hantise de l'inflation, attachement à l'économie de marché ( economie "sociale " de marché au départ) , fiscalité favorable aux entreprises familiales (ex: droits de succession nuls ou très faibles ), priorité à la formation professionnelle et à l'apprentissage, respect des équilibres budgétaires et refus de la démagogie, tout ceci avec comme cadre une economie hautement productive et ouverte sur le monde, bâtie des la fin du dix -neuvième siecle et constamment préservée et même renforcée depuis, malgré les affres de la deuxième guerre mondiale. L'Euro, l'Allemagne n'en voulait pas , c'est Bercy et le Trésor Français qui la souhaitaient, pensant qu'une monnaie vertueuse rendrait les Français plus disciplinés qu 'ils ne l'étaient. C'est l'inverse qui s'est produit. En l'absence de devaluation sanction possible ( ex: trois dévaluations successives dans la foulée de la victoire de la gauche en 1981) et abrité par la monnaie commune forte, on a continué comme avant, le resultat étant une perte massive de compétitivité.

  • Par edac44 - 10/11/2017 - 09:12 - Signaler un abus Les Allemands à la baguette et les français à la braguette !...

    Après ce (trop) plein de commentaires ci-dessus, que pouvait-on y ajouter qui soit encore d'un quelconque intérêt ??? L’Allemagne domine, mais de la pire des façons, parce que sa domination, en première instance, n’est pas le produit d’une volonté de puissance mais d’un apeurement incoercible, voué à prendre la forme d’une poursuite aveugle, sans projet et dénué de tout discernement. C’est avec cette force lancée droit devant elle, sans but ni raison autre que le maintien à tout prix de sa raison monétaire à elle, avec cette force dont on se demande alors ce qu’elle fait embarquée dans cette aventure collective qui fondamentalement ne lui convient en rien, puisque le partage de la souveraineté monétaire était dès le début voué à lui être une plaie vive, c’est avec cette force aveugle et sans projet au-delà d’elle-même, donc, que les Européens s’obstinent à vouloir une monnaie partagée. La seule question pertinente restant n’est-elle pas de savoir combien de temps encore il va nous falloir souffrir cette aberration, combien de temps encore pour admettre que le temps du Sonderweg monétaire n’est pas encore révolu, et pour en tirer enfin les conséquences ? ==> http://bit.ly/2AzxmgD

  • Par Deneziere - 10/11/2017 - 10:52 - Signaler un abus A peuple fort, monnaie forte

    Quant on ne peut produire rien d'autres que de la daubasse, fabriquée par des incompétents à tous les niveaux et des syndiqués, ou alors par des zozos du numérique, et que tout ce qu'on peut exporter ce sont des postures et des leçons de morale, alors toute monnaie sera toujours trop chère, toute politique monétaire inadaptée. Et quand, en plus, on est politiquement lâche ou pleurnichard, alors cela sera toujours de la faute des voisins. Avec ou sans euro, avec ou sans Allemands.

  • Par Ganesha - 10/11/2017 - 11:17 - Signaler un abus Système monétaire européen

    En résumé, contrairement à ce que les crapules de journalistes médiatiques répètent en permanence, jusqu'à la nausée, sur tous les plateaux télé, la proposition de Marine Le Pen, lors de son fameux ''débat raté'', d'un retour à une nouvelle forme de ''système monétaire européen'', négociée et tenant compte de l'expérience du passé, va rapidement s'imposer comme le seul moyen d'éviter l'explosion de la Communauté Européenne. Seule alternative : que mme Merkel se révèle incapable de former un gouvernement, qu'elle convoque de nouvelles élections, et que le peuple allemand change d'avis !

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Nicolas Goetzmann

Nicolas Goetzmann est responsable du pôle Economie pour Atlantico.fr.

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Rémi Bourgeot

Rémi Bourgeot est économiste, chercheur associé à l’IRIS et spécialiste des marchés de capitaux. Il a poursuivi une double carrière de stratégiste de marché dans le secteur financier et d’expert économique sur la zone euro et les marchés émergents pour divers think tanks.

Sur la zone euro, ses études traitent des divergences économiques, de la BCE, du jeu politique européen, de l’Allemagne et des questions industrielles.

Parallèlement à ses travaux, il enseigne l’économie de l’Union européenne dans le cadre de l’IRIS-Sup. Il est diplômé de l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace (SupAéro) et de l’Ecole d’économie de Toulouse.

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