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Les 4 traits de caractère communs aux entrepreneurs qui réussissent

Steve Jobs, Warren Buffett, Bills Gates... tous les entrepreneurs à succès disposent, en plus d'un mauvais caractère et d'une formation généraliste, d'une énorme confiance en eux qui leur permet de prendre les risques les plus fous.

Test de personnalité

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Toutefois, cette confiance exagérée a tendance à se réfréner avec l'âge, selon Patrick Jolly, co-fondateur de De particulier à particulier et auteur de "Créer son entreprise pour la première fois", explique l'Express. "Plus on est jeune, moins on a le sentiment de prendre de risque. On ne mesure pas. Lorsqu'on a une famille en revanche, cela devient plus difficile de tenter pour risquer de tout perdre. Globalement, plus on attend, moins il est facile de se lancer". 

2. Ils sont généralistes plutôt que spécialistes

Pour être capable d'être sur tous les fronts, un entrepreneur a tout intérêt à être un généraliste, plutôt qu'un spécialiste, comme l'a démontré une étude menée par des chercheurs suisses et allemands en 2013.

Un bon entrepreneur est un touche à tout qui dispose de compétences diverses. Il doit aussi bien savoir "réseauter" et cultiver un large carnet d'adresse pour pouvoir se faire aider par ses contacts qu'être un geek qui sait résoudre des problèmes techniques. Ceux qui ne sont que des socialites ou des geeks ne deviendront sans doute pas des entrepreneurs car ils sont moins équilibrés", expliquent Uschi Backes-Gellner et Petra Moog, les auteurs de l'étude.

Cette théorie selon laquelle les entrepreneurs doivent avoir suffisamment de connaissances sur des sujets variés pour mélanger ensemble tous les ingrédients nécessaires à la survie et au succès d'une entreprise, alors que les employés doivent être spécialisés dans un secteur en particulier, a également été développée par l'économiste américain Edward Lazear. "Les bons entrepreneurs ont une vison élargie des situations, ne restreignent pas leurs réflexions et leur concentration sur une seule situation" souligne Thierry Gallois. "Ils sont attirés et constamment à la recherche du neuf. Ils saisissent les opportunités et en tirent de l’excitation."

3. Ils sont désagréables

Dans le monde la gentillesse ne paye pas. C'est du moins ce que démontre une étude américaine parue en 2011 intitulée "Les hommes et les femmes sympas finissent-ils toujours derniers ? Les effets conjoints de l'amabilité et du genre sur les salaires". Selon cette étude, les hommes "désagréables" touchent en moyenne de 18% - soit près de 7000 euros - de plus que les hommes sympas, explique L'Express. Par ailleurs, le manque d'amabilité proviendrait d'un plus grand esprit de compétition, valorisé par les employeurs. "Les comportements peu aimables, notamment dans les milieux où la compétitivité et l'agressivité sont évalués, peuvent montrer des capacités prometteuses", explique l'étude. Il en va de même quand il s'agit de discuter d'une augmentation ou d'un avantage quelconque. 

Pour le psychologue Thierry Gallois, il s'agit avant tout d'une conséquence de leur travail. "Ils sont exigeants avec les autres comme avec  eux-mêmes" analyse-t-il. "La pression engendrée par leurs responsabilités les rend anxieux, stressés et ce stress, cette pression, peuvent se détourner vers les autres. Ils ont aussi une perception du temps comme quelque chose qu’il ne faut pas gaspiller."

Le journaliste et écrivain Malcom Gladwell, lui, en est sûr, les gens innovateurs sont désagréables : ils se fichent de ce que les autres pensent d'eux. "Les innovateurs ont besoin d'être désagréables", écrit-il dans son livre "David et Goliath" paru en 2013, évoqué par le Business Insider. Les entrepreneurs, les chefs d'entreprises "sont prêts à prendre des risques sociaux, à faire des choses que les autres pourraient désapprouver". "Cela n'est pas facile. En tant qu'êtres humains nous sommes programmés pour chercher l'approbation de ceux qui nous entourent. Cependant une idée révolutionnaire ne va nulle part sans la volonté de bousculer les conventions", déclare-t-il. Et de donner l'exemple de Steve Jobs, qui n'a pas eu de remords à voler l'interface graphique de Xerox ou encore du Suédois Ingvar Kamprad, qui n'hésita pas à délocaliser Ikéa en Pologne pour réduire les coûts de production alors que les deux pays étaient en pleine guerre froide. "C'est comme si Walmart déménageait en Corée du Nord", s'amuse Gladwell, ajoutant : "Les Suédois l'ont traité de traître".

 
Commentaires

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  • Par Anouman - 19/03/2015 - 20:29 - Signaler un abus Oubli

    Et surtout ils ont une morale plus qu'élastique et pourraient tuer leur mère pour avoir un contrat. Et c'est surtout ça qui fait la différence.

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