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De nouveaux investisseurs bouleversent le modèle économique d'Hollywood

Produire des films les moins chers possibles, c'est la meilleure façon de ne pas perdre d'argent

Petite révolution

Publié le 15 novembre 2010 - Mis à jour le 10 février 2011
 

Pendant longtemps, les investisseurs extérieurs au sérail hollywoodien ont regretté amèrement d'avoir voulu investir dans le cinéma américain. Le Crédit Lyonnais et Vivendi ont connu des échecs retentissants à Hollywood. Mais les choses sont en train de changer, comme l'explique le New York Times.

"Alors que les studios financent de moins en moins de films, une vague de fonds d'investissements a déferlé sur un Hollywood devenu soudainement intéressant pour des businessmen plus habitués au marché immobilier ou aux forages de pétrole."

Ces investisseurs d'un genre nouveau ont un objectif: produire les films les moins chers possibles, car c'est la meilleure solution pour ne pas perdre d'argent. Pour cela, ils appliquent des méthodes qui ont fait leur preuve ailleurs: optimiser les lieux de tournage en fonction des aides proposées par les autorités locales, payer les stars au tarif syndical en échange d'un pourcentage généreux sur les bénéfices du film, etc.

C'est de cette manière que le film The Blind Side, qui a rapporté plus de 200 millions de dollars au box office américain, n'a coûté que 35 millions dollars au moment de sa production. L'Etat de Géorgie a débloqué 5 millions de dollars, et l'actrice Sandra Bullock, dont le cachet avoisine normalement les 20 millions de dollars, n'a touché qu'un faible salaire fixe. Ce montage est l'oeuvre de la société de production Alcon, créée en 1997.

Paradoxalement, cette optimisation sans précédent des coûts de production à Hollywood pourrait se révéler dangereuse, dans la mesure où il pourrait devenir trop facile de produire un film. Un embouteillage serait alors à craindre dans les salles.

 

Lu sur le New York Times

 


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