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Fiasco du Vélib' : Smovengo accuse JCDecaux et le syndicat Vélib' Métropole

Le nouvel opérateur des Velib' à Paris estime qu'on lui met "des bâtons dans les roues".

C'est pas moi, c'est lui

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Fiasco du Vélib' : Smovengo accuse JCDecaux et le syndicat Vélib' Métropole

Les Franciliens ne peuvent toujours pas profiter du Vélib', dont le déploiement avance à un train de sénateur. A tel point que le groupe Smovengo a écopé d'un nouveau million d'euros de pénalités pour le mois de mars, soit un total de trois millions depuis janvier. Le Syndicat d'élus gestionnaire du service de vélos en libre-partage "ayant constaté que les 700 stations prévues au contrat pour le 1er janvier n'étaient toujours pas en service au 1er mars, les élus ont décidé d'appliquer 1 million d'euros de pénalités à Smovengo pour le mois en cours".

Avec 372 stations officiellement ouvertes ce 11 mars, on est bien loin des 700 stations prévues au 1er janvier et 1.400 fin mars à Paris et dans les 60 communes environnantes, soit 20.000 Velib' dont 30% électriques.

Smovengo a tenté de reprendre la main en diffusant, ce dimanche, un communiqué où il explique travailler pour augmenter le nombre de stations disponibles. "Encore faut-il qu'on ne nous mette pas des bâtons dans les roues", fait valoir la société. 

Première cible, déjà visée à de nombreuses reprises par le consortium début janvier : l'ancien opérateur JCDecaux, qui aurait "tout tenté par ses recours juridiques (tous perdus !) et ses manœuvres dilatoires, y compris en matière sociale, pour retarder le passage de relais." JCDecaux est accusé de "déclarations agressives et mensongères" et de retards dans le démontage des anciennes stations. "Chacun peut aisément constater dans les rues de Paris la présence, encore à ce jour, des stations que notre prédécesseur devait avoir démontées", écrit sans rougir Smovengo, sans citer les dizaines de tranchées présentes depuis des mois... issues de stations démontées et pas encore remplacées.

Smovengo reproche aussi au Syndicat Autolib' et Vélib' Métropole une mauvaise gestion administrative du projet. "Pour que l'opérateur exécute bien sa tâche, encore faut-il que le donneur d'ordre assume toutes les responsabilités qui lui incombent", écrit Smovengo. D'ailleurs, précise Smovengo, "le calendrier contractuel prévoyait 525 stations et non 700 au 1er janvier. Persister à répéter des chiffres inexacts ne change pas la réalité et n'offre pas aux élus la transparence nécessaire". Et tant pis s'il n'y en avait que 64 de disponible...

Le communiqué, malheureusement, ne contient pas un mot sur les raisons des très nombreux problèmes rencontrés par les utilisateurs au quotidien (bugs de l'application, design du vélo, stations bloquées ou sans électricité, etc.). 

 
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